Sauvons la Roya .

Alors que 2 médias français (Nice matin et France Info) se décident enfin à parler du scandale du Tunnel de Tende, voici le communiqué de Presse de REN (Roya Expansion Nature) et Sauvons la Roya, qui dénonce toutes les irrégularités de ce chantier depuis le début. A diffuser largement … Merci

Doublement du tunnel de Tende : un nouveau tube plus dangereux que l’ancien !

Le 24 mai dernier, dans le cadre d’une enquête menée par la Finanza italienne en coopération avec la France, le chantier du nouveau tunnel de Tende a été saisi. 17 personnes, parmi lesquelles le directeur des travaux de l’ANAS et le directeur technique du chantier (de l’entreprise Fincosit, chargée des travaux), ont été mises en examen pour vol aggravé et détournement de biens publics, ainsi que détention illégale d’explosifs. 9 mesures provisoires, dont 5 assignations à résidence ont déjà été prononcées et les salariés (italiens) de Fincosit ont reçu un billet aller simple pour rentrer chez eux. « Nous avons agi pour éviter une catastrophe », a déclaré la procureure de Cuneo Francesca Nanni. Et pour cause : une partie des matériaux qui auraient dû être utilisés pour la construction du nouveau tube a été détournée et revendue [1]. Il est maintenant avéré qu’un certain nombre d’ouvrages devront être refaits pour malfaçons et les travaux sont arrêtés pour au moins 5 mois.

En plus de l’arrêt du chantier, la route départementale du tunnel a été fermée pendant trois jours.

Pour le moment, la presse et les autorités italiennes semblent

En plus de l’arrêt du chantier, la route départementale du tunnel a été fermée pendant trois jours.

êtreles seules à accorder un véritable intérêt à cette situation, qui est pourtant très grave. « On dirait même que la presse et la télé ont été mises au silence », témoigne Jean N. du collectif Sauvons la Roya. Pourtant, cela fait des années que les associations [*] de la vallée de la Roya dénoncent la façon dont les travaux se déroulent sur le chantier : malfaçons, intimidations, omerta sur les informations qui devraient être pourtant publiques :

• Refus des autorités de communiquer sur les extractions d’eau sulfatée rejetée directement dans la Canelle, une des sources de la Roya, pendant 2 ans. Suite à la plainte de l’association REN devant le tribunal administratif, une station de traitement des boues a été installée, mais elle est sous-dimensionnée et les rejets en milieu naturel se poursuivent sans contrôles.
• Refus des autorités de respecter l’engagement initial de transporter les déblais d’anhydrites par le train et de nous informer sur la façon dont ils sont triés et évacués.
• Silence du procureur de la république saisi des non conformités du nouveau viaduc lequel, sans doute à cause des malfaçons de ses piliers, fait obstacle au couloir d’avalanche du vallon de la Ca.
• Refus de l’ANAS de prendre en comptes les remarques sur les visibles déformations de l’immense mur de soutènement d’un des nouveaux lacets.
• Refus du conseil départemental 06 de communiquer le diagnostic complet de la route d’accès au col de Tende, la RD6204. La CADA vient de confirmer que ce document doit nous être communiqué, or nous ne l’avons toujours pas.
• Refus des préfets successifs d’organiser une consultation locale, avec les associations et la population, pour une révision de la finalité du projet.
• Silence de la cour des comptes sollicitée par l’association REN pour une vérification des sommes en jeu.
• Obstacle de la préfecture à l’organisation de manifestations par les associations pour faire connaître les risques de ce projet surdimensionné.

Aussi nous pensons qu’il est grand temps qu’un audit technique et financier (portant sur le nouveau coût du chantier) soit engagé. La presse italienne nous informe que « des consultants et des experts judiciaires vont étudier les ouvrages pour vérifier s’ils sont conformes au projet et aux règlements. » [1] « Espérons que les autorités françaises ne restent pas aussi mutiques et absentes qu’elles le sont actuellement. Il s’agit de notre sécurité !», note Andrea du collectif Sauvons la Roya. Nous continuerons à faire appel à la justice pour contraindre l’administration française à prendre la mesure de l’aberration que constitue ce projet démesuré. Nous réclamons la plus totale transparence sur la suite des événements ! Nous nous montrerons vigilants et intransigeants !
Roya Expansion Nature (REN – www.ren.roya.org – association agréée)
Le Collectif « Sauvons la Roya » (sauvons-la-roya.org)
[*] Contact :
• Emails : associationren06@gmail.com | sauvons.la.roya@gmail.com
• Téléphone : 06 74 72 76 26 – Catherine| 06 22 44 74 28 (Andrea)

MOBILISATIONS DU 4 AOÛT number two

POUR QUE L’ETAT PRENNE SES RESPONSABILITÉS.  4 AOÛt  13H devant la préfecture

                                                                 

environ 70 personnes se sont réunies le 4 août à 13h, pour demander au préfet d’interrompre le harcèlement des citoyens solidaires et de prendre ses responsabilités concernant l’accueil des étrangers en cessant de bafouer le droit

COMMUNIQUE D’APPEL A RASSEMBLEMENT

VENDREDI 4 AOUT 13 H

Nous constatons depuis quelques semaines que l’acharnement policier et judiciaire du pouvoir sur les citoyens solidaires (membres ou non de l’association Roya Citoyenne), et plus spécifiquement sur Cédric HERROU, qui portent assistance aux exilés circulant dans notre département, s’intensifie.

Par ailleurs l’accélération invraisemblable des reconduites illégales vers l’Italie de réfugiés parvenus sur le territoire français se confirme.

Le préfet persiste dans le déni récurrent du droit d’asile et de la protection des mineurs pourtant garantis par la législation française.

Les organisations signataires regrettent le rejet par les divers services de l’Etat de toutes les propositions par l’ensemble des acteurs de terrain de concertation et de collaboration face à cette crise humanitaire sans précédent dans le département, et du non-respect des accords de principe concernant l’acheminement des demandeurs d’asile jusqu’à la PADA (plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile) « Forum réfugiés » de Nice.

 

Nous demandons à l’Etat qu’il prenne ses responsabilités :

  • que le droit et les lois françaises, européennes et internationales soient appliqués sur le territoire des Alpes Maritimes
  • que les moyens soient mis afin d’accueillir dignement celles et ceux qui fuient la guerre, la dictature, la misère et l’horreur de leur pays pour trouver la paix et la stabilité dans le nôtre
  • que M. le préfet fasse cesser l’arrêt immédiat des actions illégales de reconduites à la frontière des mineurs isolés et des demandeurs d’asile.

 

Les organisations signataires appellent à rassemblement devant la Préfecture ce vendredi 4 août à 13H00 devant la Préfecture des Alpes-Maritimes au CADAM :

Union départementale CGT 06 – FSU 06 – Roya citoyenne – et toutes les autres associations.

 

MOBILISATIONS DU 4 AOÛT number one

UN TOIT POUR TOUS 4 AOÛT 10 Heures devant L’OFII

environ 70 personnes se sont réunies devant l’OFII ce vendredi 4 août à 10h. après les prises de paroles, nous avons tenté de joindre la direction de l’OFII afin qu’une délégation soit reçue . sans résultat.
en prévision de notre venue, l’OFII avait pris ses précautions

 

Mobilisation citoyenne et conférence de presse

UN TOIT POUR TOUTES ET TOUS : UN DROIT, PAS UN PRIVILEGE !

Dans la nuit du 4 Août 1789, le peuple français décidait d’abolir les privilèges. Ce qui n’était un droit que pour les nantis devenait un droit pour tous…

Droit à la sûreté, à la liberté… Depuis, d’autres droits ont été reconnus par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948 : liberté de circulation (art.13), droit d’asile (art.14). « Droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement (art. 25-1), droit à l’éducation (art. 26 1)»…

Mais que constate-t-on à NICE et dans le 06 ? Ces droits élémentaires sont bafoués au quotidien par ceux là même qui doivent les faire appliquer !

C’est ainsi que la Préfecture et l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration), maintiennent au moins 30 familles – soit environ 200 personnes, nourrissons, enfants, femmes enceintes, personnes âgés, malades – à la rue durant des mois, sans nourriture, sans soins, dans l’insécurité. Alors que leur demande d’asile doit être enregistrée dans les 3 jours, au pire dans les 10 jours – début de la prise en charge sociale – les familles ne sont convoquées, pour certaines, que 1 à 2 mois plus tard ! En attendant, quoi qu’il en soit, ces personnes relèvent de l’URGENCE SOCIALE (art.L345-2-2 du CASF), sous la responsabilité du Préfet, qui via le 115 rejette les demandes, faute de places ou par manque de volonté politique.

Face à cette pénurie d’hébergements d’urgence, le Préfet peut ouvrir des gymnases (non occupés durant les vacances scolaires), il peut réquisitionner (ancien hôpital St Roch), mais il ne fait RIEN !

Traiter humainement ces personnes provoquerait il un « appel d’air » ? Le Défenseur des Droits répond : « L’appel d’air, ça n’a aucun sens, la migration, c’est une fuite, pas la quête d’un Eldorado ». Le Préfet espère-t-il, comme la mairie et le Conseil départemental, que ces personnes, écœurées, partiront d’elles même ? Mais pour aller où, sans argent, sans connaissances, sans maîtrise du français ?

Au XXIème siècle, nous refusons qu’avoir un toit pour dormir, de quoi se nourrir et se soigner, redevienne un privilège alors que c’est un DROIT reconnu à tout être humain et que notre société « doit agir dans un esprit de fraternité » (art.1).

Aussi, nous demandons instamment au Préfet (et nous l’y contraindrons si nécessaire):

  • Que les demandes d’asile soient enregistrées dans les plus brefs délais (définis par la loi) ;

  • Que ces familles, ainsi que tous les demandeurs d’asile, soient pris en charge au plus tôt par le dispositif d’accueil et d’orientation (ATSA, CADA, CAO, HUTA);

  • Que des gymnases (ou tout local pouvant héberger dignement) soient ouverts pour accueillir toute personne à la rue;

  • Que les locaux vides soient réquisitionnés pour faire face à l’urgence sociale ;

  • Que le Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (CADA) programmé depuis des années soit enfin construit dans l’ouest du 06 ;

  • Qu’un Centre de premier accueil et de répit soit ouvert aux arrivants.

Mobilisation citoyenne et conférence de presse
Vendredi 04 août 
à partir de 10h,
devant l’Office français de l’immigation et de l’intégration (OFII)

OFII : bus 9/10 ou 70 ou 59 arrêt « Palais  Nikaïa »

Premiers signataires : ADN, la Cimade 06, Ensemble! 06, EELV 06, Habitat et citoyenneté, la Ligue des Droits de l’Homme 06, Médecins du monde, le MRAP 06, le PCF 06, le Réseau Education Sans Frontière, Roya citoyenne, le Syndicat des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, Tous citoyens !