Ciné-mardis à l’Espace Magnan

Les Films à l’affiche des CINÉ-MARDIS !

Du 29 septembre au 15 Décembre 2020 | 20h
Tarif à la séance : 5€ – Carte fidélité : 5 places achetées = 1 place offerte
Infos : www.espacemagnan.com
A vos agendas – programme 1° trimestre : 11 films
Mardi 29 septembre | 20H | KABULLYWOOD (2017, réal. Louis Meunier)
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Mardi 6 octobre | 20H | MONIKA (1952, réal. Ingmar Bergman)
Mardi 13 octobre | 20H | AMERICAN HONEY (2016, réal. Andrea Arnold)
Mardi 20 octobre | 20H | SYSTÈME K (2019, réal. Renaud Barret)
Mardi 27 octobre | 20H | VERA DRAKE (2004, réal 2004. Mike Leig)
Carte blanche – Le Planning Familial
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Mardi 3 novembre | 20H | LES AILES DU DÉSIR (1987, réal. Wim Wenders)
Mardi 10 novembre | 20H | ARMONÍA, FRANCO ET MON GRAND-PÈRE (2017, réal. Xavier Ladjointe) – Rencontre avec le Réalisateur Xavier Ladjointe
Mardi 17 novembre | 20H | LE BAISER DE LA FEMME ARAIGNÉE (1985, réal. Hector Babenco) – Carte blanche – Cinéma Sans Frontières
Mardi 24 novembre | 20H | LES ASCENSIONS (2014, réal. Werner Herzog)
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Mardi 1er décembre | 20H | Soirée Courts Métrages | Carte blanche – Il était un Truc…- Festival OVNi
Mardi 8 décembre | 20H | TOMBOY (2011, réal. Céline Sciamma) – Carte blanche – Les Ouvreurs
Mardi 15 décembre | 20H | EASY RIDER (1969, réal. Dennis Hopper)

La frontière des Alpes Maritimes entre fermeture et solidarité.

Evénement reporté pour cause de covid

Présentation croisée des ouvrages Le manège des frontières : criminalisation des migrations et solidarités dans les Alpes Maritimes (ObsMigAm) et Les sentinelles – chroniques de la fraternité à Vintimille (Teresa Maffeis et Aurélie Selvi)

Vendredi 9 octobre à 18h30
au MSHS, Salle Plate, Pôle universitaire St Jean d’Angély – Bâtiment SJA 3
24, avenue des Diables Bleus 06357 Nice Cedex 4

Le Manège Des Frontières : criminalisation des migrations et solidarités dans les Alpes Maritimes (Le Passager Clandestin, 2020) est le premier ouvrage collectif de l’Observatoire des migrations dans les Alpes-Maritimes. Soutenu par l’Université Côte d’Azur et hébergé par la Maison des Sciences Humaines et Sociales Sud-Est, l’Observatoire est né de l’initiative d’un groupe de chercheur.e.s venant des laboratoires ERMES et URMIS. Il réunit aujourd’hui des sociologues, anthropologues, politistes et historien·nes, ainsi que des acteur·ices de la société civile. Grâce à ce croisement des regards interdisciplinaire et ancré sur le terrain, l’ouvrage propose une analyse approfondie des contrôles migratoires mis en place à cette frontière depuis 2015, des processus de frontiérisation qui touchent les territoires urbains et ruraux de la région, ainsi que des mobilisations que ces phénomènes ont suscitées.

Les Sentinelles – chroniques de la fraternité à Vintimille (Max Milo, 2020), est un ouvrage cosigné par la militante des droits humains Teresa Maffeis et la journaliste Aurélie Selvi. Ecrit comme un journal de bord débutant en 2015, il retrace les actes de « nombreux citoyens, connus ou inconnus, boulanger ou retraité, princesse ou ouvrier, anarchiste ou curé, qui se mobilisent, qui collectent des vêtements et de la nourriture, qui manifestent avec les réfugiés, qui dénoncent l’illégalité de pratiques policières et qui doivent se défendre devant les tribunaux » en leur donnant la parole. L’ouvrage sera mis à disposition par librairie Mots du Monde.

Interviendront : Daniela Trucco, Teresa Maffeis, Aurélie Selvi.

La rencontre sera modérée par Swanie Potot.

La table ronde sera suivie d’un apéritif amical à l’extérieur.

Inscription gratuite obligatoire :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf5ftzm05da1LdAoDMcbqxbZFjspktz89Ei3pVxtGkQRtNBBQ/viewform?usp=sf_link

Merci de venir avec vos masques et de respecter les gestes barrières, du gel hydroalcoolique sera à disposition

Lecture : Les Sentinelles – chroniques de la fraternité à Vintimille.

Cela fait plus de cinq ans que la frontière franco-italienne est désormais fermée à ceux et celles prétendant à une vie meilleure dans notre pays, ou plus loin sur la route. Cette tranche d’histoire est l’objet de ce livre co-écrit par Teresa (de l’AdN) et Aurélie (journaliste), aux éditions Max Milo. Vous y trouverez également des contributions de Enzo Barnaba, Philippe Jérôme et André Tosel, ainsi que des illustrations de Baudoin, Ernest Pignon-Ernest et Jacques Ferrandez. Toutes les infos sur la sortie et les présentations du livre en librairie sur la page Facebook. N’hésitez pas à la partager et à commander l’ouvrage chez votre libraire !

Extrait de la 4ème de couverture : Vintimille, ville-frontière italienne, supermarché des Azuréens en quête de cigarettes à prix cassé, s’illustre pour une autre spécialité : le transit de migrants. Fuyant l’horreur des zones de conflits ou la brutalité des dictatures, ce sont des milliers de jeunes hommes, femmes et enfants qui trouvent refuge dans cette ville balnéaire et ses montagnes environnantes. Pour leurs venir en aide, de nombreux citoyens, connus ou inconnus, boulanger ou retraité, princesse ou ouvrier, anarchiste ou curé, se mobilisent. Ils collectent des vêtements et de la nourriture, manifestent avec les réfugiés, dénoncent l’illégalité de pratiques policières et beaucoup doivent se défendre devant les tribunaux. Dans ce journal de bord, Teresa Maffeis et Aurélie Selvi souhaitent leur rendre hommage en racontant l’histoire de la fraternité que ces insurgés écrivent depuis cinq ans.

Quelques réactions de lectrices et lecteurs

Raphaël: Il faut lire ce livre. La façon dont les autorités ont réagi à l’arrivée des migrants est révoltante et même souvent illégale, puisqu’un préfet a été plusieurs fois condamné par la justice pour le traitement qu’il a réservé à des mineurs. Mais des dizaines de citoyens, parfois des militants de longue date, parfois des personnes qui s’engageaient pour la première fois, ont fait preuve d’une grande solidarité envers ces personnes qui en avaient bien besoin ; ça, c’est réconfortant. Le livre raconte ces deux aspects, ainsi que le combat judiciaire que de nombreux solidaires ont dû mener. Après sa lecture, on se sent donc à la fois révolté et réconforté, mais surtout éclairé.

Patricia : Lire ce livre a été un parcours difficile mais qui ouvre les yeux à la réalité. Merci Teresa et aussi Aurélie. Je vous conseille de le lire, il vous touche au cœur et vous fera beaucoup de bien.

Bea : J’avais tremblé en ouvrant ce livre ; dérouler la pelote de ces cinq dernières années m’émouvait au delà du raisonnable. Aucun des évènements et des acteurs cités ne m’étaient inconnus. Intimement persuadée que ma place aurait dû être à cet endroit devenu frontière, j’avais été avec, tout en étant hors de l’essentiel , être parmi. Cet ouvrage s’adresse aussi fraternellement à nous, les absents. Merci pour cela.

Caterina R : Ho letto “Les Sentinelles”: grazie per la raccolta di testimonianze, la concretezza, il far emergere l’impegno di tanti che, se frequenti conosci, ma altrimenti non si vede o si vede solo in parte. Spero ci possa essere presto una traduzione italiana.

 Agnes L : Un petit mot juste pour dire que j’ai trouvé ce livre très bien (je viens de le lire), très juste, touchant sans misérabilisme… Bravo pour tout ce boulot d’écriture et pour le reste aussi bien sûr, c’était intéressant de se replonger dans l’histoire du point de vue des gens, complémentaire de l’histoire du point de vue des chercheurs.

Loic : Être dans le train entre Breil et Nice en début de lecture des Sentinelles de Teresa Maffeis et Aurelie Selvi lorsqu’à Sospel les FDO traversent le wagon, te fixent rigoureusement afin de déterminer la « validité » de la couleur de ta peau, appliqués à déjouer les pièges potentiels du port du masque obligatoire et du manque de lumière matinal ; ça donne une toute autre dimension à la lecture de l’ouvrage. Le sens des mots et les émotions qu’ils procurent se décuplent. J’espère qu’un jour ceux qui liront ce livre en se rendant au travail ne vivront plus la réalité retranscrite et pourront confortablement se dire : « quelle époque médiocre et absurde. »

Serge : Des frontières et des hommes – Voilà un petit bouquin qui fait du bien. D’abord , surtout et avant tout, en donnant un visage à ces personnes qu’on regroupe sous le vocable de « migrants », gommant ainsi des individus, des parcours niés dans leur singularité humaine. Les auteures nous livrent la chronique d’une action solidaire fondamentale, le récit des batailles militantes, juridiques, politiques ou policières, la triste comptablité des vies perdues sur le chemin de l’espoir. Mais elles nous livrent aussi des portraits touchants parce que vrais. Ainsi de ce jeune homme s’écroulant d’épuisement dans son blouson fashion, mais trop grand pour lui ; de ces gamines qui adoptent comme papa le cuistot du refuge, lui offrant, après une vie difficile (c’est un ancien migrant calabrais, tant la scission pays riche/pauvre peut parfois s’inscrire dans les propres frontières d’une nation) un peu de joie contre son dévouement … Il ne s’agit pas de sensiblerie ni de misérabilisme : juste d’une leçon d’humanité et d’optimisme entêté. Peut-être aussi l’occasion de réfléchir à cette absurdité d’ériger des frontières (qui officiellement n’existent pourtant plus) pour « protéger » une Europe vieillissante de ce qui est sûrement une chance pour elle : un sang neuf, des citoyens courageux (il en faut quand même pour quitter son ciel, son pays, les siens) et plein d’espérance. La jeunesse, l’espoir et le courage, est-ce trop pour nous ?

Revue de presse