Assemblée générale de l’AdN.

Notre assemblée générale annuelle se tiendra le VENDREDI 11 DECEMBRE 2020 à 19H00. Dans les conditions sanitaires exceptionnelles de cette fin d’année, nous ne pourrons malheureusement pas organiser cette réunion en présentiel. Ainsi, cette AG se déroulera à distance, par l’intermédiaire d’une vidéo-conférence ZOOM. Pour y participer, il vous suffira de cliquer sur un lien que nous vous ferons parvenir par email quelques jours avant. Si vous désirez y participer, merci de nous adresser un message  afin que nous puissions vous ajouter à notre liste d’envoi, et de remplir et nous renvoyer le formulaire d’adhésion, accompagné de votre cotisation. Sur ce formulaire, vous trouverez également l’acte de candidature au Conseil d’Administration à remplir le cas échéant. Il est rappelé qu’en ce qui concerne les élections du CA, ne pourront voter que les adhérents à jour de leur cotisation.

Les personnes qui ne pourront pas assister à l’AG peuvent nous envoyer leur pouvoir rempli et signé afin de déléguer leur vote. Un maximum de 3 pouvoirs par personne présente le jour de l’AG est autorisé. Les candidatures au CA sont vivement souhaitées. Merci de nous rejoindre !

Lors de cette réunion, nous aborderons l’ordre du jour suivant :

  • Rapport d’activités.
  • Rapport financier.
  • Election du CA.
  • Questions diverses. Toutes vos remarques constructives et créatives seront les bienvenues !

Nous aurions voulu, comme de coutume, passer ensemble une soirée conviviale autour d’un buffet partagé. Nous comptons toutefois sur votre présence afin d’entamer dans la plus grande motivation la trentième année de notre association.

A vos libraires !

Les librairies ont rouvert ! L’occasion de vous procurer et/ou d’offrir deux ouvrages importants sur la question des réfugiés dans notre région.

Les Sentinelles – chroniques de la fraternité à Vintimille (Max Milo, 2020), est un ouvrage cosigné par la militante des droits humains Teresa Maffeis et la journaliste Aurélie Selvi. Ecrit comme un journal de bord débutant en 2015, il retrace les actes de « nombreux citoyens, connus ou inconnus, boulanger ou retraité, princesse ou ouvrier, anarchiste ou curé, qui se mobilisent, qui collectent des vêtements et de la nourriture, qui manifestent avec les réfugiés, qui dénoncent l’illégalité de pratiques policières et qui doivent se défendre devant les tribunaux » en leur donnant la parole. (voir la page associée sur ce site)

Le Manège Des Frontières : criminalisation des migrations et solidarités dans les Alpes Maritimes (Le Passager Clandestin, 2020) est le premier ouvrage collectif de l’Observatoire des migrations dans les Alpes-Maritimes. Soutenu par l’Université Côte d’Azur et hébergé par la Maison des Sciences Humaines et Sociales Sud-Est, l’Observatoire est né de l’initiative d’un groupe de chercheur.e.s venant des laboratoires ERMES et URMIS. Il réunit aujourd’hui des sociologues, anthropologues, politistes et historien·nes, ainsi que des acteur·ices de la société civile. Grâce à ce croisement des regards interdisciplinaire et ancré sur le terrain, l’ouvrage propose une analyse approfondie des contrôles migratoires mis en place à cette frontière depuis 2015, des processus de frontiérisation qui touchent les territoires urbains et ruraux de la région, ainsi que des mobilisations que ces phénomènes ont suscitées.

 

Contre la loi de sécurité globale

« Loi sécurité globale »
Nice, showroom des lois Macron

(L’AdN a participé au rassemblement du 5 décembre et restera mobilisée)

Lors du débat parlementaire autour de la proposition de loi dite « sécurité globale », de nombreux concitoyens et concitoyennes ont découvert l’ampleur du futur schéma de restriction de l’Etat de droit. Même si l’article 24 dont l’objectif était de neutraliser toute diffusion d’image qui ne conviendrait pas à la police va être réécrit, la proposition de loi contient d’inquiétantes dispositions dont plusieurs ont déjà été expérimentées à Nice.

Polices municipales

Que fait la ville de Nice ? Elle met à la tête du CSU, là où converge toute la vidéosurveillance, une « hiérarque de la police municipale et proche du maire » (Nice-Matin 20/2/2020) ; elle recrute un directeur de la police municipale jugé incompétent par les tribunaux (20 Minutes 30/10/2017); elle nomme « un ancien patron de la police municipale de Nice mis en examen pour association de malfaiteurs » (Nice-Matin 21/11/2020).

Que prévoit cette loi ? Une forte extension des prérogatives des polices municipales (constatation de nouvelles infractions : occupation de halls d’immeubles, usage de stupéfiants, vente à la sauvette, conduite sans permis, vandalisme, etc.) ainsi que des compétences de police judiciaire, sans pour autant prévoir des dispositions garantissant la neutralité effective des polices municipales vis-à-vis des pouvoirs politiques locaux.

Drones, vidéosurveillance et reconnaissance faciale

Que fait la ville de Nice ? Une débauche de technologies intrusives qui ne nous a pas protégés des attentats. Au-delà des 3800 caméras de vidéosurveillance, de « Smart city » qui poursuit son développement en toute opacité malgré son projet d’espionnage des « bruits faibles » dans les réseaux sociaux, de « Reporty » et autres « reconnaissances d’émotions », la ville de Nice a mené une « expérience » de reconnaissance faciale qui a été épinglée par la CNIL et une « expérience » de reconnaissance faciale à l’entrée d’un lycée niçois qui a été stoppée net par le tribunal administratif. Pendant le premier confinement, les drones d’une société privée ont survolé la ville pour repérer les personnes qui ne portaient pas de masque, les apostropher à l’aide d’un hautparleur et diriger les équipages de la police municipale vers les contrevenants ; cette « expérience » a été arrêté après une décision du conseil d’Etat.

Que prévoit la loi ? L’utilisation des drones sera autorisée soit à titre préventif, par exemple pour faciliter le « nassage » de manifestants, soit pour « la recherche, la constatation, la poursuite d’infractions pénales ». Les drones vont pouvoir désormais survoler en permanence les quartiers populaires et collecter des informations renvoyées vers les CSU sous la coupe des polices municipales. Tous les amendements tendant à interdire la reconnaissance faciale à partir de drones, hélicoptères ou avions ont été rejetés.

D’abord à Nice, puis dans toute la France, un univers oppressant se dessine à très court terme, celui d’une surveillance sans contre-pouvoir, omniprésente, multiforme et invisible, dont l’objectif principal est d’intimider, de dissuader et d’entraver les actions de tout contradicteur, syndicaliste ou opposant. 

Premiers signataires : ADN – LDH – MRAP – Tous Citoyens – Uni.e.s Nice.
La liste des signataires sera mise à jour ici : http://site.ldh-france.org/nice/ et ici : www.facebook.com/ldhnice