RESF 06 écrit aux artistes de la région et d’ailleurs.

Bonjour à vous, ami.e.s artistes qui tenez bon dans la tourmente et voulez porter sur les places publiques, un message de culture, de liberté, de paix, de révolte pour la Justice, et aussi de légèreté, de fête, de créativité, dans sa défense des droits des enfants réfugiés, parmi les plus malmenés par notre société, RESF vous a souvent trouvés à ses côtés.
Aujourd’hui, nous vous invitons à nous rejoindre pour inventer ensemble, tout au long de cette année, des événements culturels et festifs de rue, destinés à porter – modestement mais haut et fort – la voix des exilé.e.s.
Nous en discuterons lors de la Rencontre départementale de RESF qui aura lieu le samedi 9 octobre à Nice.
Nous aimerions que vous participiez à cette journée, afin d’exprimer toutes vos idées et préparer plusieurs rendez-vous à médiatiser.
Nous avons besoin de vous pour dire les choses, pour ouvrir les yeux, pour goûter la fraternité.
Si vous ne pouvez participer à cette journée, mais désirez soumettre des projets, vous pouvez contacter Teresa (06 03 51 28 32). En tous les cas, faites circuler l’info dans votre réseau !

Nissa la vergonha !

La  loi proposée par  Mme Estrosi- Sassone sénatrice (Les republicains) n’a pas été acceptée,  mais Anthony Borré,  premier adjoint au maire de Nice à la sécurité, au logement et à la rénovation urbaine,  « reprend » l’idée et l’applique à Nice.
La mère  d’un jeune condamné à 20 mois de prison pour trafic de stupéfiants  s’est vu signifier une amende de 500 euros et   un avis d’expulsion du bailleur social. La décision de justice a été rendue le 13 juillet dernier.

L’adjoint  se justifie dans les médias et, sur Europe 1, il explique vouloir la tranquillité et la sécurité pour ses autres locataires aux conditions de vie modestes ; « je souhaite dans le même temps dire au 22 000 personnes qui sont en attente d’un logement et attendent  parfois des années, que je prends en compte la détresse sociale mais aussi la question du comportement de MES  locataires. Quant on a un logement social, on doit se montrer digne ».

Actuellement, 70 procédures similaires seraient en cours.

La mairie a en outre fait voter une convention avec la parquet de Nice et la préfecture des Alpes Maritimes, qui permet à l’office HLM d’être informé de la condamnation pénale d’un locataire ou d’une personne vivant à son adresse et d’enclencher une procédure.

Pour l’accueil des réfugié.e.s afghan.e.s.

Ce rassemblement se fera derrière une banderole unique, donc pas de banderoles d’organisations individuelles.
Nous exigeons l’ouverture de voies légales et effectives d’accès à la France pour la protection des Afghanes et Afghans victimes de persécutions.
Les propos d’Emmanuel Macron appelant à « anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants » après la chute de Kaboul entre les mains des Talibans sont indignes de la tradition française de l’accueil et de l’asile.
Indignes comme l’abandon des Afghanes et Afghans qui ont servi comme personnel civil de l’armée française de 2001 à 2014, accueillis au compte-gouttes par la France malgré les déclarations et promesses de François Hollande et d’Emmanuel Macron et à qui la France refusait encore il y a quelques semaines la délivrance de visas malgré leurs cris d’alerte.
Indignes comme les atermoiements pendant des années pour accorder des visas aux milliers de membres de familles des Afghanes et Afghans à qui la France a accordé la protection.
Indignes comme le harcèlement par la police dont sont victimes les exilé·es afghan·es dans les rues de nos villes.
Indignes comme les campements de la honte, régulièrement détruits par les forces de l’ordre.
Indignes comme les renvois forcés de plus de 6 000 Afghans par la France entre 2004 et 2020.
Christian Estrosi, quant à lui, déclare ne pas être « prêt à recevoir des réfugiés » en associant l’accueil de réfugié·es à un risque terroriste. Cet amalgame est non seulement honteux mais erroné.
Deux avions militaires sont la seule mesure annoncée par la France. Cette insuffisance de moyens est insupportable, tout comme l’annonce de la fermeture des frontières européennes aux exilé·es afghan·es et la sous-traitance de l’asile aux pays limitrophes.
Nous, signataires, rappelons l’obligation du respect absolu et inconditionnel de la Convention de Genève sur l’asile et des textes de l’Union européenne pour la protection des populations persécutées.
Nous exigeons l’ouverture de voies légales afin que tou·tes les Afghanes et Afghans persécuté·es qui le sollicitent, ainsi que les familles de ceux qui sont déjà bénéficiaires de la protection internationale accordée par la France, puissent rejoindre rapidement le sol français directement depuis Kaboul.
Nous exigeons l’arrêt des procédures issues du règlement Dublin, le retrait de toute mesure d’éloignement à l’encontre de demandeurs d’asile afghans et l’accord accéléré de la protection qu’ils doivent recevoir en France afin de leur permettre d’accéder à l’emploi et à un hébergement dignes.
Sixième puissance économique mondiale, la France a les moyens d’accueillir les exilé·es d’Afghanistan. Elle en a aussi le devoir historique !
N’en déplaise à Estrosi et consort !
Signataires :
ADN, Amnesty 06, ATTAC 06, CGT-Educ’Action 06, CIMADE 06,  Collectif droits des femmes 06,collectif  féministe du PCF 06, Collectif UNI.E.S Nice,antifasciste06,Collectif droit des femmes 06, COVIAM, DAL, EELV, ENSEMBLE ! 06, FRANCE INSOUMISE 06, Habitat et citoyenneté, Jeunesses communistes 06, LDH 06, Mouvement de la Paix 06, MRAP, NPA, Nice au cœur ,Parti de gauche 06, PCF 06, RESF 06, Roya Citoyenne, Snuipp-FSU, Solidaires 06, SOMICO 06, Snuipp-fsu,Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la magistrature, Tous citoyens, UNL, Volt-Nice …

Cinéma documentaire brésilien.

Casa Doc’ en partenariat avec le festival Curta Brasilia présente sa 5e Mostra Brésilienne en plein-Air dans le jardin de Casa Doc’ pour ses adhérents 🙂
Adhésion sur place ou sur hello asso : tarif plein : 10 euros; tarif réduit : 5 euros
Participation libre
Dinho, Violetta et Gisèle, autant de belles personnes qui nous rappellent que la différence est une source de richesse, de partage et d’intelligence collective… pourvu qu’on sache ouvrir les yeux….
AU PROGRAMME
As rendas de dinho d’Adriane Canan (2019 – 25’00)
Dinho voulait faire de la dentelle, mais dans le petit village de pêcheurs, son avenir ne pouvait être que dans la mer et à la pêche. Il a donc décidé de changer son avenir…
Exu matou um passaro de Vinicius Sassine (2020 -24’00)
Violeta revient au Brésil après 20 ans passés en Espagne. Dans le pays où elle est née, elle a rendez-vous avec sa famille…
Eu veijo nevoas coloridas de Pedro Jorge (2020 – 18’00)
Gisele Marie Rocha est musulmane et guitariste du groupe de thrash metal Eden Seed. Elle poursuit sa reconnaissance sur la scène musicale sans que sa religion ne soit un problème, mais pour cela, elle a besoin de voir des nuages colorés.
Pour la deuxième année sous pandémie, les brésiliens ne pourront toujours pas être présents, mais nous avons réussi à maintenir cet évènement et en venant, vous soutenez le Brésil et le festival Curta Brasilia.
C’est aussi l’occasion d’adhérer à Casa Doc’ pour pouvoir continuer son action :
Tarif plein : 10 euros
Tarif réduite : 5 euros
Ambiance tropicale, softs fait CASA et dégustation brésilienne gratuits.
En raison la pandémie, la réservation est donc indispensable : assocasadoc@gmail.com
>> A la tombée de la nuit : projection.
MODALITES :
Places limitées en raison des gestes barrières – réservation sur assocasadoc@gmail.com et au 06 61 90 81 54
Adhésion à Casa Doc’
Participation libre
Annulation en cas de pluie et reporter
POUR VENIR A CASA DOC’:
> En bus: Lignes d’Azur: bus 5 jusqu’à une heure du matin, arrêt « Courbet »
> En voiture : se garer boulevard Cap de Croix

 

Les Repairs cafés

Réparer ensemble, c’est l’idée des Repair Cafés dont l’entrée est ouverte à tous.
Outils et matériel sont disponibles à l’endroit où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. D’autre part sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles, qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines.

On y apporte des objets en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier. Il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Ceux qui n’ont rien à réparer prennent un café ou un thé, ou aident à réparer un objet appartenant à un autre. On peut aussi toujours y trouver des idées à la table de lecture qui propose des ouvrages sur la réparation et le bricolage.
Pourquoi un Repair Café

Nous autres, Européens, jetons énormément, également ce qui est à peine abîmé et serait parfaitement utilisable après une simple réparation. Mais pour nombre d’entre-nous, réparer n’est plus chose normale. Nous ne savons plus comment faire. Le savoir-faire en la matière est en voie de disparaître. Ceux et celles qui possèdent encore ces connaissances pratiques ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur dans nos sociétés, et en sont même souvent exclus malgré eux. Leur expérience n’est pas ou presque pas mise à profit.

Le Repair Café change la donne ! Ceux qui peut-être seraient autrement laissés pour compte retrouvent leur place. Un précieux savoir-faire se transmet. Les objets remis en état sont plus longtemps utilisables et ne sont plus jetés, réduisant la consommation de matières premières et de l’énergie nécessaires à la fabrication de nouveaux produits. Ce qui réduit aussi les émissions de CO2. Car fabriquer de nouveaux produits – et leur recyclage – produit du CO2.

Le Repair Café apprend aux gens à voir autrement ce qu’ils possèdent, et à en redécouvrir la valeur. Le Repair Café favorise un changement de mentalité, condition première à une société durable construite par tous.
Le Repair Café veut surtout être une expérience ludique, et gratifiante, pour des réparations qui s’avèrent souvent très simples. Venez et essayez !

Les réparateurs professionnels n’ont-ils pas à craindre une concurrence ?

On pose parfois à la Fondation Repair Café la question de savoir si ces rencontres de réparation gratuite ne font pas concurrence aux réparateurs professionnels. La réponse est la suivante : bien au contraire! Les Repair Cafés organisés dans tout le pays visent à porter l’attention du public sur le fait que les choses sont réparables. Les visiteurs sont régulièrement réorientés vers les (rares) réparateurs (encore) en exercice.

La plupart des clients du Repair Café ne sont pas ceux qui généralement vont chez les professionnels de réparation. Ils disent jeter généralement les choses cassées immédiatement, car les faire réparer coûte trop cher. Au Repair Café, ils découvrent qu’il y a des alternatives au tout-jetable.

Retrouvez les repairs cafés

Association pour la Démocratie à Nice et dans les Alpes-Maritimes