
CSF et AdN présentent « Nuit obscure », la trilogie de Sylvain George


Mise à jour du 31 août 2025. Dans cette rubrique seront rapportés les prises de paroles, propositions de lois, rapports parlementaires, par les neuf député.es des Alpes Maritimes. La vigilance s’impose dans ce département situé très à droite de l’échiquier politique. La mise à jour sera hebdomadaire (environ). N’hésitez pas à nous signaler nos oublis !
L’année 2024 est compilée ici.
Liste des député.es du 06 et leur groupe parlementaire (dans l’ordre des circonscriptions) : Eric Ciotti (Union des Droites pour la République), Lionel Tivoli (Rassemblement National), Bernard Chaix (Union des Droites pour la République), Alexandra Masson (Rassemblement National), Christelle d’Intorni (Union des Droites pour la République), Bryan Masson (Rassemblement National), Eric Pauget (Droite Républicaine), Alexandra Martin (Droite Républicaine), Michèle Tabarot (Droite Républicaine).
AVERTISSEMENT : du fait du trop grand nombre d’amendements à lister (des centaines par semaine), ils ne sont plus mentionnés individuellement, contrairement à tous les autres travaux et interventions. Par contre, vous pouvez accéder à la liste des amendements proposés par chaque député.e grâce aux liens ci-dessous – chaque amendement est également lié à un dossier où vous pouvez retrouver tous les autres amendements de la loi afférente.
Amendements de Eric Ciotti
Amendements de Lionel Tivoli
Amendements de Bernard Chaix
Amendements de Alexandra Masson
Amendements de Christelle d’Intorni
Amendements de Bryan Masson
Amendements de Eric Pauget
Amendements de Alexandra Martin
Amendements de Michèle Tabarot
Michèle Tabarot pose une question écrite sur la Fidélisation des personnels militaires, une autre sur la Lutte contre les cyberattaques envers les établissements de santé, et une sur l’Avancement du Plan France très haut débit.
Lionel Tivoli pose une question écrite sur le Projet d’investissement au capital d’Exaion.
Michèle Tabarot pose une question écrite sur l’Allongement des délais pour passer le permis de conduire, une autre sur la Sécheresse de 2025 – Impact sur l’agriculture, une autre sur le Contrôle des professions liées à la sécurité, et une sur les Difficultés d’embauche dans le secteur de l’hôtellerie-restauration.
Alexandra Martin dépose une Proposition de résolution, Visant à rendre obligatoire la détention d’extincteur dans tous les véhicules et tous les lieux d’habitations individuels.
Bryan Masson intervient lors de la séance du jour.
Extrait :
M. Bryan Masson : Ce débat sur les indemnités est évidemment essentiel puisqu’il reflète ce que nous disent les élus locaux. Cependant, les mises en garde du gouvernement suscitent en nous un regret de nature philosophique. Nous pensions vraiment, au terme du travail avec les rapporteurs en commission des lois, que ce texte permettrait de répondre à la question du statut de l’élu local et à l’enjeu de l’attractivité du mandat local évoquée par Mme Spillebout. Or on nous a répondu : attention, le budget, c’est important, on va essayer de diminuer les dépenses de l’État. Mais si l’on doit relancer l’attractivité de ce magnifique mandat tout en faisant attention aux contraintes financières, et adopter de ce fait une loi au rabais, autant ne pas proposer de loi du tout ! Évidemment, nous ne voulons pas augmenter les indemnités des grands barons locaux ; il s’agit de s’intéresser aux acteurs de première ligne, aux élus des petites villes – ainsi qu’à ceux des villes moyennes. D’ailleurs, nous regrettons que ces dernières aient été oubliées dans ces amendements et dans cette discussion. On fait comme si elles n’existaient pas, alors qu’elles sont le relais de l’action de l’État. Nous regrettons très fortement d’assister à un débat plutôt flou sur les indemnités, sans qu’il soit question des missions principales qu’assurent non seulement les petites villes mais aussi les villes moyennes. Nous avons eu ce débat en commission des lois : au-delà de 100 000 habitants, ce sont d’énormes cabinets, d’énormes structures qui permettent de faire avancer la machine ; en dessous de 50 000 habitants, c’est très compliqué. Il ne faut pas tout mélanger.
Voilà notre philosophie. Monsieur le ministre, parce qu’il faut tout de même avancer, nous soutiendrons l’amendement du gouvernement, mais n’oubliez pas les villes moyennes ! Surtout, on ne peut pas avancer sur le statut de l’élu local si l’on doit faire tout le temps attention au budget. N’oubliez pas que les communes font progresser l’action de l’État en prenant en charge les missions que celui-ci ne veut malheureusement plus assurer. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
M. Bernard Chaix : Savez-vous qu’en Ukraine, « macroner » signifie s’inquiéter sans rien faire ? Ce mot méprisant est né du « en même temps » diplomatique d’Emmanuel Macron. Depuis 2017, la France est humiliée. La diplomatie girouette nous a effacés. Notre influence est ruinée, notre crédibilité détruite. En Ukraine, nos revirements nous ont ridiculisés. En Afrique, la France a disparu. À Gaza, nous sommes passés d’une coalition contre le Hamas à la condamnation d’Israël ; en Syrie, de la guerre à Assad à la paix avec les islamistes. Face à la menace nucléaire iranienne, vous déshonorez la nation. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Même face à un État terroriste qui a attaqué la France, même contre ceux qui menacent la sécurité du monde, vous osez le « en même temps » ! Pendant qu’Israël et les États-Unis anéantissent les terroristes islamistes et le programme nucléaire iranien (« Ah ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP), vous dansez la valse du relativisme et du déshonneur. La faute du président Macron est historique. En mettant sur le même plan la démocratie assiégée d’Israël et un État terroriste, il se rêve en Mandela, mais agit comme Daladier ! (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Alors, quand retrouverez-vous une doctrine claire, de la constance et de la fermeté face à ceux qui veulent nous détruire ? Quand renoncerez-vous à cet esprit munichois ? De grâce, quittez Munich pour le courage ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.)
Eric Ciotti, Bernard Chaix et Christelle d’Intorni déposent une Proposition de résolution, tendant à la création d’une commission d’enquête sur le coût de l’immigration.
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Il y a un peu plus d’un an, nous avions légèrement et provisoirement modifié le nom de notre association à l’occasion du second tour des élections législatives – afin de sauver ce qui pouvait être républicain à Nice et dans le reste du 06. Les mouvements déclarés d’extrême-droite (RN, UDR) auront finalement raflés 6 postes de députés sur les 9 – les 3 derniers étant tombés dans l’escarcelle de ce qui restait d’une droite en lambeaux, et dont les positions à l’Assemblée Nationale sont difficilement distinguables de la brutalité quotidienne de leurs concurrents bleu-marine. D’ailleurs, Greg Monnetti, le fidèle estrosien qui propose dans sa longueur ce qu’il ne possède pas en épaisseur, refusa même tout net de se désister au second tour au profit du candidat NFP, Olivier Salerno, dans la première circonscription, offrant ainsi à l’ennemi juré (?) de son maître un nouveau sit-in version DeLuxe et pour cinq ans au Palais Bourbon.
Il est intéressant de voir à quel point les gesticulations du député de la 1ère circonscription feraient passer le maire de la cinquième ville de France pour un droitard modéré. Cette idée fait son chemin dans l’opinion publique. Et pourtant, il n’en est rien. Les velléités sont similaires : s’en prendre aux pauvres, aux étrangers (de préférence de couleur et/ou fantasmés musulmans), bref à tous ceux et toutes celles pouvant gravement dénoter dans la smart-city que nos édiles successifs ont souvent imaginée joindre Cannes et Monaco. Le fameux chaînon manquant d’une gourmette en or massif.
Etablir un historique non-exhaustif de la discrimination à Nice est une tâche impossible, mais vous pouvez cependant vous reporter à ce texte de juin 2024 pour une petite mise en bouche. En ce qui concerne Christian Estrosi, nous pouvons nous rafraîchir la mémoire, par exemple, en mentionnant la manifestation anti-immigration début décembre 1997, organisée par un Jacques Peyrat que toute la droite RPR-UDF trouvait infréquentable 30 mois auparavant. Christian Estrosi était là, battant alors pavillon RPR, sous la banderole commune « La France se mérite ». Il faut dire que quelques années auparavant (mars 1993), ledit Estrosi, alors député, envoyait un courrier à ses administrés afin de s’insurger contre l’incendie criminel ayant ravagé la boucherie « Islam Viande » dans le quartier Notre-Dame. Le législateur ne comprenait pas en effet que l’on ait pu laisser ouvrir un tel commerce qui ne pouvait qu’amener l’insécurité dans le quartier. Que dire enfin du ridicule millésime 2013/2014, avec un arrêté anti-drapeaux étrangers pendant le mondial de foot ou celui « anti-bivouac » qui visait si peu discrètement les populations roms. Et ce ne sont là que quelques exemples.
En juillet 2025, le motodidacte s’offre donc une nouvelle sortie de piste, relayée sur deux pages dans le quotidien local Nice-Matin. Nous laisserons les associations oeuvrant dans l’aide aux toxicomanes commenter la décision de fermer la rue Tiranty. La vision d’Estrosi sur la problématique de la drogue ressemble à s’y méprendre à celle de Peyrat, en son temps, à propos de l’immigration : « c’est comme la poussière, je ne peux que la déplacer » (conseil municipal du 8 mars 1996).
Parallèlement à cela, concernant les abords de l’église du Voeu, une ligne rouge est à nouveau franchie en plein virage avec les propos du maire sur les demandeurs d’asile qui n’ont d’autre choix que de rester là durant la journée avant de retourner dormir le long de ce monument religieux : les services de l’Etat et le 115 n’ont aucune proposition d’hébergement pour eux. Après la tentative infructueuse, menée médiatiquement par Anthony Borré, de montrer les biceps face à ces populations vulnérables en juin 2023, Christian Estrosi annonce donc ce 16 juillet dans Nice-Matin que le petit jardin arboré attenant sera prochainement engrillagé afin de bloquer l’accès à l’église le soir, et que des balançoires seront installées sur la Bourgada afin de chasser pour la journée ces quelques personnes fatiguées qui y cherchent l’ombre. La justification donnée par le maire est absolument sidérante : « Les gens ne supportent plus de voir des étrangers s’approprier les lieux destinés aux Niçoises et aux Niçois ». Qu’attend Christian Estrosi ? On sourit presque à l’idée que la coulée verte soit désormais interdite aux touristes… Est-ce sa récente garde à vue qui le rend si nerveux ? A-t-il peur d’être lui-même prochainement engrillagé ? Hallucine-t-il dans la coulée verte une preuve délirante du grand remplacement ? Plus sérieusement, pourquoi servir dans la presse locale le biberon CNewsien qui a si bien nourri le meurtrier raciste de Puget-sur-Argens ou les ratonneurs identitaires dont le mouvement héritier du GUD fut littéralement mis au monde dans notre ville ? Il n’est pas acceptable de voir un élu attiser les haines de la sorte, désigner à la vindicte populaire un groupe d’hommes et de femmes parfaitement en règle et dont le seul crime est d’attendre une réponse de l’administration à leur demande d’asile. Qu’attend Christian Estrosi ?
Pendant que les grillages s’élèvent et que les balançoires deviennent les instruments incontournables de la politique migratoire municipale, le grand Théâtre de Nice voisin, malgré sa destruction, poursuit sa saison : toujours plus de sécurité spectacle, toujours moins d’humanité à offrir et partager. On imagine déjà la prochaine mesure : des palmiers augmentés détectant les accents étrangers ou des bancs-tasers électrocutant les sans-abri après 20h.
A Nice comme à Matignon, si réarmement il y a, il doit être politique, moral et solidaire. Nice n’est pas condamnée à demeurer la vitrine glamour de la xénophobie et de l’inhumanité. Alors que certains transforment chaque fontaine et chaque square en poste frontière, nous réaffirmons qu’il est possible de bâtir une ville hospitalière, solidaire et digne ; une ville qui ne cède ni à la peur, ni à la haine, ni à la brutalité d’apparat. Bref, une ville d’où Christian Estrosi et Eric Ciotti seront bénéfiquement absents.

De nombreuses associations françaises et italiennes se relaient à Vintimille auprès des exilé.es pour les repas, l’aide médicale, l’assistance aux enfants…. Depuis plus de 8 ans déjà, vous avez beaucoup aidé et nous devons continuer. Merci de ce que vous pourrez apporter.
Je vous adresse la liste des besoins mise à jour et j’insiste sur la nécessité de la suivre au mieux et rappelle qu’ils sont jeunes et très maigres donc pas de grandes tailles. Merci beaucoup de ce que vous pourrez faire. N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de précisions complémentaires et faites tourner.
Merci de ne donner que ce qui est indiqué sur la liste, propre et en bon état (les bénévoles qui se chargent du tri vous remercient !).
Plusieurs associations se mobilisent pour distribuer des repas tous les jours aux réfugiés sans hébergement à Vintimille, la Caritas ayant ouvert ses cuisines pour le petit déjeuner et le repas de midi.
L’AdN participe à ces opérations humanitaires, et fait appel à votre
solidarité et vous remercie soit d’apporter vos dons alimentaires (téléphonez-nous avant pour connaître le lieu), soit de nous adresser un chèque à l’ordre de AdN, 1 rue de la croix, 06300 Nice, en mentionnant au dos « don pour distribution alimentaire ».