Dernière séance de la saison CSF au Mercury.

En cette fin de mois de juin, nous voilà (déjà) parvenus au terme de notre 15ème saison… Pour finir en beauté et en légèreté, nous avons choisi un programme double à découvrir vendredi 30 juin à 20h30  au Cinéma Mercury – Nice.

– « Risate di gioia », un long-métrage de Mario Monicelli qui ressort 57 ans après sa première diffusion sur grand écran en 1960, avec Toto, Ben Gazzara et Anna Magnani, véritable jubilation annonciatrice de Blake Edwards qui nous ramène en plein âge d’or du cinéma italien.

– avant le long, un court-métrage de Benoît Grimalt,
« Retour à Genoa city », qui a remporté le prix de la Quinzaine des réalisateurs lors du dernier festival de Cannes… Et cerise sur ce gâteau de fin d’année, le réalisateur Benoît Grimalt sera présent pour accompagner son film et participer au débat.
Une dernière soirée à ne pas manquer donc, ce vendredi 30 juin à 20h30. Qu’on se le dise !
Cinéma Sans Frontières

Ciné conférence « A l’ouest du Jourdain »

Ciné conférence organisée par le Cinéma de Beaulieu, France Palestine Solidarité, La ligue des Droits de l’Homme et Tous citoyens
Et l’aimable participation de L’ECLAT…!

Dimanche 2 juillet 2017 – 19 heures 30
Accueil du public : 19 heures
Réservation Cinéma de Beaulieu : 04 93 87 84 38
(Entrée : 8 € – Abonnement : 6 €)

Projection en avant première sur la Côte d’Azur du film
« A l’ouest du Jourdain » d’Amos Gitaï,
suivi d’un débat animé par :
– Jean-Marc Lévy-Leblond
Physicien et essayiste, professeur émérite de l’Université de Nice-Sophia Antipolis
Mission en Cisjordanie et à Gaza (novembre 2016), témoignage.
– Thomas Vescovi
Enseignant dans le secondaire, chercheur en histoire contemporaine. Il est l’auteur de Bienvenue en Palestine (Kairos, 2014) et La Mémoire de la Nakba en Israël (L’Harmattan, 2015). Il collabore à l’AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine) et à divers médias (L’Orient le jour, Middle East Eye, The Maghreb and Orient Courrier…).

 

Le crowdfunding de l’organisation raciste et xénophobe stoppé.

Des mouvements d’extrême droite voulaient entraver le sauvetage de réfugiés en mer Méditerranée. A la suite d’une mobilisation via une pétition et  envoi de mails, Paypal a fini par geler leur collecte.

Collecte anti-réfugiés : PayPal a (enfin !) gelé le compte des identitaires

  • 57 000 €. C’est la somme que venait  de récolter l’organisation raciste et xénophobe Génération Identitaire… pour saboter les opérations de sauvetage des migrants piégés dans la Méditerranée.
  • Une autre souscription avait été ouverte par ce groupe auprès du Crédit mutuel. Une autre pétition a permis la fermeture de ce compte.
    «Lorsque le Crédit Mutuel a pris connaissance des activités et des publications de cette association, la banque a lancé cette procédure. C’est une décision d’entreprise car cela ne correspond pas aux valeurs que l’on attend d’une association cliente.»
  • Une procédure de signalement a été engagée par l’instance anti-racisme du gouvernement à l’encontre du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire, qui avait commencé à lever des fonds pour entraver les sauvetages de migrants en mer, a-t-on appris mercredi. Infos
  • L’AdN a écrit au Président de la République afin de lui renouveler notre demande de dissolution du groupe Génération Identitaire. La lettre est ici.

 

 

 

 

Projection du film « Des hommes » de Khristine Gillard

Samedi 24 juin à 20h 30
au cinéma Mercury de Nice -Place Garibaldi

Regard Indépendant vous propose de découvrir le film
« Des hommes » de la réalisatrice belge Khristine Gillard en sa présence .
La projection sera suivie d’un débat.
« C’est l’histoire de femmes qui parlent des hommes. Des femmes qui travaillent en vitrine, au quartier Nord de Bruxelles. A l’avant-plan, un fauteuil tourné vers la rue, une femme, un corps qui s’offre au regard, les néons, les objets qui racontent. Derrière, un petit salon, quelques magazines, de quoi se faire un café… Puis un rideau qui cache le lit, royal de pacotille, comme un décor de théâtre. Tout au fond, une petite salle de bains. L’univers de travail de Julie, Sabrina, Sonia et Dédée. Pendant plus d’un an, Khristine Gillard a passé du temps « dans la vitrine » pour en sortir, lentement. Installer ce lieu où les femmes ne sont pas que des prostituées, où les hommes ne sont pas que des clients. Un an de travail sonore et d’entretiens a précédé le tournage. Il en ressort un film physique, qui est un état plus qu’un constat, une sensation et non une réponse. »

Menton : des personnes exilées détenues en toute illégalité à la frontière.

Action collective ADDE-ANAFE-CIMADE-GISTI-SAF
Menton : des personnes exilées détenues en toute illégalité à la frontière

À la frontière franco-italienne, les locaux de la police aux frontières (PAF) des Alpes-Maritimes, situés à Menton pont Saint-Louis, sont utilisés par le préfet du département pour enfermer illégalement les personnes migrantes avant de les refouler en Italie. Le tribunal administratif de Nice a été saisi d’une requête en référé-liberté déposée par l’Anafé, l’ADDE, La Cimade, le Gisti et le SAF le 6 juin dans l’après-midi, afin de « faire cesser toutes les atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales résultant de la privation de liberté de personnes exilées, consécutives de la décision informelle du préfet des Alpes-Maritimes de créer une ‘zone de rétention provisoire pour les personnes non-admises’ ».

La frontière franco-italienne a régulièrement été fermée depuis 2011 en violation des droits des personnes exilées. Depuis près de deux ans, la situation à cette frontière caractérisée par la violation quotidienne du droit national et international est devenue catastrophique : contrôles discriminatoires opérés au faciès, blocages, refoulements systématiques, refoulement de mineurs vers l’Italie en dehors de toute procédure, etc. Depuis le 13 novembre 2015, date à laquelle les contrôles aux frontières ont été officiellement rétablis dans la région, ils sont systématiques aux sept points de passage autorisés localisés sur les routes et dans trois gares dont Menton Garavan.

Lors d’une mission exploratoire menée à la frontière franco-italienne du 15 au 20 mai 2017, l’Anafé et La Cimade se sont vu refuser l’entrée dans « cette zone de rétention provisoire » constituée d’Algécos et de sanitaires amovibles. Les représentants des associations ont pu constater sur place le 16 mai, puis le 6 juin lors d’une seconde visite, que des personnes y étaient bien privées de liberté. La PAF a dans un premier temps affirmé qu’il s’agissait d’une zone d’attente, lieu où sont retenues les personnes à qui l’entrée sur le territoire est refusée et distinct d’un centre de rétention où sont enfermées les personnes déjà présentes sur le territoire. Elle s’est ensuite rétractée pour refuser l’accès à ces représentants d’associations habilitées à visiter toutes les zones d’attente françaises. Selon les déclarations du commandant de la PAF, il s’agirait « d’une zone de rétention provisoire pour les personnes non admises, un lieu privatif de liberté pour les personnes qui vont être réadmises en Italie ». Les témoignages d’observateurs locaux et de personnes migrantes indiquent que le 1er étage de la gare de Menton Garavan est également utilisé comme lieu d’enfermement.

L’existence de ce lieu de privation de liberté illégal s’ajoute donc, dans cette région de non droit pour les étrangers, aux contrôles discriminatoires, aux poursuites judiciaires menées contre les citoyens solidaires, aux refoulements illégaux, à la violation du droit d’asile, à la non-prise en charge des mineurs étrangers isolés, etc.
Les associations signataires demandent au tribunal de faire la lumière sur ce lieu de privation de liberté illégal en effectuant une visite sur place, de suspendre la décision informelle de sa création prise par le préfet des Alpes-Maritimes, de mettre immédiatement fin à la situation de privation de liberté des personnes qui y sont détenues et de garantir l’accès effectif aux droits des personnes interpellées à la frontière.
L’État est responsable de la mise à l’abri des personnes en quête de protection. Il est temps qu’il prenne ses responsabilités au lieu de les renvoyer en Italie en toute illégalité.