Procès : Solidarité Avec Les Syndicalistes Arrêté-e-s Le 9 Mai.

Nice, Jeudi 9 mai 2019, jour de grève unitaire dans la Fonction Publique, 4 militant-es de la FSU et de l’Union Syndicale Solidaires (Alec, Danny, Delphine et Olivier) ont été arrêté-es (et de manière violente pour l’un d’entre eux).

La raison : avoir lancé lors de la manifestation un slogan qui représenterait un « outrage » aux forces de l’ordre (slogan qui, jusque-là, n’avait pas suscité la moindre réaction). Il semble bien qu’il s’agissait en réalité d’un prétexte de la part des membres du syndicat policier d’extrême droite Alliance, pour pouvoir faire procéder à l’arrestation de certaines des personnes s’étant opposées à leur présence ce jour-là. Ils les avaient d’ailleurs suivies de manière volontaire et provocatrice pendant la manifestation, attendant la moindre opportunité.

Comme à Rennes ou à Lille, les attaques sournoises et arbitraires du syndicat Alliance ont encore sévi, remettant une fois de plus en cause la liberté d’expression.

Un procès aura lieu le 19 décembre, et nous vous y attendons nombreu-ses-x. Par ailleurs, nous lançons cette cagnotte pour celles et ceux qui souhaiteraient également soutenir les 4 militant-es niçois-es dans leurs frais de justice et autres frais relatifs à cette affaire. Nous vous remercions par avance. En cas de reliquat, nous proposons de le laisser à la LDH pour servir à d’autres personnes victimes de la répression et des victimes policières.

Le lien vers la cagnotte :
https://www.gofundme.com/f/pour-la-liberte-de-manifester-et-de-s039exprimer?utm_source=customer&utm_medium=copy_link&utm_campaign=p_cp+share-sheet

Pour celles et ceux qui ne souhaitent pas passer par internet, ils/elles peuvent envoyer des chèques en spécifiant l’objet au dos du chèque à : « LDH section de Nice
Maison des associations
12 ter place Garibaldi
06300 Nice »

 

Collecte pour les réfugiés bloqués à Vintimille


Je vous adresse la liste des besoins mise à jour et j’insiste sur la nécessité de la suivre au mieux et rappelle qu’ils sont jeunes et très maigres donc pas de grandes tailles. Merci beaucoup de ce que vous pourrez faire. N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de précisions complémentaires et faites tourner.

Merci de ne donner que ce qui est indiqué sur la liste, propre et en bon état (les bénévoles qui se chargent du tri vous remercient !).

Plusieurs associations se mobilisent pour distribuer des repas tous les jours aux réfugiés sans hébergement à Vintimille, la Caritas ayant ouvert ses cuisines pour le petit déjeuner et le repas de midi.

L’AdN participe à ces opérations humanitaires, et fait appel à votre solidarité et vous remercie soit d’apporter vos dons alimentaires (téléphonez-nous avant pour connaître le lieu), soit de nous adresser un chèque à l’ordre de AdN, 1 rue de la croix, 06300 Nice, en mentionnant au dos « don pour distribution alimentaire ».

 

 

Nice : un ministère très à la droite de Dieu ?

Mise à jour du 13 octobre 2019. La Justice a finalement condamné Philippe Pradal, premier adjoint à la Mairie de Nice, et Maire éphémère, à 50 000 euros d’amende dont 25 000 euros avec sursis pour prise illégale d’intérêt, suite à une plainte d’Anticor.

Mise à jour du 10 avril 2019. Décidément, l’extrême-droite est dans son jardin au Forum Jorge François. Une réunion publique de Nicolas Dupont-Aignan y aura lieu cette fin de semaine, annoncée par Nice-Matin le 09/04. Peut-être aura-t-il l’occasion d’y croiser l’Evêque de Nice, qui n’a pas daigné répondre à nos courriers ? Pour rappel, Dupont-Aignan est candidat aux prochaines élections Européennes, et s’est brièvement allié avec Marine Le Pen le temps de l’entre-deux tours de la dernière présidentielle – il devait même devenir son premier ministre en cas de succès.

Article original, 4 janvier 2019 :

Une soirée chez Jorge
Le 12 octobre dernier s’est tenue à Nice une présentation du livre ‘La France interdite‘, de Laurent Obertone, dans la salle des Abbés du Forum Jorge François, faisant lui-même partie de la paroisse Saint-Ambroise (église Saint-Pierre d’Arène) à Nice. Selon la page facebook associée à la soirée : « Un livre choc, une vraie bombe pour la bien-pensance, une enquête sur un sujet tabou : LA DISPARITION D’UNE NATION ! ». Cet auteur, se présentant comme journaliste indépendant et écrivant sous un pseudonyme, vit son livre précédent (‘La France orange mécanique‘) promu activement par Marine Le Pen. Traité de blogueur raciste par Mediapart, Obertone attaque le media en 2013 mais se désiste finalement « pour raisons personnelles ». Son éditeur, Ring, publie également les bandes-dessinées de Marsault, souvent considéré à l’extrême droite, qui sera jugé en 2019 pour « provocation publique à la haine et à la violence en raison du sexe« . Cette maison d’édition fut créée à la suite de la publication du magazine « Sur le ring », dont un des buts était de « poser une bombe dans la sale ambiance humaniste ». D’après un témoignage photographique de cette présentation, on voit l’auteur faisant face à un public de dos, mais assis aux côtés de Mme Alexandra Masson-Bettati (épouse d’Olivier Bettati, ex-candidat FN). Bryan Masson (Front National Jeunes de Nice, Génération Nation 06) pose également à côté de l’auteur et son livre sur un autre cliché, avec trois autres membres de son mouvement. Cette visite niçoise intervient deux jours après une présentation donnée par Obertone à l’ISSEP (l’institut de sciences politiques ouvert par Marion Maréchal Le Pen).

Saint-Pierre s’habille en Pradal
Une fois les acteurs plus ou moins identifiés, passons au complément circonstanciel de lieu. Le Forum Jorge François est un lieu immense, occupant 1400 mètres carrés intégralement rénovés dans les sous-sols de l’église Saint Pierre d’Arène. Ouvert en décembre 2014, le Centre Culturel et Diaconie Saint-Pierre d’Arène (association déclarée en préfecture en 2012) put le financer comme suit : paroisse – 1 million € ; mairie de Nice – 1,5 millions € par subvention ; conseil général – 500.000 € par subvention. En sus, le 14/02/2013, la Ville de Nice a consenti à titre gratuit un bail pour les locaux situés rue de France, estimé à 7000 € annuels. Pour les autres associations de Nice, il faudra faire vœu de pauvreté.
Puisqu’on parle de gros sous, on voit un même nom de famille revenir plusieurs fois quand on s’intéresse aux comptes de l’association et du projet. Mme Anne Pradal (décédée en 2012) fut la première donatrice. Son époux, Alain Pradal, est actuellement l’économe paroissial. Quant à Philippe Pradal, un des fils, il est le gérant du cabinet d’expert-comptable travaillant pour la Diaconie (du moins pour l’année 2014). Il fut en outre Trésorier de l’association jusqu’en 2013, puis administrateur. En outre, il devient conseiller municipal subdélégué aux comptes publics en 2008, premier adjoint en 2013 puis, réélu en 2014, il retrouve son poste de premier adjoint au maire, notamment délégué aux finances. Enfin, il remplace brièvement C. Estrosi au poste de Maire lorsque celui-ci devient président de la région PACA. La fiche de déclaration d’intérêts qu’il transmet auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, établie en mai 2017, mentionne ces possibles conflits d’intérêts.

Du spirituel aux spiritueux
Côté spirituel, on trouve de bien curieux personnages. Le père Gil Fiorini, bien évidemment ; lui, c’est un peu le marchand que les coups de pied au cul donnés par Jésus n’ont pu chasser du Temple. Produisant son ‘pastis de Nice’, il dispose d’un site de vente en ligne et d’une grande boutique dans le centre-ville. L’homme ultra-médiatique bénit également les animaux et téléphones portables, ou n’importe quoi d’autre qui puisse faire entrer du monde dans ‘son’ église.

Messe noire pour artistes d’opérette
Mais, pour en revenir à l’objet premier de cet article, il faut également se pencher sur le cas de l’aumônier des artistes Yves-Marie Lequin, son acolyte Dominicain. Celui-ci officie la Messe des Artistes annuelle. Cette célébration est un concept que l’on doit à Adolphe Willette en 1914 : antidreyfusard durant l’affaire Dreyfus, collaborateur du journal « La libre parole illustrée » publié par le politicien antisémite Edouard Drumont, il se présente 1889_French_election_poster_for_antisemitic_candidate_Adolphe_Willetteégalement aux élections législatives de 1889 à Paris, avec une affiche qui ne laisse guère de doute (voir ci-contre). Un square parisien (au pied du Sacré Coeur) portera cependant son nom à partir de 1927, et deviendra d’ailleurs un lieu de rassemblement des catholiques intégristes de Saint Nicolas du Chardonnet chaque lundi soir de Pentecôte. Plusieurs voix s’élèvent au sein du Conseil de Quartier Montmartre (qui propose une liste de noms alternatifs pour ce square le 25 mars 2003), et un vœu est déposé le 23 juin 2003 au Conseil Municipal du 18° Arrondissement afin de débaptiser ce lieu (« La nomination du square nommé Willette posait un problème et a sûrement, pendant de nombreuses années, choqué celles et ceux qui estimaient que c’était quand même extrêmement dommageable, le mot est faible, mais je n’en trouve pas d’autres » – Mme Lepetit, Conseillère). Ce vœu est adopté à l’unanimité. Le square sera rebaptisé (résolution adoptée lors du Conseil du 1° décembre 2003) « Square Louise Michel« , le 28 février 2004.  Tous ces ‘détails’ affligeants sont malheureusement absents de la biographie qui lui est consacrée sur le site des Dominicains de Nice. Malgré nos avertissements répétés depuis 2014 (et annuels, eux aussi), relayés par une sphère artistique pourtant de plus en plus large, on y retrouve encore de trop nombreux créateurs (plasticiens et plasticiennes, danseurs et danseuses, acteurs et actrices de théâtre ou d’opérette) qui trouvent là l’occasion de se greffer un peu de lumière. Les médias locaux valent sans doute bien une messe !

Fachosphère ! Fachosphère ! Est-ce que j’ai une gueule de fachosphère ?
Quand on regarde de plus près la page web de Frère Lequin lui-même, on note également cette phrase apparaissant dans sa biographie (oui, il parle bien de lui-même à la troisième personne): « Il a travaillé dans le domaine esthétique avec Julia Kristeva, Renaud Camus, le peintre Jean-Paul Marcheschi, l’écrivain Emmanuel Carrère« . Ce sont les quatre seuls artistes cités en sus de Willette. Renaud Camus, c’est l’instigateur de la théorie ‘du grand remplacement’ chère à Marine Le Pen (qu’il a soutenue) et à tous les complotistes de la fachosphère. La rencontre entre Lequin et Renaud Camus date de 1997, lors des Devisées de Plieux, se déroulant au Château du même nom, domicile de Renaud Camus. On en trouve la trace dans son ouvrage ‘Derniers jours – Journal de 1997‘ (publié en 2002). En mars 2013, Renaud Camus fait partie des invités d’une soirée donnée par… le peintre Jean-Paul Marcheschi à laquelle étaient également conviés Alain Finkielkraut, Pierre Sautarel (créateur du site identitaire Fdesouche), Elisabeth Lévy (Causeur), Richard Millet (auteur qui considère Anders Breivik comme « tout à la fois bourreau et victime »),  Christine Tasin (Résistance Républicaine) et son mari Pierre Cassen (fondateur du site riposte laïque) (source : La Fachosphère. Comment l’extrême droite remporte la bataille d’Internet, par Dominique Albertini et David Doucet). Le Diable se cache donc peut-être dans ces quelques détails.

Postscript janvier 2019

Nous avions écrit à l’Evêque de Nice le 17/10/2018 afin qu’il nous éclaire un peu sur cette situation. Malheureusement, notre courrier est resté sans réponse. Nous lui avons donc réitéré notre demande.

Quelques lectures :
https://www.lesinrocks.com/…/ring-l%c3%a9diteur-trash-qui-…/
https://blogs.mediapart.fr/…/laurent-obertone-se-desiste-de…
https://www.arretsurimages.net/…/cyber-demasque-par-mediapa…
https://larmurerie.wordpress.com/…/la-france-orange-mecani…/
http://tantquillefaudra.org/…/…/ring-l-editeur-au-coeur-de-l
http://www.lesdominicains.com/messe-des-artistes/

http://www.yvesmarielequin.com/yves-marie-lequin/

La biennale d’art contemporain de Menton s’affiche contre l’IVG.

 Une statue appelant à la repentance des femmes ayant avortées est actuellement exposée à Menton, et visible depuis l’espace public. L’AdN s’associe au courrier envoyé par le Planning Famillial 06 au Maire de cette Ville, Jean-Claude Guibal, le 2 octobre 2019.
Inauguration féministe de l’œuvre d’art Notre Dame de la Liberté de Choix.
Nous réagissons également à la présence sur l’espace public, dans le cadre de la Biennale d’art sacré à Menton, d’une sculpture représentant une statue de la vierge, sept enfants morts à ses pieds, réalisée entre autres à l’intention des femmes qui regretteraient d’avoir avorté et voudraient en demander pardon.
Nous voulons rappeler que l’avortement est un droit fondamental des femmes, acquis de dure lutte, et que cette statue, que nous trouvons de mauvais goût, est un rappel que ce droit est toujours remis en cause par des forces réactionnaires.
Les femmes en ont assez de ces tentatives de culpabilisation permanentes. Notre corps, notre choix. Nous sommes libres et nous le revendiquons.
Soyons donc nombreux-ses lundi  7 octobre de 19 h à 21 h, 12 rue Partouneau à Menton, si possible avec des habits ou des accessoires violets, afin de rappeler que la lutte pour les droits des femmes existera tant que ces droits seront menacés.

Comme toutes les actions organisées par le collectif droits des femmes,merci de ne pas arborer de drapeaux, pancartes,… de vos orgas,assos,syndicats,partis… nous serons là pour les droits des femmes

Monsieur le Maire,

L’une des œuvres exposées dans le cadre de la biennale d’art contemporain sacré de Menton a retenu notre attention et provoque même aujourd’hui notre indignation.

Il s’agit d’une statue représentant la Vierge Marie penchée sur sept « fœtus » (ou bébés?). Elle est assortie d’un texte dont un extrait nous semble être prosélyte et de nature à culpabiliser des femmes ayant avorté ou souhaitant avorter : « …la statue est une destination de pèlerinage pour tous ceux qui veulent se racheter, faire la paix intérieure ou accepter leurs enfants. Les femmes qui ont avorté et se repentent…« 

Comme vous le savez, en France, l’avortement est un droit fondamental dont l’entrave peut être punie par la loi.

Nous vous sollicitons – en tant que Maire de Menton et membre du comité d’organisation de cette biennale – pour vous demander que cette statue qui, certes se situe dans un domaine privé mais est visible de l’espace public, soit déplacée dans un espace uniquement privé puisqu’elle diffuse un point de vue interdit par la loi. Ainsi, les personnes souhaitant voir cette œuvre pourront toujours y avoir accès.

En tant que représentant du service public, nous nous attendons à ce que vous soyez garant des lois de la République. Merci donc de donner une suite favorable à notre demande.
Restant à votre disposition,Cordialement,Pour le conseil d’administration du Planning Familial 06, La Présidente, Laurence Stalla

Co-signataires : Alternatives et Autogestion (A&A06), Association pour la Démocratie à Nice, Centre LGBT Côte d’Azur, Ensemble ! Nice, Groupe de Réflexion et d’Action Féministe, Groupe Menton-Élisée Reclus de la Fédération départementale de la Libre Pensée, Habitat & Citoyenneté, NousToutes06.

Mobilisation lundi 7 octobre devant L’hôtel.

A Nice, les demandeurs d’asile pris pour cible par un comité de quartier.

Communiqué de presse :

A Nice,
les demandeurs d’asile pris pour cible par un comité de quartier

Depuis plusieurs mois, un des comités de quartier de la Madeleine orchestre une campagne d’attaques contre les demandeurs d’asile qui se rendent dans les locaux de la plateforme d’accueil des demandeurs d’asile afin de procéder aux premières formalités d’enregistrement. La plateforme est actuellement gérée au 111 Bd de la Madeleine – pour le compte de la préfecture des Alpes-Maritimes – par l’association Forum-Réfugiés.

Ce comité vient de franchir la frontière qui sépare la dénonciation d’éventuels dysfonctionnements de l’appel à la discrimination – voire à la haine et à la violence – en raison de l’appartenance à un groupe social.

En effet, des affiches placardées dans le quartier et sur la vitrine du local du comité, ainsi que des post sur Facebook, font des demandeurs d’asile les uniques responsables des vols, de l’insécurité, des nuisances et des agressions, ce qui est intolérable.

Un appel à rassemblement devant les locaux de la plateforme pour le jeudi 26 septembre vient d’être lancé par le comité de quartier. Cette situation ne semble pas avoir retenu l’attention du préfet des Alpes-Maritimes, pourtant garant du maintien de l’ordre public et du respect de la loi dans notre département.

Nos associations entendent dénoncer l’inaction de la préfecture pour faire cesser ces agissements inadmissibles et restent vigilantes quant aux suites à donner.

Association pour la démocratie à Nice
CIMADE 06
Ligue des droits de l’Homme – section de Nice
Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour l’amitié entre les peuples 06
Syndicat des avocats de France

 

 

Ne boxez plus la presse indépendante !

Ne boxez plus la presse indépendante !

le Ravi, le mensuel d’enquête et de satire en Provence-Alpes-Côte d’Azur, se pourvoit en cassation face à l’Odel Var. Cet organisme parapublic dirigé par un élu LR mène un procès-bâillon entravant la liberté d’informer du journal. Soutenez le Ravi !

Pour signer la pétition, c’est ici.

Éditer un journal libre est décidément un sport de combat. le Ravi, le mensuel pas pareil dédié à l’enquête et à la satire en Provence-Alpes-Côte d’Azur, poursuit sa lutte judiciaire face à l’acharnement de l’Odel Var. La direction de cet organisme parapublic en charge des centres de loisirs, dirigé par un élu LR, mène en effet un procès bâillon entravant la liberté d’informer du journal.

Un procès bâillon, quèsaco ? Refusant de répondre à des questions légitimes, qui relayent les alertes de la Chambre régionale des comptes et les plaintes de salariés devant les prud’hommes, renonçant à faire valoir un simple droit de réponse, l’Odel Var attaque, sans sommation et à plusieurs reprises, en justice.

le Ravi a gagné une manche. Mais après avoir été relaxé face à un procès en diffamation pour son enquête « De l’Odel sous les ponts », le mensuel est toujours sous le coup d’une autre procédure concernant son article « Les élus d’abord, les enfants après ». L’Odel Var et son directeur ont réclamé la somme de 32 000 euros, de quoi menacer la survie du journal. le Ravi a pris un K-O en première instance au TGI de Draguignan. Lors du match retour à la cour d’appel d’Aix-en-Provence, la journaliste a été relaxée, les sommes réclamées ont été divisées par dix, mais le mensuel reste partiellement condamné.

Le prochain round aura donc lieu à Paris devant la cour de cassation afin de faire reconnaître totalement la légitimité de l’enquête, son sérieux, ainsi que le droit à la satire. Déplacer le ring dans la capitale va permettre d’instruire le dossier devant une juridiction habituée à traiter du droit de la presse. Face aux coups en dessous de la ceinture, l’endurance est de mise. Mais elle a un prix ! Déjà 10 000 euros de frais pour couvrir les deux premières années de procédure…

Dénonçant le recours abusif à la justice, détournée afin de faire obstacle au débat public, nous appelons à soutenir le mensuel le Ravi. Nous souhaitons que l’arbitrage fasse droit à la liberté d’informer. Et que, même bâillonnée, la presse libre ne baisse jamais la garde !

Resf06 : Cercle de silence pour la rentrée scolaire .

Mardi 3 septembre cercle de silence avec RESF06
( Réseau Éducation Sans Frontières) dont AdN est membre actif depuis la création.

Cercle de rentrée pour le droit à l’éducation des enfants de familles sans papiers et en demande d’asile. 18h30 à 19h précises
Place Garibaldi – Nice.

Matériel scolaires et dons pour la cantine seront reçus avec reconnaissance.
(ces familles n’ont pas droit à l’allocation de rentrée scolaire).
Les décideurs qui expulsent des familles,qui les changent
d’hôtels minables en hôtels pourris sans tenir compte de la distance de l’école,qui font tout pour refuser les mineurs isolés,…
vont-ils enfin appliquer
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant
Droit à l’Education,
à la santé,
à un abri sûr,
à la vie paisible en famille
? ! ? !

(Illustration : Oeuvre de l’artiste Ai Weiwei à Düsseldorf, pour qui « Tout est art, tout est politique ».=

« Le guide du manifestant arrêté » édition 2019 est paru

Le Guide du manifestant arrêté, indispensable et élaboré par le Syndicat de la Magistrature qui rappelle que le présent guide n’a pas vocation à se substituer aux conseils des professionnels du droit intervenant dans le cadre de la procédure pénale. Il n’a d’autre ambition que d’exposer les droits et devoirs des citoyens et de la puissance publique dans l’une des expressions majeures de la démocratie que constitue la manifestation. Cliquez sur l’image pour le télécharger.

L’expo photo AdN « Europe, ouvre-toi ! »

L’expo/reportage photo AdN sur la situation des réfugiés bloqués à Vintimille, depuis juin 2015 jusqu’à maintenant.
Le reportage de France 3 qui lui fut consacré est accessible ici.
Si vous souhaitez l’exposer dans votre lieu, contactez nous : 06.03.51.28.32.
Vous pouvez également acheter ces clichés à prix libre (dons affectés à nos actions en faveur des réfugié+es).

Previous Image
Next Image

info heading

info content

                          LIEUX D’EXPOSITIONS PASSÉS ET A VENIR.

 

L’expo au Grand Appel d’Air le 22 juin dernier.

 

2019

  • 29 et 30 juin : Fête du Château, Nice

 

2018

  • Centre Intercommunal d’Action Social Montsarrat, Carcassonne, du 1er au 31 décembre.
  • Festival « Au nom de la solidarité ! », Vaugneray, 9 décembre. Dans les bibliothèques de la région à partir du 1er octobre. Le programme est disponible.
  • Espace Culturel de Ferrals-les-Corbières, 22 Novembre (annulée).
  • Librairie La Briqueterie, Nice, 28 septembre-30 novembre
  • Le Tour Alternatiba, Béziers, 21 septembre (annulée vu le tarif prohibitif demandé par le maire FN à l’association organisatrice).
  • Le Ti’Fest – Tourettes-Levens – 6/7/8 Juillet.
  • Vinon-Sur-Verdon, à partir du 16 juin jusqu’à mi-juillet, dans les locaux de « La Maison du partage ».
  • Mobilisation »Bienvenue » à Bordeaux, 14 au 21 avril   2018

 2017

  • LaTrinquette à Villefranche sur mer du 15 novembre au 17 décembre 2017.
  • Congrès  annuel du Syndicat de la Magistrature à l’ université de Nice – Campus St jean d’Angely, 24 novembre 2017.
  • Université Ensemble 06, Nice, 28-31 octobre 2017.
  • Festival « Et voi(x)(e)(s) la! », La Tour sur Tinée, 22 octobre 2017.
  • Forum Social Départemental 06, Nice, 13 octobre 2017.
  • Festival Sept-Off de la Photographie, Nice, 23 septembre – 14 octobre 2017.
  • Rencontres de Venanson, 1er octobre 2017.
  • Concert des « Motivés », Le Broc, 22 septembre 2017.
  • Festival Bugada, Villefranche-sur-mer, 22 septembre 2017.
  • Ca de Breil sur Roya 25 avril-5 mai 2017.
  • Théâtre National, Nice, 24 février-17 mars 2017
  • Eglise Sacré-Coeur, Nice, 11 décembre 2016.

2016

  • Café Court-Circuit, Nice, 4-18 décembre 2016.
  • Fête du Château, Nice, 25-26 juin 2016.
  • Nuit Debout, Nice, 17 juin 2016.
  • Actes, Nice, 17 juin 2016.
  • Forum Social Départemental 06, Nice, 23-27 mars 2016.
  • Projection du film « Mediterranea », Beaulieu-sur-Mer, 9 octobre 2015.
  • Projection du film « Mediterranea », Mouans Sartoux, 2 octobre 2015.

 

Appel à la libération de Mohammad Rasoulof – signez la pétition.

Déjà en 2011, l’AdN et d’autres associations de Nice (Cinéma sans Frontières (CSF), Regard Indépendant, Héliotrope, Polychromes, Amnesty International – Nice, Les Ouvreurs (In&Out), Cinéma Lusophone, Les Méduses) s’étaient mobilisées en faveur de Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof (à droite sur la photo – Festival de Cannes 2013).

APPEL A LA LIBERATION DU CINEASTE Mohammad Rasoulof

Le cinéaste iranien Mohammad Rasoulof, Prix Un certain regard Cannes 2017 pour son film « Un homme intègre » a été privé de sa liberté de circuler et de travailler depuis septembre 2017.

Le 23 juillet, il a été condamné à 1 an de prison ferme, suivi de 2 ans d’interdiction de se livrer à la moindre activité sociale et politique.
Mohammad Rasoulof est un artiste. Il est absurde de l’accuser de porter atteinte à la sécurité d’un état avec pour tout moyen une palette d’ombres et de lumières.

La Confédération Internationale des Cinémas d’Art et Essai (CICAE) et l’Association Française des Cinémas Art et Essai (AFCAE) se joignent au distributeur ARP Sélection et aux multiples voix à travers le monde pour réclamer l’annulation des peines décrétées à l’encontre du cinéaste Mohammad Rasoulof.

Les établissements adhérents à la CICAE et l’AFCAE sont invités à relayer cet appel sous la forme d’un carton numérique à diffuser dans les salles, disponible en PDF en cliquant ici. Le fichier est également disponible en format jpg en cliquant ici.

Une pétition pour réclamer sa libération est à retrouver ici.

Procès des Balzi rossi .

Lundi 17 juin (10h-13 h) au Tribunal d’Imperia, 67 Via XXV Aprile,  aura lieu la première audience du procès des Balzi  rossi .

Rappel des faits : 30 SEPTEMBRE 2015 : EVACUATION DU CAMP DES ROCHERS
Aujourd’hui, c’est  jour d’évacuation sur le campement des rochers. “Les policiers italiens sont arrivés vers 4 – 5 heures du matin, il faisait nuit. Ils étaient environ 400, avec une quarantaine de fourgons”, raconte la ‘No Borders’ Anna Ganga. “Pendant la matinée, la guardia costiera [NDLR : garde côte] est venue aussi, en prévision. Si l’évacuation par les rochers ne fonctionnait pas, elle se tenait prête à utiliser les jets d’eau par la mer. Il y avait environ 80 Shebabs (jeunes, NDLR) ce jour-là et 20 à 30 solidaires autour d’eux.” Mais la situation ne s’envenimera pas. Éreintés, les exilés ne sont pas là pour en découdre. Les heures s’allongent jusqu’à une intervention salutaire. “Ce qui a sauvé tout le monde, c’est l’arrivée de l’évêque de Vintimille, [NDLR : Mgr Antonio Suetta], qui est venu jouer les médiateurs entre les forces de l’ordre et les réfugiés. C’est ce qui a permis que les réfugiés présents sur les rochers puissent rentrer à Vintimille sans qu’on ne leur demande leur identité. L’évêque s’est aussi engagé à chercher un endroit pour accueillir ceux qui ne trouveraient pas de places dans le centre officiel géré par la Croix rouge”.Les policiers acceptent, avec contrepartie. “Les militants No Borders ont accepté d’être identifiés à la place des migrants. C’était comme un échange de prisonniers“, raconte l’avocate italienne spécialisée en Droit des étrangers Alessandra Ballerini, présente sur les lieux ce jour-là aux côtés de l’évêque du diocèse.

Teresa

Mise en place d’un Observatoire des droits et libertés 06

Les atteintes aux libertés constatées dans le département des Alpes-Maritimes, qu’elles soient le fait de l’Etat et ses représentants ou des collectivités locales ou qu’elles soient la conséquence de leurs carences, augmentent sans cesse.
Une réponse collective s’impose : c’est la création d’un « Observatoire des droits et des libertés dans les Alpes-Maritimes ».
Cet observatoire, porté par la LDH, le MRAP et le Syndicat des Avocats de France, avec l’appui, dès à présent, des associations locales ADN et Tous citoyens … , interviendra sur les cas de violences policières, interdictions et agissements contraires aux principes fondamentaux des droits, notamment le droit de manifestation, de réunion, d’expression, d’aller et venir, les individus agressés pour leurs actions ou leurs mobilisations, les personnes victimes de discriminations pour leur appartenance supposée ou réelle à un groupe donné et toute personne privée de ses droits fondamentaux. Le périmètre d’intervention de l’observatoire est susceptible d’être modifié, en fonction des informations recueillies et des réalités du terrain.
Sont exclus du périmètre les litiges entre individus ou les cas individuels tels que hospitalisations sans consentement, litiges liés aux tutelles et curatelles ou en lien avec le droit du travail ou le statut de la fonction publique, dès lors qu’ils peuvent être disjoints de ce qui est indiqué au paragraphe précédent. S’agissant des atteintes aux droits des étrangers qui sont de longue date dénoncées par plusieurs organismes ou collectifs locaux, elles leurs seront, si l’Observatoire devait en être saisi, immédiatement transmises pour traitement. L’observatoire, si nécessaire, collaborera avec ces collectifs.
L’observatoire se donne les objectifs suivants :
– Collecter les informations – Organiser des équipes d’observation : manifestations, tribunaux, etc. – Analyser les informations collectées, leur pertinence et leur fiabilité
Le cas échéant, l’observatoire décidera des suites à donner, seul ou en liaison avec d’autres organismes : classer, signaler au procureur, au Défenseur des Droits, à la CNIL, agir devant les tribunaux, médiatiser, etc.
L’observatoire met à la disposition du public, des associations, syndicats et groupements politiques :
• Une adresse mail sécurisée : obslibertes06@protonmail.com
• Une messagerie téléphonique : 07 81 40 01 18
• Une adresse postale : SAF – Observatoire- Maison de l’avocat 15, rue Alexandre Mari 06300 Nice

Pour rappel, vous pouvez télécharger le guide des droits du manifestant arrêté établi par le Syndicat de la Magistrature (2013).

A consulter également, les droits et conseils en cas d’interpellations, par le Syndicat des Avocats de France.

Egalement une brochure sur les droits des blessés.

Nice : nouvelle condamnation d’un militant solidaire

Loïc, militant impliqué dans de nombreuses associations, par ailleurs membre du CA de l’AdN, vient d’être condamné en appel en tant que solidaire. Ci-dessous, le communiqué de l’Anafé à son sujet. Il annonce également se pourvoir en cassation.

Alerte Amnesty International / Anafé – lundi 1er avril 2019

Loïc, 29 ans, membre de l’Anafé, vient d’être condamné par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France » alors même qu’il avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en première instance le 14 mars 2018.

« L’Anafé apporte son soutien à Loïc, qui a été condamné alors qu’il a répondu à un élan de solidarité et d’humanité et dont la motivation au quotidien est la défense des droits des personnes à la frontière franco-italienne. Censée sanctionner les personnes et les organisations qui font du passage illégal des frontières un business hautement lucratif, exploitant les personnes étrangères qui souhaitent entrer sur le territoire français, cette pénalisation a une nouvelle fois été déviée de sa cible  », déclare Laure Palun, co-directrice de l’Anafé.

« Cette condamnation montre à quel point il est temps de changer d’approche sur la question des frontières. L’État français a la responsabilité d’administrer sa frontière. Pour autant, cela ne justifie pas que le seul franchissement irrégulier ou l’aide à un tel franchissement, sans contrepartie, puisse être considéré comme un délit, passible d’une peine de prison. C’est pourtant ce que prévoit la loi française. Et les effets produits sur les personnes sont disproportionnés. Ces questions sont de nature administrative. Elles devraient le rester », ajoute Jean-François Dubost, responsable du Programme protection des populations civiles à Amnesty International France.

Nos associations demandent à ce que la loi française soit modifiée en ce sens.

Complément d’information

Le 18 janvier 2018 Loïc est arrêté lors d’un contrôle d’identité au péage de La Turbie dans le sens Italie-France. À bord de son véhicule, il y avait un ressortissant éthiopien. Ils ont tous les deux été arrêtés. Loïc a reconnu avoir aidé cette personne dans son parcours migratoire pour des motifs humanitaires. Quelques jours avant, un homme avait été retrouvé mort sur le toit du train en provenance de Vintimille – il avait été électrocuté. Le ressortissant éthiopien a été immédiatement renvoyé en Italie.

À l’issue de sa garde à vue, Loïc a été présenté au tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate. L’audience a été reportée au 14 mars. Pendant cette période, il avait l’interdiction de sortir du département des Alpes-Maritimes et devait se présenter une fois par semaine au commissariat.

Le 14 mars 2018, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Loïc en raison notamment de l’absence d’audition du ressortissant éthiopien dans la procédure pénale et de l’absence de procédure relative à la situation administrative de cette personne sur le territoire français. Le tribunal avait en effet estimé que « la culpabilité ne peut être retenue sur la seule base de l’auto-incrimination, le délit poursuivi n’apparaît pas suffisamment caractérisé en l’absence d’enquête sur la situation administrative de l’étranger visé à la procédure ».

Le parquet avait alors fait appel de la décision. L’audience en appel s’est tenue le 20 mars 2019 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Pour la défense des libertés.

POUR LA  DÉFENSE DES LIBERTÉS

 Les organisations signataires de l’appel du rassemblement du 25 Mars, se félicitent du succès de l’initiative de soutien à Geneviève. En effet ce sont entre 500 et 700 personnes qui sont venus le 25 Mars au soir rappeler leur attachement à la liberté de manifester et plus largement aux libertés démocratiques.

Les déclarations du président de la République, à propos de notre Camarade, sont proprement scandaleuses. M le président devrait éviter les déclarations paternalistes et condescendante.

            L’escalade sécuritaire et autoritariste prise par le pouvoir ne peut que conduire à une impasse.

            La répression est un signe de faiblesse de la part d’un gouvernement aux abois qui refuse d’entendre le mécontentement qui traverse le pays. Il est urgent de stopper cet engrenage et d’entendre ce qui s’exprime.

Cela passe par l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, par le développement des services publics, par une autre répartition des richesses favorable à ceux qui les produisent… Autant de revendications largement exprimées par le mouvement social, que ce soit  lors des mobilisations syndicales ou avec les Gilets Jaunes le samedi, qui doivent être satisfaites.

Les organisations signataires réaffirment leur détermination à lutter pour la défense des libertés individuelles et collectives, dont le droit à manifester, largement remis en cause par le pouvoir actuel.

Nous appelons, les salariéˑes, les privéˑes d’emplois, les jeunes et les retraitéˑes à ne rien céder face à l’intimidation et à la répression, en continuant à se mobiliser lors des prochaines journées de mobilisation professionnelles et interprofessionnelles et à se rassembler devant la
Gare de Nice-Ville Samedi 30 mars à partir de 13h30

 Premières organisations signataires :
ATTAC 06, CGT 06, FSU, Solidaire, Solidaires Étudiant.e.s, UNEF, Ensemble!, MJCF, NPA, PCF, AdN…

Soutien à notre amie Geneviève Legay.

Soutien à notre camarade Geneviève Legay.
Tout ce qu’il faut savoir.

Communiqué 26 mars 2019

Cher·e·s ami·e·s, cher·e·s camarades,
Samedi vers 11h, à Nice, les CRS ont procédé à une violente charge au cours de laquelle Geneviève Legay, porte-parole d’Attac 06 est tombée au sol, sa tête heurtant un poteau métallique. De nombreuses images montrent Geneviève, gilet jaune sur le dos et drapeau arc-en-ciel « Paix » dans les mains, non violente, scander « Liberté de manifester » peu avant la charge policière. Hospitalisée dans un état grave, elle souffre d’un traumatisme crânien, et de multiples fractures au crâne et aux côtes.

Grâce à l’engagement et la solidarité exprimés de toute part, notamment des militant·e·s et sympathisant·e·s d’Attac, ce nouvel exemple de violence d’État est devenu un enjeu national. Menons le combat pour que justice soit rendue. Voici quelques nouvelles de Geneviève et les informations nécessaires pour vous mobiliser.

Des nouvelles de Geneviève
D’après les dernières informations reçues de sa famille, Geneviève se remet doucement de ses blessures. Celles-ci sont graves : nous espérons qu’elle n’aura pas de séquelles durables. Pour l’heure, elle est toujours hospitalisée et son état reste préoccupant.

Pour agir

Appel à rassemblements
5 rassemblements ont eu lieu lundi soir : à Nice, mais aussi à Alès, Antibes, La Roche-sur-Yon et Antibes.
Ce mardi 26, au moins 10 rassemblements sont organisés : à Bayonne, Bordeaux, Brest, Chambéry, Clermont-Ferrand, Dijon, Dunkerque, Montpellier, Nantes et Paris.

Vous pouvez retrouver toutes les informations concernant ces rassemblements, ainsi que des ressources pour vos mobilisations, sur le site d’Attac France.

Appel à dons
Attac France héberge ici un appel à dons visant à couvrir les frais de justice de Geneviève Legay. Dans le cas où le montant récolté serait supérieur à celui nécessaire, en accord avec la famille, le surplus servira aux frais liés à la plainte déposée par Attac France, puis à couvrir des actions similaires.
Vous pouvez contribuer sur cette page.

Notre position

Nous remettons en cause la version des autorités
Lundi 25 mars, le procureur de la République de Nice a écarté la responsabilité des forces de l’ordre dans la lignée des propos d’Emmanuel Macron et du gouvernement tenus depuis samedi. Pourtant, de nombreuses images en attestent, la chute de Geneviève résulte bien d’une charge très violente des forces de l’ordre. Contrairement à ce que le procureur prétend, en attendant les pompiers, les « street medics » – premiers secours citoyens en manifestation – n’ont pas pu prodiguer les premiers soins, bloqués puis interpellés par les forces de l’ordre.

Une charge disproportionnée et inutile
Contrairement à ce qu’avance le procureur de Nice, la charge des forces de l’ordre apparait totalement disproportionnée et d’une inutile violence. Le groupe de manifestants où Geneviève se trouvait était pacifique et statique. Comme en attestent plusieurs vidéos, la violente charge au pas de course de policiers armés de boucliers, avec des gestes de poussées volontaires, est totalement injustifiée.

Une interdiction de manifester injustifiée
Depuis samedi, les autorités locales et nationales ne cessent d’affirmer que le lieu où se trouvait Geneviève Legay était interdit à la manifestation. Ces mesures d’interdiction, qu’Emmanuel Macron et le gouvernement veulent généraliser, ne peuvent normalement être prises que dans des circonstances graves. À Nice, les précédentes mobilisations des Gilets Jaunes n’avaient entraîné aucune dégradation. Cette interdiction de manifestation nous apparait donc injustifiée, et le dernier argument des autorités – l’arrivée du président chinois à Nice le lendemain – tout à fait inapproprié.

L’indécence de Macron et de son gouvernement
Méprisant, hautain et indigne de sa fonction, Emmanuel Macron s’est à nouveau prêté au jeu de la petite phrase insultante envers Geneviève qui, au même moment, était toujours sur sur son lit d’hôpital. Militante historique de nombreuses causes sociales, humanistes, écologistes depuis près de 50 ans, Geneviève n’a aucune leçon de « sagesse » à recevoir d’un Président de la République qui ne peut s’empêcher de mépriser tous ceux dont il parle. Par les voix de Christophe Castaner, Nicole Belloubet ou encore Marlène Schiappa, le gouvernement a tenu des propos similaires et déplacés, laissant entendre que les blessures de Geneviève étaient de sa responsabilité. Christian Estrosi, maire de Nice, avait pris les devants, multipliant approximations et contre-vérités quelques heures à peine après les violences subies par Geneviève.

Trois plaintes déposées
Trois plaintes vont ainsi être déposées : deux par la famille de Geneviève Legay, la troisième par Attac France. La famille a déposé plainte contre X pour « violences volontaires » et pour « subornation de témoin », ainsi qu’une plainte contre le préfet des Alpes-Maritimes pour « complicité de violences volontaires aggravées ». Pour la « subornation de témoins », Geneviève affirme en effet avoir subi des pressions de la part des policiers qui l’ont interrogée dès le dimanche, sur son lit d’hôpital, pour indiquer que sa chute avait été provoquée par un journaliste, et non pas par les forces de l’ordre. Attac France va de son côté porter plainte pour « violences volontaires en réunion, par personne dépositaire de l’autorité publique ».

Une dérive autoritaire face à la demande de justice sociale
Plus généralement, nous observons une fuite en avant répressive et autoritaire du pouvoir exécutif en réponse à une crise sociale et politique. Le choix de la répression policière ne se limite pas aux mobilisations des gilets jaunes, comme en témoignent les nombreux cas observés dans les quartiers populaires et, plus généralement, contre celles et ceux qui se mobilisent pour plus de justice sociale. Nous appelons à ce que cela cesse immédiatement.
Ce n’est pas par la répression et les violences policières qu’Emmanuel Macron répondra à la légitime demande de justice sociale qui s’exprime partout dans le pays.

Attac France — 2019
Twitter |  Facebook |  Viméo

Liberté, égalité, manifester.

Nice samedi 23 mars, je suis allée voir si la liberté de manifester existait toujours. Un dispositif policier disproportionné a été mis en place et ce que j’ai vu est affligeant. D’après C. Estrosi « Si nous n’avions pas pris des dispositions, les manifestants radicalisés seraient rentrés dans Nice. Là, le droit de manifester est préservé à certains endroits et la vie continue partout ailleurs dans une ville protégée » ou bien « J’ai vu aussi des choses inacceptables et sur lesquelles je demande au gouvernement une fermeté totale : nos forces de l’ordre sont aujourd’hui insultées, défiées et filmées par des manifestants bravant volontairement les interdits, c’est insupportable ». Ce qui est grave, monsieur Estrosi, c’est que notre amie Geneviève, blessée grièvement à la tête, soit toujours hospitalisée et qu’un manifestant ait été blessé à l’oreille. Au total, 80 interpellations ont été réalisées dans le département dont 75 rien qu’à Nice.

Adn s’associe bien sur à l’appel lancé par Attac 06 et de nombreuses organisations, collectifs , syndicats ainsi que des citoyen.ne.s engagé.e.s à se réunir pacifiquement place Garibaldi à Nice ce lundi à 18h00, afin de relayer les messages de paix de fraternité et les nombreux combats humains et environnementaux que porte depuis tant d’années notre amie Geneviève.
Je vous invite à partager cet appel.

Photos

 

La tête haute, au cœur de la vallée de la Roya.

A VOIR : lundi 18 mars après le journal Soir 3,
dans le cadre de « Qui sommes-nous ? – les documentaires régionaux de France 3« .

Dans les Alpes-Maritimes, à la frontière italienne, les habitants de la Roya ont été confrontés à l’arrivée inattendue de centaines de migrants.
Entre doutes et engagement spontané, ils témoignent. Ce film donne aussi la parole à des migrants qui ont trouvé un refuge provisoire dans la vallée.

C’est l’histoire d’une vallée magnifique, paisible, en bordure de l’Italie.Et puis un jour, surgit l’inattendu. Des dizaines, bientôt des centaines de migrants, font irruption sur la route, sur les chemins.

Une fois retombés les feux de l’actualité, que reste-t-il de cette aventure extraordinaire qui voit l’engagement des uns, les doutes des autres, la désobéissance civile des plus motivés, la sourde hostilité des silencieux ?

C’est ce que retrace La tête haute, au coeur de la vallée de la Roya, un documentaire inédit proposé dans la collection D’ici et d’ailleurs.

 

Stop au harcèlement policier et que vive la solidarité !

Communiqué de SOLIDARITE MIGRANTS COLLECTIF 06

Ainsi avec un acharnement particulier la vallée de la Roya vient d’être à nouveau le théâtre d’un déploiement de forces de polices à l’encontre de plusieurs de ses habitant·e·s, citoyen·ne·s solidaires. Qu’ont-ils fait de condamnable ? Ils ne le savent pas, personne ne le sait, mais en tout cas, ils sont quelques uns à avoir passé une nuit en garde à vue après irruption violente de gendarmes, souvent l’arme au poing à leur domicile, terrorisant les enfants, le mercredi 13 mars à 6h30, pour une perquisition suivie de leur arrestation.

Régulièrement, suivant en cela une tradition qui au long des décennies ne s’est jamais démentie et qui en fit pendant la guerre des héros, ils ont secouru des étrangers arrivés au péril de leur vie dans leur vallée, à travers la montagne périlleuse. Plusieurs de ces migrants sont morts avant d’arriver, mais pour ceux qui ont réussi à y parvenir, ils découvraient enfin la solidarité et la fraternité que
savent pratiquer bon nombre de citoyens de la Roya. Enfin pensaient-ils, l’asile, le repos, la paix, l’avenir étaient à portée de leur vie !

C’était sans compter sur le déni de droit que pratiquent police et préfecture aux ordres d’un gouvernement qui bafoue la loi pour faire obstacle aux demandes d’asile.
« Sauver des vies n’est pas un délit, dans les montagnes comme ailleurs » ainsi que viennent de l’affirmer six associations humanitaires, renforcées en cela par la décision du conseil constitutionnel de faire de la Fraternité une obligation pour tout citoyen de notre République. Ces habitants n’écoutant que leur ADN ont pratiqué la Fraternité, chacun à sa manière, aidant de mille façons les migrants en désespoir et en demande.

STOP à l’intimidation, à la terreur. Nous exigeons de ce gouvernement l’application du droit international qui n’est pas respecté dans l’accueil des plus faibles et le respect des décisions du Conseil constitutionnel, en cessant ces poursuites envers nos compatriotes qui exercent un droit inaliénable et un devoir impérieux : la FRATERNITE.

SOLIDARITE MIGRANTS COLLECTIF 06 : Alternative et Autogestion 06, Artisans du monde 06 – Attac 06 – Citoyens solidaires 06 – Collectif citoyen Bevera – Défends Ta Citoyenneté ! Emmaüs Côte d’Azur, FCPE, FSU 06, Habitat et Citoyenneté, LDH Paca, LDH Nice, Mouvement de la Paix, MRAP 06, Planning familial 06, Réseau décolonial 06, RESF 06, Roya Citoyenne, Solidaires 06, Solidaires étudiant-e-s Nice, Vallées solidaires 06.
et : Association pour la Démocratie à Nice – CIMADE 06 – Diem 25 Nice – Ensemble ! 06 – France Insoumise 06 – Nouveau Parti Anticapitaliste 06 – Parti Communiste 06 – Parti de Gauche 06 – Tous citoyens ! – UD CGT 06

_________________________________________________

Communiqué de Roya Citoyenne du 13/03/2019

JEUDI 13 MARS : SEPT CITOYENS SOLIDAIRES DE LA ROYA
EN GARDE A VUE

Hier, sept personnes, dont trois, membres du C.A. de Roya Citoyenne ont été réveillées au petit matin (certains devant leurs enfants), par des gendarmes armés.
Tous ont été perquisitionnés, emmenés en garde à vue (certains menottés). A cette heure, ils sont toujours interrogés.
Le harcèlement des solidaires et des aidants continue et s’amplifie, en contradiction flagrante avec la position récente du Conseil Constitutionnel consacrant le principe de Fraternité.
Nous ne sommes ni des criminels, ni de dangereux terroristes. Ces tentatives d’intimidation ne nous empêcheront pas de continuer à accueillir et aider ceux qui passent par chez nous, après après avoir, pour beaucoup, frôlé la mort.
L’Histoire nous donnera raison, comme elle l’a fait pour d’autres ,qui se sont élevés contre l’injustice et la barbarie.
Roya Citoyenne

Les vrai-faux supporters d’Eric Ciotti.

1er février 2019
Voici la réponse définitive de la CNIL au sujet de cette affaire. Somme toute, ‘répondre’ à des personnes ne vous ayant pas écrit, et se revendiquer d’agir en leur nom, est chose tout à fait normale si vous utilisez la liste électorale… Le courrier de la CNIL est ici et celui de Eric Ciotti est là.


21 novembre 2018 :

Réponse de la CNIL, saisie par AdN en septembre.
« OBJET : Votre réclamation à l’encontre de M. Éric CIOTTI (n° 18018790).
Madame, Je vous informe que nous sommes intervenus auprès de M. Éric CIOTTI dans le cadre de l’instruction de la réclamation référencée ci-dessus. Nous ne manquerons pas de vous tenir informée des suites que la Commission lui réservera, en fonction des éléments de réponse qui lui seront transmis. En restant à votre disposition. »

Les faits
18 septembre 2018 : C’est une triste affaire dans laquelle le député Eric Ciotti joue le premier rôle. Ci-dessous, le courrier que nous lui avons envoyé ce jour, ainsi qu’une copie de la lettre qu’ont reçu certaines personnes domiciliées dans sa circonscription, bien malgré elles.

Monsieur Eric Ciotti,
Nous avons reçu ces derniers jours plusieurs signalements de citoyens et citoyennes domiciliées au sein de votre circonscription. Ceux-ci et celles-ci ont en effet reçu, à leur grand étonnement, un courrier de votre part affirmant qu’elles vous auraient personnellement adressé leurs « doléances liées aux  nuisances sonores et actes d’incivisme […] place Garibaldi, en raison de l’afflux des personnes sans domicile fixe, logeant sous les arcades ». Or, les personnes qui nous ont contacté affirment ne vous avoir jamais écrit à ce sujet, n’ayant même jamais souffert des troubles que vous énoncez.
Mais il y a, dans cette affaire, beaucoup plus grave : dans ce même courrier, daté du 27 août 2018, vous informez vos correspondants être de fait intervenu auprès du Maire de Nice et du Préfet des Alpes Maritimes, afin de demander à ces derniers de veiller à « leur salubrité publique » (sic) et « leur sécurité ». Or, ceci semble constituer à nos yeux une usurpation de l’identité des citoyens et citoyennes qui nous ont contacté, choqués, et dont l’honneur en est profondément affecté. Selon un témoignage que nous avons reçu, vous avez également adressé un courrier de même nature à des personnes décédées. Cette usurpation est d’autant plus sérieuse que votre lettre dispose de l’en-tête de l’Assemblée Nationale, d’où ce courrier a d’ailleurs été expédié. Pour rappel, le Code Pénal (Article 226-4-1) mentionne que « Le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. »
Beaucoup de Niçoises et de Niçois, dont ceux et celles qui nous ont alerté, se désolent de la situation de précarité dans laquelle doivent vivre les plus démunis dans notre ville et notre département. Partageant nos valeurs de solidarité, ceux et celles ayant reçu ce courrier auraient préféré voir émerger de votre part une initiative visant à loger dignement les personnes devant vivre dans la rue, voire même effectuer un rappel très ferme de la loi SRU aux nombreux édiles de notre région qui ne la respectent pas (notamment la Ville de Nice).
Nous vous demandons donc de nous apporter au plus vite la preuve de la réalité matérielle de tous les courriers reçus auxquels vous faites référence dans ces lettres, et de bien vouloir alerter le Maire de Nice et le Préfet des Alpes Maritimes que la liste des personnes au nom desquelles vous prétendez intervenir est erronée, et de considérer, par là-même, votre intervention auprès d’eux comme nulle. Nous allons nous-mêmes envoyer une copie de ce courrier à ces deux personnes, ainsi qu’au Président de l’Assemblée Nationale et à la CNIL, afin de savoir si l’utilisation que vous avez pu faire des fichiers d’administrés (vivants et décédés) obéit à la plus stricte légalité. Après l’affaire des « faux électeurs » parisiens de M. Tiberi, espérons ici ne pas avoir affaire aux « faux supporters » niçois de M. Ciotti.
Nous attendons également de votre part des excuses publiques aux personnes mêlées, malgré elles, à cette démarche visant avant tout à stigmatiser toujours plus la pauvreté.
Veuillez recevoir, Monsieur Ciotti, l’assurance de nos salutations désapprobatrices.

Sa réponse via Nice matin : hallucinant !

Appel à solidarité pour Oumaima

Texte d’appel à solidarité / le pot commun pour Oumaima

Le Réseau Éducation Sans Frontières de Grasse lance un appel à la solidarité pour Oumaima, jeune tunisienne, sans papiers, de 22 ans, arrivée en France il y a à peine 5 ans

Après deux années brillantes au lycée Amiral à Grasse, elle a réussi son BAC S avec une mention “très bien” et est inscrite en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles au Lycée Masséna à Nice. Elle souhaite ensuite intégrer une école d’ingénieur.e.s ou peut-être s’orienter sur la recherche mathématique.

Oumaima travaille dur pour arriver à se faire sa place dans la compétition des Classes Préparatoires. Et elle y arrive !
Grâce à de nombreux soutiens, elle a pu assurer, jusqu’à aujourd’hui et depuis 2 ans, ses frais de scolarité et d’internat,

Concernant sa régularisation, elle a essuyé un refus de la Préfecture, lui indiquant simplement qu’elle pouvait faire de telles études en Tunisie (ce qui est faux !) et attend actuellement une date d’audience auprès de la Cour Administrative d’Appel. Cela peut être encore long. En attendant, elle n’a droit à aucune aide.

Or, cette année est l’année des concours d’accès aux Grandes Écoles. Et les inscriptions aux concours sont payantes (mais oui…). Pour elle, et après avoir restreint ses choix de concours, la somme est de 1000€ à quelques euros près. Il y a aussi le dernier trimestre d’internat.
Pour qu’elle puisse aller jusqu’au bout de son année, nous faisons de nouveau appel à la solidarité.

Il n’y a pas de petit don, il y a le don que chacun·e peut faire. 

 www.lepotcommun.fr/pot/adb6cqix  

Avec nos remerciements et les siens,
Christine et Marielle
ses marraines
RESF Grasse

 

Nice se lève pour le climat.

Ce 27 janvier 2019, rassemblons nous une nouvelle fois pour le climat. Nous étions 4000 en 2018 soyons encore plus nombreux pour soutenir « l’affaire du siècle » en 2019 pour protester contre l’inaction climatique du gouvernement et faire converger les revendications : Justice sociale, Urgence climatique et impératif démocratique.
Au programme une manifestation en direction de la Place Masséna à l’initiative du « Collectif 06 Citoyens pour le climat » avec la traditionnelle « batucada », le village des alternatives sur la Place Garibaldi et bien d’autres animations…

L’université de Nice Sophia Antipolis et l’engagement associatif des étudiants.

Enseigner ce n’est pas que « ce n’est pas remplir des vases, mais [aussi] allumer des feux », comme le disait Montaigne

L’Université de Nice Sophia Antipolis l’a bien compris en mettant en place pour ses étudiants un « bonus engagement ».

De façon simple, une association exprime son besoin d’une participation d’un.e étudiant.e à son travail associatif, qui peut être très divers : autour de l’organisation d’un évènement, autour de permanences, d’un soutien à une famille, etc.
Cette participation peut être une observation, une découverte plus investie, voire un travail plus approfondi.

Seule obligation, cela doit correspondre à un temps d’environ 20h-30h, découpées, sur un semestre.

Une sorte de contrat (très simple) est signé alors entre le service engagement de l’Université et l’association, et définit les modalités de l’engagement

En retour, l’étudiant.e. reçoit 0.5 points de bonus engagement sur sa moyenne.

Cette perspective est gagnante/ gagnante pour les associations et les étudiant.e.s :
– les associations font découvrir à un public jeune, leurs problématiques, et peuvent arriver à en attirer de manière plus perenne. Les étudiant.e.s. pourraient alors être un soutien fort apprécié quand on connait le manque de personnes dans les associations…
– les étudiant.e.s. trouvent un moyen pertinent de mettre en relation leurs idées et leurs actions, et tout ceci avec un retour de points de note.
Karine Emsellem

Si certaines associations sont intéressées, merci de contacter Karine Emsellem : emsellem@unice.fr

Inauguration d’une allée Charles Pasqua à Nice. Et si on débaptisait ?

Le 16 novembre, le Maire de Nice a inauguré en grandes pompes une allée Charles Pasqua, en présence de son ami Nicolas Sarkozy (photo ci-contre – source Nice Matin). Nous proposons de rebaptiser cette rue – voir les propositions – vous pouvez nous faire la vôtre !)

L’amitié, une valeur fondamentale pour C. Estrosi. La preuve, la lettre ci-contre datant de 1993, qui nous éclaire sur les « valeurs » partagées par l’édile niçois et l’ancien ministre de l’Intérieur grassois.

Les archives de l’AdN : avis de recherche.

De 1996 à 2006, Adrénaline, c’était une mine d’infos politiques, sociales et culturelles locales – aussi, si vous voulez continuer d’en profiter, pensez à adhérer à notre newsletter, il suffit de le faire sur la page d’accueil du site.

Pour compléter nos archives, nous recherchons les numéros suivants : n°1 (1996), n°8 (1998), n°11 (1998), n° 14 (1999), n°37 (2005).

Si vous possédez tout autre document concernant l’AdN (depuis 1991), merci de nous contacter par mail ou par téléphone.

(photo : le bouquet de la démocratie – 13 mars 1993)

 

 

 

 

Assises de la Transition Écologique et Citoyenne Alpes-Maritimes Alpes du Sud.

Les Assises de la Transition Écologique et Citoyenne Alpes-Maritimes Alpes du Sud vont se dérouler du lundi 29 octobre au vendredi 2 novembre 2018, sur le Campus Universitaire St Jean d’Angély à Nice, pendant les vacances scolaires d’automne.

Une réponse au pessimisme ambiant
Beaucoup de gens se sentent impuissants face aux mauvaises nouvelles liées au climat, ou à la finitude des ressources, mais conservent l’envie d’agir. Ils demandent :

 » Que puis-je faire à mon niveau ?  Comment agir ?  Par quoi commencer ? Puis-je vraiment être utile ?  »
Les Assises vont montrer  que l’on peut agir très directement et rapidement autour de soi, dans toutes sortes de domaines: Alimentation, Culture, Démocratie, Économie et Consommation, Éducation, Environnement, Énergie, Habitat, Solidarités, Transports et Urbanisation, et toutes thématiques associées.
Toutes les infos et le programme Pensez à vous inscrire aux conférences , aux expos, repas …(obligatoire).

AdN interviendra le 1 novembre sur le thème des solidarités « Actions menées dans le département avec migrants en cours d’intégration »

 

Que se passe-il- avec les étudiants internationaux à Nice?

 

11-9-2018 De belles annonces.
 Regis Hoyer, directeur du CROUS Nice-Toulon, s’est « invité » à la réunion de mobilisation pour le relogement des étudiants étrangers menacés d’expulsion des résidences universitaires. La lutte menée depuis avant-hier par les étudiants concernés avec les 3 syndicats et la médiatisation commence à payer. Les procédures de demande de départ sont levées et les étudiants présents et qui sont à la rue seront relogés. «La politique du directeur du CROUS est de loger et je ne laisserai personne à la rue ».
La soirée se prolonge car syndicats et étudiants font le recensement de tous les étudiants concernés. Dans tous les témoignages entendus, un sentiment d’exclusion se fait sentir, bien que le directeur précise qu’il n’y a pas de quotas d’étudiants étrangers mais des contingents.
A suivre, pour que toutes les promesses deviennent réalités.

A suivre ……

Les rafles des réfugié.e.s se multiplient à Vintimille.

Vintimille, les bords de la Roja où les migrants s’abritaient sont surveillés en permanence par de nombreux policiers qui effectuent des traques destinées à les renvoyer dans les camps du sud de l’Italie.
Des grilles ont été installées tout le long des berges de la Roja et les policiers font des rondes qui obligent les réfugiés à aller se cacher dans les fourrés plus loin des berges.

Le maire de Vintimille fait procéder à une dératisation des rives et des emplacements où les bénévoles avaient installé des bidons d’eau et servaient des repas tous les soirs. Encore une façon de chasser les réfugiés qui n’osent plus aller manger à la Caritas certains jours, et ils sont de moins en moins nombreux et de moins en moins visibles.
L’on peut penser que beaucoup ont dû être renvoyés, et que d’autres ont fait appel aux passeurs payants, ou ont pris de risques pour franchir la frontière.

Les associations italiennes très vigilantes aident beaucoup et pendant le mois d’aout des Assemblées réunissant italiens et français se sont réunies pour organiser l’assistance et la résistance.

La frontière de tous les dangers.

« Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France, dans la façon dont nous mettons en place des moyens pour accueillir les demandeurs d’asile et ceux qui, ayant obtenu l’asile, deviennent des réfugiés », a déclaré Edouard Philippe.
Des actes, assez des paroles !

Depuis la fermeture de la frontière en juin 2015, de nombreux réfugiés ont péri en tentant de la franchir.

9 septembre 2018 : le corps sans vie d’un migrant échoué à 3 mètres de profondeur a été repêché hier par la capitainerie du futur nouveau port de Vintimille.

20 juin 2018 : Un migrant d’environ 35 ans a été trouvé, sans doute mort noyé, par des passants, sur le rivage à Vintimille.

14/01/2018
Un migrant  qui pourrait être de nationalité Gambienne,  a été retrouvé matin décédé par électrocution en gare de Menton (Alpes-Maritimes), sur le toit de la locomotive d’un train en provenance de Vintimille (Italie). Les pompiers sont intervenus vers 6h00 pour prendre en charge la victime, précise le service départemental d’incendie et de secours (SDIS), Il s’était allongé au niveau de la caténaire et a subi de ce fait un arceau électrique qui l’a brûlé par électrocution, précise la police. Trois détonations avaient été entendues par les passagers et le conducteur du train peu après le départ de Vintimille (Italie), des témoins apercevant aussi des flammes, mais l’arrêt n’a été possible qu’en gare de Menton.

27/12/2017 : un jeune homme d’une vingtaine d’années, d’origine africaine, est retrouvé mort sur un talus de l’autoroute, après avoir chuté pendant son sommeil depuis la cabane abandonnée où il dormait en surplomb de l’A8 au niveau de Roquebrune-Cap-Martin.

26/08/2017 : un homme de 25 ans est retrouvé électrocuté dans le compartiment technique du train venant de Vintimille.

16/08/2017 : un homme Irakien de 36 ans, heurté par un train dans le tunnel de Peglia.

12/07/2017 : un jeune Gambien de 23 ans, heurté par un camion sur la via Aurelia entre la frontière et Vintimille. Selon des témoins, il était seul et la police a indiqué qu’il avait été reconduit en Italie par la police française il y a quelques jours.

13/06/2017 : un jeune soudanais âgé de 16 ans meurt noyé à Vintimille, dans la mer, à l’embouchure de la Roya.

23/05/2017 : Un homme sénégalais est retrouvé électrocuté dans le compartiment technique du train venant de Vintimille.

19/05/2017 : Un homme malien de 30 ans est électrocuté dans le compartiment technique du train venant de Vintimille.

19/03/2016 : un homme africain, hébergé au camp géré par la Croix Rouge Italienne, tombe du Pas de la Mort. Son corps est retrouvé le 21 mars.

17/02/2017 : un homme est électrocuté sur le toit du train venant de Vintimille. Il est retrouvé au centre de maintenance de Cannes La Bocca.

05/02/2017 : Un jeune homme nord-africain, entre 20 et 25 ans, est percuté par un train dans le tunnel de Dogana.

04/01/2017 : Mohammad Hani, Lybien de 26 ans, est percuté par un scooter à Vintimille.

23/12/2016 : un jeune algérien d’environ 25 ans est percuté par un train à Latte.

22/11/2016 : Alimonu Kingsley, Nigérian de 23 ans, se noie, emporté par la Roya.

21/10/2016 : un jeune homme est percuté par une voiture sur l’autoroute A8.

07/10/2016 : Milet, 17 ans et Erythréenne est percutée par un camion sur l’autoroute.

06/09/2016 : un jeune homme d’origine africaine chute depuis le viaduc de Ste Agnès en tentant d’échapper aux forces de l’ordre.

De nombreux autres migrants ont été blessés, parfois très gravement lors du passage de la frontière, et ont été accueillis dans des hôpitaux français et italiens.

« Nous devons être plus déterminés à intercéder auprès des puissants, dont tu es une autre victime, afin qu’ils se préoccupent de la vie humaine, des personnes pauvres, de la paix et de la justice globale et pas seulement des intérêts économiques et du bien être d’un petit nombre. » – Omélie du Père Don Rito lors des obsèques de Milet.

Rendez-nous nos panneaux d’affichage !

Depuis 2013, nous réclamons la réimplantation des panneaux d’affichage associatifs à Nice… et nous avons trouvé un nouvel endroit !

Ci-dessous, copies des réponses du maire depuis le début… En novembre dernier, de l’espace a aussi d’être trouvé pour la propagande municipale, perchée sur des tableaux lumineux Place Masséna. Et pourtant, des idées d’affichage, nous en avons !

Et le maire a choisi celle ci !

estrosi_8mars_2013estrosi_31octobre_2013estrosi_2janvier_2015

 

 

 

EXPRESSION_LIBRE
L’AdN va organiser une action pour le retour des panneaux devant la médiathèque, et en faire installer d’autres dans tous les quartiers de la ville. Une réunion de préparation aura lieu – envoyez-nous un mail si vous êtes intéressé+e.

Le tribunal, une autre façon d’éloigner les SDF de Nice

Le 5 juin, quelques heures après que M. Estrosi, maire de Nice, ait annoncé qu’il allait prendre un nouvel arrêté anti-mendicité pour éloigner les SDF de sa ville, Madame L. était arrêtée sur dénonciation de la responsable d’une agence immobilière devant laquelle elle mendie depuis plusieurs années dans un quartier hyper touristique de la ville. Après six semaines de préventive, elle passait en jugement ce vendredi 13 juillet, au TGI de Nice, pour une supposée maltraitance sur ses enfants.

La prévenue, âgée de 24 ans, de nationalité roumaine, enceinte de plusieurs mois, ne comprend pas le français et répond de façon manifestement incohérente aux questions des juges. Ce qui lui est reproché : être maltraitante et violente envers ses deux enfants qui l’accompagnent dans sa mendicité. Comme l’a fait remarquer l’avocat de la défense, les certificats médicaux établis par les médecins de l’hôpital Lenval concluent à une absence de toute trace de coups et sévices anciens ou récents sur les corps des enfants. Sur la dizaine de témoins interrogés, seuls la plaignante et un autre commerçant évoquent une attitude violente envers les enfants, alors que les autres riverains, certes agacés par sa présence dans la rue depuis plusieurs années, n’ont noté aucune agressivité envers les enfants. Le verdict est tombé comme un couperet : un an d’emprisonnement ferme et 5 ans d’interdiction de séjour dans les Alpes-Maritimes.

En écoutant la présidente du tribunal, qui interroge la prévenue avec une certaine acrimonie, il était manifeste que ce n’était pas la maltraitance volontaire que l’on jugeait chez cette femme mais son incapacité à éduquer ses enfants selon les normes de la classe moyenne française. Elevés dans un squat avec leurs parents, les enfants manquent d’hygiène, la fille de presque deux ans serait « dans la limite basse de la courbe en poids et en taille » et le garçon a une blessure mal soignée au pied (qui ne nécessite cependant pas d’hospitalisation selon les rapports médicaux). On reproche à cette mère de pas donner de repas équilibrés à ces enfants, de n’avoir pas de médecin de famille, de ne pas fréquenter le planning familial, d’avoir probablement allaité trop longtemps son fils de trois ans, de les vêtir tout deux « de manière inappropriée » ou encore de ne pas faire garder ses enfants pendant qu’elle mendie (par une baby sister ?). En d’autres termes, elle élève ses enfants dans la misère. La misère qui est la sienne. Rien de plus ne peut lui être reproché, si ce n’est, implicitement, de « faire tâche » dans la station balnéaire niçoise.

A aucun moment, le tribunal et l’association partie civile ne se sont posé la question de savoir pourquoi les services sociaux et les associations de protection de l’enfance ont laissé à la rue, pendant plusieurs années, une jeune mère de famille avec deux enfants en bas âge ; à l’évidence, ça n’intéresse pas le tribunal.

En creux, c’est un autre procès qu’on lui fait et qui accapare la moitié du temps de parole des magistrats : alors qu’elle était déjà en préventive depuis dix jours, au cours de la procédure ayant trait au placement de ses enfants, « des membres de sa communauté » (selon les mots de la juge), sont partis – illégalement – avec les enfants en question. Plus forts que Spaggiari, ils ont quitté le tribunal de Nice, puis la vieille ville, à pied sans que personne – ni services sociaux, ni juge, ni police, tous présents sur les lieux- n’intervienne ni ne parvienne à retrouver leur trace. Qui porte la responsabilité de cette situation ubuesque ? Certainement pas la mère qui était alors incarcérée.

Alors qu’est-ce qui justifie une condamnation aussi lourde sur une jeune femme enceinte, au casier judiciaire vierge ? Puisque les certificats médicaux ne concluent pas à la maltraitance, force est de constater qu’elle a été condamnée sur la base de la dénonciation d’une commerçante directement intéressée à la voir déguerpir définitivement. Ce jugement vient en tout cas à point nommé dans la campagne lancée par le maire de Nice contre les pauvres errant dans sa ville ; il met en garde les mendiants contre les risques qu’ils encourent s’ils ne quittent pas la Côte d’Azur.

LDH Section de Nice.

Une conférence de presse, initiée par Viorel Costache, président de l’Association PRALES, s’est tenue Place Garibaldi  vendredi20 juillet en présence de quelques associations Niçoises qui œuvrent pour les familles roms et qui s’inquiètent du sort qui leur est réservé, familles dont beaucoup ont des enfants scolarisés.
L’avocat, Maitre Taieb, était  présent et nous a confirmé qu’il avait fait appel de la décision du tribunal.

 

 

Journée de solidarité internationale à Vintimille

MAJ 15 juillet : très belle manifestation avec environ 7000 personnes selon la presse, et malgré la pression des autorités qui fera changer le parcours au dernier moment.
300 personnes venues d’Espagne, plus des belges et sans d’autres pays européens représentés. De nouvelles initiatives prochainement, auxquelles AdN prendra une part active (album photo plus complet ici).
_______________________________________________________________________
AdN appelle à participer à la  Journée de solidarité internationale à Vintimille :
Pour un permis de séjour européen
Rendez vous 14H – Via Tenda (Parking près du LIDL)

Ce défilé sera une occasion précieuse d’échange, de dialogue et de coopération entre tout.e.s ceux et celles qui, au-delà des différences des territoires et d’appartenances, partagent les mêmes horizons de pensée :

– Pour une dénonciation de la brutalité des politiques nationales et internationales des politiques migratoires
– contre la traite et les violences de genre,
– contre l’exploitation des personnes migrantes
– pour leur liberté et leur autodétermination
– pour revendiquer la nécessité d’un permis de séjour européen, le droit à la mobilité, et pour repenser l’actuel système de l’ « accueil ».

Dans une Europe qui voit ses pays se renfermer derrière des barrages gardés par des militaires, et de nouveaux murs qui laissent passer les marchandises mais qui arrêtent les personnes en quête de perspectives de vie future, Vintimille représente parfaitement l’échec des traités de Schengen, qui préconisent  la liberté de mouvement des personnes au sein du territoire Européen. Vintimille, ville modèle des politiques migratoires répressives et néfastes, à la fois italiennes (décret Minniti-Orlando) et européennes (accord de Dublin III), incapables de répondre aux besoins primaires et aux revendications qui caractérisent ces mouvements migratoires ; où ceux et celles qui essaient de traverser la frontière ayant la mauvaise couleur de peau risquent de tomber sur l’un des nombreux contrôles de police, qui d’ailleurs ne sont pas toujours conformes aux normes des traités internationaux, comme les refoulements depuis la France des mineurs non accompagnés. Contrôles qui souvent amènent au transport forcé vers des centres Hotspot loin des frontières (Taranto ou Crotone), dans une pratique institutionnelle inhumaine, outre qu’inutilement onéreuse pour les finances de l’état puisque les personnes, quelques jours après, reviennent à Vintimille avec la même espérance de rejoindre d’autres pays européens.

Catastrophique aussi est le système d’accueil institutionnel, qui s’est constitué comme une filière de structures où trop souvent on applique des politiques de ségrégation et d’infantilisation des personnes accueillies, auxquelles on refuse la dignité humaine et la tutelle des droits fondamentaux, en les dépersonnalisant. Ainsi, beaucoup de ces femmes et hommes préfèrent dormir dans des campements informels, dans une totale précarité humaine et sanitaire, afin de ne pas avoir à s’arrêter dans des camps institutionnels. Un tel refus se manifeste vis-à-vis du camp de la Croix-Rouge italienne à Vintimille, localisé à 5 km du centre-ville, administré en permanence par les forces de l’ordre. Pendant ces dernières années, on a assisté à des évictions systématiques des campements informels ; fermeture des fontaines publiques ; fermeture de lieux d’accueil protégés pour femmes et mineurs, comme l’Eglise des Gianchette ; un ensemble de solutions qui, loin de résoudre la situation, l’empirent.
Vintimille est le symbole de la violence sur les femmes et les mineurs qui, souvent, partent afin de se soustraire à la violence patriarcale dans le pays d’origine ; mais la violence de genre est une constante tout le long du voyage des migrantes, et elle reste une constant aussi à Vintimille, sous les yeux de tout le monde. Les femmes en transit n’ont pas d’accès aux systèmes de soin, à la prévention des grossesses négligées et des maladies sexuellement transmissibles, elles ne peuvent pas demander dans les temps utiles une interruption volontaire de grossesse ; les conditions dans lesquelles elles sont « accueillies » à Vintimille, et pas que, sont incertaines, et elles ne les protègent pas du risque de devenir une « marchandise d’échange » ou d’être asservies dans les réseaux de traite qui nourrissent le marché de la prostitution.
Partout en Europe, s’enchainent les attaques contre toute forme de solidarité active ; les calomnies contre les ONG ; les arrestations de ceux et celles qui aident les migrants dans leurs parcours ; l’élévation incessantes de murs physiques et législatifs ; les remises de notifications et plaintes aux activistes et solidaires – nous vous invitons à construire une mobilisation qui soit construite par et avec les personnes migrantes. Une journée de solidarité pour la liberté de mouvement, pour sortir de l’isolement médiatique et revendiquer la dignité et l’autonomie des personnes en voyage, pour affirmer l’humanité et la légitimité des pratiques solidaires. Pour donner vie à des langages et projets engagés qui confèrent de la force et de la visibilité aux revendications des personnes migrantes et aux différents parcours de solidarité qui se développent partout en Europe (Espagne, Grèce, Calais) contre la barbarie représentée par les frontières et les politiques migratoires.

14 juillet, 14h manifestation internationale à Vintimille
#permisdesejoureuropeen #vintimillevilleouverte #droitssansfrontieres#libertesdecirculeretderester #14J

Pour info et adhésions : mobilitazione14luglio@gmail.com

Soutien total au père de Pinar Selek et à toute sa famille !

Ce 5 juillet au matin, la police turque s’est présentée au cabinet de l’avocat de Alp SELEK, le papa de Pinar, avec un mandat d’amener. Celui-ci était absent à ce moment là, il participait à une manifestation des avocats.

A Istanbul, depuis un certain temps, les avocats manifestent régulièrement pour demander la libération de leurs consœurs et confrères injustement emprisonnés.

Dans ce cadre, le papa de Pinar a plusieurs fois pris la parole publiquement et a donné des interviews. Selon toute vraisemblance, c’est ce qui lui est reproché.

Les policiers qui se sont présentés ce matin à son cabinet font partie de la brigade antiterroriste, et nous sommes, avec Pinar et sa sœur, terriblement inquiets. En effet, Alp a 88 ans, il est âgé et sa santé est fragile.

Alp n’est pas allé au commissariat. Il s’est rendu, accompagné de ses collègues, directement au palais de justice pour rencontrer le procureur.

Il a finalement été relâché par la police turque, mais un procès aura lieu. Rejoignez le comité de soutien de Pinar Selek : https://www.facebook.com/groups/245232069332954/

Alain Desgranges

Solidarité avec les familles syriennes en errance à Nice

De nombreuses associations(*) et des particuliers se sont mobilisé+es pour aider les personnes en demande d’asile qui dormaient sous des tentes sur le parking des Arboras, face au Staps, depuis plus d’un mois. De nombreuses personnes passent aussi pour leur apporter nourriture, vêtements, et choyer les enfants et les femmes enceintes.

Estrosi, le maire, a obtenu du Tribunal Administratif (par sa requête du 18/06 – verdict le 22/06) leur expulsion du camp, avec pour délai dimanche 24/06 à minuit. Les familles n’ont pu être représentées, avisées trop tardivement. La ville a argué les raisons habituelles : manque d’eau, insalubrité, etc… Alors que ces  personnes doivent absolument être hébergées comme la loi le prévoit !

Dimanche 24 au soir, les  familles ont souhaité partir d’elles mêmes dans  le délai imparti. Nous les avons aidées à rassembler leurs maigres bagages, les jeunes ont nettoyé le parking, et le groupe s’est dirigé vers un terrain le long du Var pour la nuit.

Lundi 25 vers 20h, la police, en présence de Monsieur Vinesse (sous-préfet), est arrivée sur les lieux avec 6 véhicules, et les a fait monter dans les voitures en leur disant qu’ils allaient les reloger à 80km de là.

Les familles ont été escortées par les véhicules de la police, et ces derniers se sont arrêtés et ont abandonné tous les demandeurs d’asile sur la Nationale face au Géant Casino de Villeneuve-Loubet.
Nous les avons cherché en vain, et Farid, qui les connaissait depuis leur arrivée, nous a prévenu que des personnes étaient venues les chercher en voiture, alors que d’autres, dont quelques enfants, sont rentrés à pieds.
Tout le monde s’est installé sur le parking de la Sonacotra, propriété d’ADOMA, où les résidents et des associations leur ont apporté de quoi se restaurer.
En  milieu d’après midi, des policiers ont commencé à arriver en grand nombre (plus de 50 en comptant tous les chefs). Certains étaient agressifs, une jeune policière les regardait avec haine et ne cessait de les invectiver « on va les dégager ces racailles« . Malgré mes remarques, elle à continué. Les résidents du foyer sont venus en nombre pour protéger les réfugiés, et la police a fait reculer tout le monde de façon menaçante.

Tout le monde filmait ou photographiait (ce qui est autorisé mais qui ne plait pas vraiment aux policiers). Une policière en colère voulait nous retirer le téléphone car « elle avait des enfants et ne voulait pas se retrouver sur Facekook ».
Les réfugiés se sont assis, résignés, les femmes pleuraient. Les pompiers sont venus soigner un bébé qui avait de la fièvre.
Mr Vinesse est arrivé, est resté un moment, a exposé sa version des événements du lundi soir, et s’est éclipsé emportant avec lui toutes les forces de police.

Mercredi dès 7h du matin, c’est au tour de la police municipale, puis vers 8h, Mr Estrosi, maire de Nice, de venir à la Sonacotra avec un 2ème groupe de police pour annoncer qu’il ne pouvait tolérer la présence de ces personnes sur ce terrain, et qu’il fallait qu’elles partent dans l’heure sinon elles seraient conduites à Auvare. La mairie a donné quelques bouteilles d’eau et le groupe, accompagné de Maitre Zia Oloumi, s’est dirigé vers la préfecture pour obtenir des réponses aux demandes d’hébergements. Nous les y avons rejoints.
Un RDV a été obtenu à 14h30 avec l’OFII (Office Français pour l‘Immigration et l’Intégration). L’entretien avec les familles n’a pu avoir lieu car la préfecture refusait la présence de l’avocat.

Vendredi 29 à 10h30, Maitre Oloumi a saisi Le Tribunal Administratif de Nice pour 8 référés : le préfet des Alpes-Maritimes doit être contraint à héberger les familles Syriennes. A 15h, une décision partielle est rendue par le Tribunal Administratif. Pour l’instant, 4 familles sur les 8 ont obtenu gain de cause, les réponses du TA arrivent peu à peu…

(*) AdN, Habiter la rue, MIR, Emmaüs, Médecins du Monde, Resf06, Secours Populaire…

Nice : avis d’expulsion d’un campement de demandeurs d’asile

De nombreuses associations(*) se mobilisent pour aider les personnes en demande d’asile qui dorment sous des tentes sur le parking des Arboras, face au Staps, depuis plus d’un mois. De nombreuses personnes passent aussi pour leur apporter nourriture, vêtements, et choyer les enfants et les femmes enceintes.
Urgent : besoin d’interprètes en syrien ou arabe.
Nous aurons également besoin de vous tous, car le maire a obtenu (par sa requête du 18/06 – verdict le 22/06) du Tribunal Administratif leur expulsion du camp, avec pour délai dimanche 24/06 à minuit. Les familles n’ont pu être représentées, faute d’avocat. La ville a argué les raisons habituelles : manque d’eau, insalubrité, etc…
Ces personnes doivent absolument être hébergées comme la loi le prévoit !

(*) AdN, Habiter la rue, MIR, Emmaüs, Médecins du Monde, Resf06, Secours Populaire…

Procès de Martine Landry – version longue

Mercredi 30 mai 2018. Il est déjà tard, 18h15, lorsque le procès de Martine Landry démarre. La salle n°3 du TGI de Nice est remplie d’une trentaine de personnes venues en soutien, ainsi que d’une dizaine de journalistes de la presse locale et nationale. Tout le monde est plutôt détendu pour assister à cette audience qui a déjà été renvoyée plusieurs fois. Le procès prévu le 8 janvier 2018 a été reporté au 14 février, puis au 11 avril et enfin au 30 mai suite à la grève des avocats. Lors du précédent renvoi, il était convenu que la Défense d’un côté (Me Damiano) et le Ministère Public de l’autre devaient chacun+e fournir une nouvelle pièce à verser au dossier. Ce « deal », finalement non respecté par le Ministère Public, va devenir central au moment des réquisitions. Continuer la lecture de Procès de Martine Landry – version longue

Procès de Martine Landry – premier résumé

Mise à jour : la version longue et détaillée de l’article est visible en cliquant sur ce lien.

Procès fleuve aujourd’hui, mercredi 30 mai, de 18h15 à 21h30, pour Martine Landry au TGI de Nice. Attaquée pour avoir fait passer (à pied !) deux mineurs guinéens au poste frontière de Menton – l’accusation n’a pas tenu, loin de là, au vu de l’excellente défense produite par Me Damiano et des pièces du dossier. Au final, le Ministère Public ne put faire autrement que demander la relaxe de Martine Landry. Mais ne nous y fions pas : cette clémence de façade s’est accompagnée d’une manipulation et d’une charge sans précédent à l’encontre de la défense qui a été très clairement menacée. Plus de détail dans un autre résumé plus complet à venir.

La juge a quant à elle mis le jugement en délibéré pour le 13 juillet à 13h30.

Nice: camp rom détruit à la veille de la rentrée scolaire.

3 mai 2018

Ce matin démantèlement d’un camp rom ou Christiane et moi nous rendions souvent pour la scolarisation des enfants et des moments de rencontres . Une famille avec 3 enfants dont 2 scolarisés va devoir s’abriter dan une voiture en attendant la réponse aux démarches de mises à l’abri que nous avons entreprises auprès de la MSD -Maison des Solidarités Départementales et qui ne sont pas sures d’aboutir .

La rentrée des classes approche et l’hébergement vient d’être refusé.

Radios Associatives PACA: Victoire de la médiation

18 fevrier 2018 : Comme beaucoup, nous appelions à signer et faire circuler la pétition pour sauver les Radios Associatives de Provence Alpes Côte d’Azur. Une décision unilatérale de la Région met les radios associatives en péril

Première victoire
18 avril 2018  : Le Préfet Michel SAPPIN, Médiateur de la Région PACA, que nous avions saisi, m’a annoncé officiellement que nous allons recevoir une lettre du président Renaud MUSELIER précisant que :
– la Convention intervenue entre la Région PACA et la FRASE demeure en vigueur jusqu’à son terme, à savoir jusqu’au 31 décembre 2018,
-le texte d’une nouvelle convention sera mis à l’étude.
La FRASE s’exprimera officiellement après réception et étude de la lettre du président MUSELIER.

Dès aujourd’hui je tiens à saluer le succès de la médiation entreprise. J’en remercie vivement le Président Renaud MUSELIER et le Préfet Michel SAPPIN qui ont voulu que le respect du Droit et du dialogue démocratique prévalent.
J’exprime la gratitude de la FRASE, des 40 radios de la Région, à toutes celles et tous ceux qui ont agi et notamment aux milliers d’auditeurs ayant signé notre pétition, d’avoir rendu possible ce succès.

Ensemble demeurons vigilants et actifs.
Bien cordialement,
Gilbert ANDRUCCIOLI Président
federation-frase@orange.fr

Rappel des faits : Depuis 2005, le Conseil Régional soutient les 40 radios associatives de SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur au moyen d’une subvention annuelle de fonctionnement, et, de manière triennale, par une aide à l’équipement.
Par un simple courrier, le 8 janvier dernier, la Région a décidé de rompre la convention qui la lie à la Fédération Régionale des Radios Associatives du Sud-Est (FRASE) jusqu’au 31 décembre 2018 avant un éventuel renouvellement.
Cette décision unilatérale met en péril non seulement le développement, mais aussi la continuité d’un service de qualité apprécié par les millions d’auditeurs de la Région.

La mutation du paysage audiovisuel: Parlons-en ! 
Pour justifier sa décision, la Région évoque « une mutation du paysage audiovisuel régional »… Quelle mutation ? En quoi concerne-t-elle les radios associatives ? Les représentants des radios font preuve de résilience… parlons-en !

la pétition

 

 

Communiqué interassociatif : Frontière italienne, faux en écritures publiques ou pas ?

Dans un communiqué du 13 avril 2018, le préfet des Alpes-Maritimes qualifie les informations diffusées par la presse internationale et française d’« allégations mensongères ». Commettre des faux en écritures publiques est un acte suffisamment grave pour que le préfet attaque en diffamation « The Observer » et tous les organes de presse qui ont relayé l’information ; nous attendons.

Le préfet regrette que les journalistes n’aient pas vérifié l’information : rappelons que le préfet ne répond jamais aux courriers, que l’accès à l’information et aux lieux de privation de liberté sont strictement interdits à la presse et aux associations de défense des droits de l’Homme.

A deux reprises, des parlementaires ont procédé, comme la loi les y autorise, à des visites surprise dans les locaux de la PAF de Menton et à chaque fois, des irrégularités très graves ont été mises en évidence ; faudra-t-il installer un bureau permanent de l’assemblée nationale à Menton ?

Que M. le préfet se rassure, avec la loi « asile immigration » actuellement en discussion au parlement, les actes illégaux qu’il tente de justifier, vont devenir tout à fait légaux : si un amendement LREM est adopté, plus de problèmes avec les journalistes et les associations ! La notion même de mineur va disparaitre aux frontières terrestres de la France. Ce serait une atteinte directe au principe supérieur de l’enfant, en contradiction avec la convention internationale relative aux droits de l’enfant.

Nice, le 18 avril 2018

Association pour la démocratie à Nice, Cimade 06, Défends ta citoyenneté, Habitat et Citoyenneté, Ligue des droits de l’Homme 06, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples 06, Roya Citoyenne, Syndicat des avocats de France 06, Tous citoyens.

Contrôle au faciès violent dans le TER Vintimille-Nice.

Une vidéo sur facebook montre l’évacuation violente d’une famille, dont la femme est enceinte, en gare de Menton-Garavan à la mi-février dernier. Témoignage : « Des CRS s’en sont violemment pris à un couple et à ses enfants lors d’un contrôle au faciès le 16 février en gare de Menton. La femme, enceinte, a fait un malaise et à été traînée sur le quai après que les CRS ont tenté de prendre leurs enfants pour les faire sortir du train. »

La video est visible ici pour ceux et celles possédant un compte facebook. Une autre video de contrôle au faciès est visible ici, prise le 20 juin 2015 dans le même TER. Car ce type de contrôle est systématique depuis près de 3 ans désormais.

Le mois de mars à Nice sera féministe ou ne sera pas !

Le mois de mars à Nice sera féministe ou ne sera pas !
Le 24 mars
: Projection au cinéma Mercury organisée par le Collectif Droits des Femmes 06 : « We Want Sex Equality »

Le 25 mars : La librairie Mots du Monde propose une rencontre à la Zonmé avec Pinar Selek au sujet de l’intersectionnalité

Le 30 mars : Table ronde organisée par la LDH, Habitat & Citoyenneté, le GRAF, le Planning Familial et l’Université Nice Sophia Antipolis à travers l’Observatoire des Migrations

AdN membre du Collectif Droits des Femmes 06 participe à tous ces événements et espère vous y voir nombreux·ses !!

La prise en charge des jeunes mineurs dans le 06.

Le syndicat CGT, représentant les agents du FEAM, est alerté de plus en plus souvent par des décisions inadaptées et arbitraires de la direction de l’enfance du FEAM.
Il nous semble aujourd’hui important de dénoncer ouvertement ce fonctionnement qui a de lourdes conséquences sur la prise en charge des jeunes accueillis. Régulièrement, des jeunes sont déplacés d’une structure à une autre sans consultation des équipes concernées, sans explication ni au personnel, ni aux jeunes. Quel sens à notre travail aujourd’hui, quelle valeur le foyer de l’enfance à encore dans ses fondamentaux ???
Nous demandons aux personnels concernés, de ne plus accepter ces situations et de les dénoncer. A l’heure où le projet d’établissement devrait être réécrit, il nous semble primordial de remettre l’enfant, le jeune au centre de notre dispositif.
Nous sommes aussi confrontés aux décisions du Conseil Départemental qui met tout en œuvre pour que les jeunes mineurs isolés ne restent pas au sein de notre établissement. Nous apprenons que les jeunes en attente de voir le juge, ne sont même pas signalés aux greffes du tribunal. Il leur est demandé d’effectuer des tests osseux (très controversés par les spécialistes), leur extrait de naissance n’est pas pris en compte contrairement à la loi. Il est de notre responsabilité d’éducateur, de citoyen, d’humain de tout mettre en œuvre pour que les droits de ces jeunes soient respectés. Ils ont le droit de refuser ces tests, nous devons les en informer.
Nous demandons à notre direction de se positionner sur tous ces dysfonctionnements, et de mettre tout en œuvre pour que nous puissions ensemble retrouver le sens de notre travail, de notre éthique professionnelle.

VIDEO : Contrôle au faciès dans le train Vintimille-Nice.


Contrôle au faciès dans le train Vintimille-Nice par ADN-NICE

Samedi 20 juin 2015, sur la ligne SNCF Vintimille-Nice, la Police de l’Air et des Frontières monte dans le train à la station Menton-Garavan pour un contrôle d’identité. Seules les personnes de type africain subsaharien se voient demandé leur passeport. Alors que l’Etat Français vient d’être condamné pour cause de contrôle au faciès par la cour d’Appel de Paris, la pratique est encore de mise aux abords de la frontière franco-italienne par la police française. Être noir ne peut préjuger de la liberté et légalité de circulation dans l’espace Schengen.

« CinéS d’AilleurS » – 4ème Édition !

« CinéS d’AilleurS » – 4ème Édition !
Samedi 16 au samedi 23 novembre 2019 à l’Espace Magnan !

L’Espace Magnan poursuit son voyage à travers le cinéma, les langues et les cultures – espagnoles, anglaises et allemandes, sur les thèmes du vivre ensemble, de la diversité, la différence, l’acceptation de soi et des autres…

Au programme :

8 jours, 6 films en VOSTF + 1 film d’animation en VF
Films en compétition : Prix du Public et Prix du Jury Jeune
Projections publiques et scolaires
1 Ciné-Goûter autour du film PACHAMAMA (dès 6 ans)
1 Exposition / Droits de l’Enfant / Amnesty International 06
 Restauration soirée d’ouverture et de clôture dès 18h30

FOCUS FLAMENCO / EN CLÔTURE DE L’EVENEMENT :

Toutes les informations

Séance CSF: Braquer Poitiers .

Vendredi 22 novembre 2019 à 20h30
Cinéma Mercury – 16 place Garibaldi – Nice

Braquer Poitiers
Film de Claude Schmitz – France – 2019 – 1h25

Thomas et Francis braquent Wilfrid, propriétaire d’un ensemble de carwash. Contre toute attente, celui-ci se montre ravi de cette compagnie venant égayer sa vie solitaire, et les autorise à piquer dans la caisse. Bientôt, Hélène et Lucie, deux copines du Sud, les rejoignent pour profiter de l’été à Poitiers.

Claude Schmitz est diplômé de L’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) et est actuellement en compagnonnage au Théâtre de Liège (2018-2022). Il créé et met en scène de nombreuses pièces, dont Darius, Stan et Gabriel contre le monde méchant. De cette expérience du théâtre, le cinéaste garde le goût d’une forme d’improvisation, d’une place laissée à l’imprévu. Claude Schmitz est également le réalisateur du clip This Light du groupe belge Girls in Hawaii. Dans This Light, il filme Hélène Bressiant et Marc Barbé, qui réapparaissent dans Braquer Poitiers. Il a aussi réalisé plusieurs films dont Le Mali (en Afrique) (Prix Format Court – Brive 2016), Rien sauf l’été (Grand Prix Europe et Mention des Distributeurs – Brive 2017).

Toutes les infos sur le film

Un petit nouveau sur la scène alternative : le journal Mouais est né !

Mouais ? Le journal que vous tiendrez bientôt entre les mains, et qui pousse devant vous son premier cri, naît d’une volonté : celle d’offrir aux Niçois.e.s un journal d’information indépendant et critique, qui sorte des sentiers battus, aille gratter là où ça démange, et faire du bruit là où le silence devient pesant. Et pour ça, Mouais a besoin de vous : en tant que journalistes mais aussi en tant que lecteur/trice.s engagé.e.s ou dubitatif/ve.s …

Mouais est distribué aussi physiquement dans les lieux habituels. Pour l’instant au Diane’s dans le Vieux Nice, aux librairies Masséna, la Briqueterie, Mots du Monde, au centre LGBT… la liste s’allonge !  Bientôt une carte vous permettra de savoir où aller pour vous procurez votre futur journal préféré avec vous, et tout.e.s ensemble. Un journal qui nous rassemble. Et pour cela, il a besoin d’aide aussi pour la distribution. Un journal-écrit-mais-pas-lu n’est pas vraiment l’ambition de Mouais. Aidons-nous à rendre ce journal  lisible et pour cela à trouver des astuces pour qu’il arrive entre les mains du plus de personnes possibles : diffusion militante, rémunération à la diffusion, vente à la criée, réseau de diffuseurs qui se répartissent des lieux de diffusion proches de chez eux, de chez elles… Imaginons un journal papier en 2019 à Nice. Un journal local, du local d’ici et d’ailleurs.
 Mouais, le journal dubitatif de Nice
Ecrivain.e du dimanche, chroniqueur.se occasionnel sur les réseaux sociaux, tendeur.se d’oreille, explorateur.se de rues parallèles, amoureux.se des gens, de leurs vies, de leurs rêves, de leur problèmes et joies quotidiens : tous et toutes, vous avez vos mots à dire, et ces mots, ou ces maux, nous voulons vous aider à les faire entendre.Nous ne pouvons plus accepter que des éditorialistes hors-sol, des prétendus « experts » en roue libre, des gratte-papier ne sachant plus que recopier les éléments de langage de la communication du gouvernement et des multinationales, privatisent pour leur compte l’espace d’expression publique –imposant leurs intérêts et leurs lois à des hordes de prolétaires de l’info, pigistes sous-payés, qui constituent aujourd’hui, ne l’oublions pas, le gros des journalistes… Et qui, eux aussi, sont les victimes d’un système médiatique figé, enkysté dans les sphères de pouvoir.
Donc : écrivez-nous. Racontez-nous vos vies. Soutenez-nous, distribuez Mouais… Soufflez sur nos braises… Celle de vos amis, de votre famille, de vos enfants, de vos voisins. Parlez-nous de vos petits ou grands tracas, ou des évènements heureux qui vous ont donné espoir.Parce que, avec vous, tout en menant des enquêtes solides, nous voulons aussi construire un journalisme du fait quotidien, qui, avec humour, assume sa subjectivité.Pour ceci, une seule adresse : contact@mouais.org !
Bonne lecture, bonne écriture, et bonne diffusion aussi…

DROITS AUX FRONTIÈRES : APPEL A MOBILISATION.

AdN  membre actif de ce  collectif  appelle à la mobilisation et à la diffusion de l’information dans  vos réseaux .

Mesdames, Messieurs les député·e·s, IL FAUT ENQUÊTER
 Amnesty International France, La Cimade, Médecins du Monde, Médecins sans frontières, le Secours catholique et leurs partenaires locaux appellent à une mobilisation le 4 décembre à 12h pour dénoncer les atteintes aux droits des personnes exilées commises aux frontières par les autorités françaises.

Elles appellent à la mise en place d’urgence d’une commission d’enquête parlementaire pour mettre un terme à ces violations.

Aujourd’hui, de nombreuses atteintes aux droits fondamentaux sont constatées aux frontières : absence de tout dispositif sanitaire et social, destruction d’abris, obstacles à la demande d’asile, non-protection des mineur·e·s isolé·e·s, refoulements systématiques, comportements brutaux, harcèlement des personnes solidaires…

Nous demandons aux député·e·s l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire afin de confirmer et de compléter ces constats et, surtout, de proposer des mesures concrètes pour que soient respectés les droits fondamentaux des personnes exilées.

En partenariat avec les acteurs présents sur les terrains, des mobilisations portant les mêmes messages auront lieu sur plusieurs villes-frontières le 4 décembre prochain, lorsque les sirènes des pompiers retentiront partout en France à 12h, comme symboles de nos alertes. 

RENDEZ-VOUS LE 4 DECEMBRE À :
Briançon : à 11h30 près du rond-point en bas de l’Avenue de la République (la Chaussée) pour former une chaîne solidaire jusqu’à la Sous-Préfecture.
Calais : à 11h30 devant la statue des « Bourgeois de Calais »Dunkerque : à 11h place Jean Baert
Hendaye : à 11h30 devant la gare SNCF
Menton : à 11h30 Pont Saint Ludovic