Pour la réactivation de la fontaine à eau Place du pin.

Vendredi 20 juillet, mobilisation Place du Pin à Nice. Des militants, des riverains, des commerçants, des touristes…  se sont réunis pour dénoncer la fermeture de la Fontaine qui prive les SDF d’eau et afin d’obtenir sa remise en service..

La fermeture de cette fontaine  est partie d’une plainte d’un ou deux restaurateurs de la place auprès de la Mairie de Nice. Le maire M. Estrosi ne s’exprime pas publiquement, et la polémique enfle au niveau national et scandalise de nombreux habitants.

Le maire aurait fermé cette fontaine pour « éloigner les personnes sans domicile stable » qui en faisaient une utilisation « inadaptée » « (lessives,toilettages de chiens... ») qui générait des nuisances et des incivilités y compris de la part de personnes disposant d’un logement, » explique-t-elle.

Estrosi perpétue  la politique de Jacques Peyrat, ancien maire FN de Nice qui, à peine élu, avait promulgué un arrêté anti-mendicité en 1996.  (Il avait ensuite  rejoint le RPR qui n’avait rien trouvé à redire, c’est aussi une tradition politique chez nous de trahir son parti d’origine pour s’allier avec les nouveaux tenants du pouvoir).
L’AdN s’était mobilisée  très activement l’été contre les « déportations » de SDF au centre municipal du mont Chauve, dans la lointaine périphérie de la ville.  L’AdN avait organisé des rotations  de véhicules chaque jour de la semaine pour les raccompagner à Nice.
Cela avait duré 3 mois, et cette  ignoble chasse aux pauvres a cessé lors de la découverte d’une personne morte dans la colline et dont on n’a jamais pu obtenir l’identité ni les causes de la mort .

 

Le tribunal, une autre façon d’éloigner les SDF de Nice

Le 5 juin, quelques heures après que M. Estrosi, maire de Nice, ait annoncé qu’il allait prendre un nouvel arrêté anti-mendicité pour éloigner les SDF de sa ville, Madame L. était arrêtée sur dénonciation de la responsable d’une agence immobilière devant laquelle elle mendie depuis plusieurs années dans un quartier hyper touristique de la ville. Après six semaines de préventive, elle passait en jugement ce vendredi 13 juillet, au TGI de Nice, pour une supposée maltraitance sur ses enfants.

La prévenue, âgée de 24 ans, de nationalité roumaine, enceinte de plusieurs mois, ne comprend pas le français et répond de façon manifestement incohérente aux questions des juges. Ce qui lui est reproché : être maltraitante et violente envers ses deux enfants qui l’accompagnent dans sa mendicité. Comme l’a fait remarquer l’avocat de la défense, les certificats médicaux établis par les médecins de l’hôpital Lenval concluent à une absence de toute trace de coups et sévices anciens ou récents sur les corps des enfants. Sur la dizaine de témoins interrogés, seuls la plaignante et un autre commerçant évoquent une attitude violente envers les enfants, alors que les autres riverains, certes agacés par sa présence dans la rue depuis plusieurs années, n’ont noté aucune agressivité envers les enfants. Le verdict est tombé comme un couperet : un an d’emprisonnement ferme et 5 ans d’interdiction de séjour dans les Alpes-Maritimes.

En écoutant la présidente du tribunal, qui interroge la prévenue avec une certaine acrimonie, il était manifeste que ce n’était pas la maltraitance volontaire que l’on jugeait chez cette femme mais son incapacité à éduquer ses enfants selon les normes de la classe moyenne française. Elevés dans un squat avec leurs parents, les enfants manquent d’hygiène, la fille de presque deux ans serait « dans la limite basse de la courbe en poids et en taille » et le garçon a une blessure mal soignée au pied (qui ne nécessite cependant pas d’hospitalisation selon les rapports médicaux). On reproche à cette mère de pas donner de repas équilibrés à ces enfants, de n’avoir pas de médecin de famille, de ne pas fréquenter le planning familial, d’avoir probablement allaité trop longtemps son fils de trois ans, de les vêtir tout deux « de manière inappropriée » ou encore de ne pas faire garder ses enfants pendant qu’elle mendie (par une baby sister ?). En d’autres termes, elle élève ses enfants dans la misère. La misère qui est la sienne. Rien de plus ne peut lui être reproché, si ce n’est, implicitement, de « faire tâche » dans la station balnéaire niçoise.

A aucun moment, le tribunal et l’association partie civile ne se sont posé la question de savoir pourquoi les services sociaux et les associations de protection de l’enfance ont laissé à la rue, pendant plusieurs années, une jeune mère de famille avec deux enfants en bas âge ; à l’évidence, ça n’intéresse pas le tribunal.

En creux, c’est un autre procès qu’on lui fait et qui accapare la moitié du temps de parole des magistrats : alors qu’elle était déjà en préventive depuis dix jours, au cours de la procédure ayant trait au placement de ses enfants, « des membres de sa communauté » (selon les mots de la juge), sont partis – illégalement – avec les enfants en question. Plus forts que Spaggiari, ils ont quitté le tribunal de Nice, puis la vieille ville, à pied sans que personne – ni services sociaux, ni juge, ni police, tous présents sur les lieux- n’intervienne ni ne parvienne à retrouver leur trace. Qui porte la responsabilité de cette situation ubuesque ? Certainement pas la mère qui était alors incarcérée.

Alors qu’est-ce qui justifie une condamnation aussi lourde sur une jeune femme enceinte, au casier judiciaire vierge ? Puisque les certificats médicaux ne concluent pas à la maltraitance, force est de constater qu’elle a été condamnée sur la base de la dénonciation d’une commerçante directement intéressée à la voir déguerpir définitivement. Ce jugement vient en tout cas à point nommé dans la campagne lancée par le maire de Nice contre les pauvres errant dans sa ville ; il met en garde les mendiants contre les risques qu’ils encourent s’ils ne quittent pas la Côte d’Azur.

LDH Section de Nice.

Une conférence de presse, initiée par Viorel Costache, président de l’Association PRALES, s’est tenue Place Garibaldi  vendredi20 juillet en présence de quelques associations Niçoises qui œuvrent pour les familles roms et qui s’inquiètent du sort qui leur est réservé, familles dont beaucoup ont des enfants scolarisés.
L’avocat, Maitre Taieb, était  présent et nous a confirmé qu’il avait fait appel de la décision du tribunal.

 

 

Journée de solidarité internationale à Vintimille

MAJ 15 juillet : très belle manifestation avec environ 7000 personnes selon la presse, et malgré la pression des autorités qui fera changer le parcours au dernier moment.
300 personnes venues d’Espagne, plus des belges et sans d’autres pays européens représentés. De nouvelles initiatives prochainement, auxquelles AdN prendra une part active (album photo plus complet ici).
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AdN appelle à participer à la  Journée de solidarité internationale à Vintimille :
Pour un permis de séjour européen
Rendez vous 14H – Via Tenda (Parking près du LIDL)

Ce défilé sera une occasion précieuse d’échange, de dialogue et de coopération entre tout.e.s ceux et celles qui, au-delà des différences des territoires et d’appartenances, partagent les mêmes horizons de pensée :

– Pour une dénonciation de la brutalité des politiques nationales et internationales des politiques migratoires
– contre la traite et les violences de genre,
– contre l’exploitation des personnes migrantes
– pour leur liberté et leur autodétermination
– pour revendiquer la nécessité d’un permis de séjour européen, le droit à la mobilité, et pour repenser l’actuel système de l’ « accueil ».

Dans une Europe qui voit ses pays se renfermer derrière des barrages gardés par des militaires, et de nouveaux murs qui laissent passer les marchandises mais qui arrêtent les personnes en quête de perspectives de vie future, Vintimille représente parfaitement l’échec des traités de Schengen, qui préconisent  la liberté de mouvement des personnes au sein du territoire Européen. Vintimille, ville modèle des politiques migratoires répressives et néfastes, à la fois italiennes (décret Minniti-Orlando) et européennes (accord de Dublin III), incapables de répondre aux besoins primaires et aux revendications qui caractérisent ces mouvements migratoires ; où ceux et celles qui essaient de traverser la frontière ayant la mauvaise couleur de peau risquent de tomber sur l’un des nombreux contrôles de police, qui d’ailleurs ne sont pas toujours conformes aux normes des traités internationaux, comme les refoulements depuis la France des mineurs non accompagnés. Contrôles qui souvent amènent au transport forcé vers des centres Hotspot loin des frontières (Taranto ou Crotone), dans une pratique institutionnelle inhumaine, outre qu’inutilement onéreuse pour les finances de l’état puisque les personnes, quelques jours après, reviennent à Vintimille avec la même espérance de rejoindre d’autres pays européens.

Catastrophique aussi est le système d’accueil institutionnel, qui s’est constitué comme une filière de structures où trop souvent on applique des politiques de ségrégation et d’infantilisation des personnes accueillies, auxquelles on refuse la dignité humaine et la tutelle des droits fondamentaux, en les dépersonnalisant. Ainsi, beaucoup de ces femmes et hommes préfèrent dormir dans des campements informels, dans une totale précarité humaine et sanitaire, afin de ne pas avoir à s’arrêter dans des camps institutionnels. Un tel refus se manifeste vis-à-vis du camp de la Croix-Rouge italienne à Vintimille, localisé à 5 km du centre-ville, administré en permanence par les forces de l’ordre. Pendant ces dernières années, on a assisté à des évictions systématiques des campements informels ; fermeture des fontaines publiques ; fermeture de lieux d’accueil protégés pour femmes et mineurs, comme l’Eglise des Gianchette ; un ensemble de solutions qui, loin de résoudre la situation, l’empirent.
Vintimille est le symbole de la violence sur les femmes et les mineurs qui, souvent, partent afin de se soustraire à la violence patriarcale dans le pays d’origine ; mais la violence de genre est une constante tout le long du voyage des migrantes, et elle reste une constant aussi à Vintimille, sous les yeux de tout le monde. Les femmes en transit n’ont pas d’accès aux systèmes de soin, à la prévention des grossesses négligées et des maladies sexuellement transmissibles, elles ne peuvent pas demander dans les temps utiles une interruption volontaire de grossesse ; les conditions dans lesquelles elles sont « accueillies » à Vintimille, et pas que, sont incertaines, et elles ne les protègent pas du risque de devenir une « marchandise d’échange » ou d’être asservies dans les réseaux de traite qui nourrissent le marché de la prostitution.
Partout en Europe, s’enchainent les attaques contre toute forme de solidarité active ; les calomnies contre les ONG ; les arrestations de ceux et celles qui aident les migrants dans leurs parcours ; l’élévation incessantes de murs physiques et législatifs ; les remises de notifications et plaintes aux activistes et solidaires – nous vous invitons à construire une mobilisation qui soit construite par et avec les personnes migrantes. Une journée de solidarité pour la liberté de mouvement, pour sortir de l’isolement médiatique et revendiquer la dignité et l’autonomie des personnes en voyage, pour affirmer l’humanité et la légitimité des pratiques solidaires. Pour donner vie à des langages et projets engagés qui confèrent de la force et de la visibilité aux revendications des personnes migrantes et aux différents parcours de solidarité qui se développent partout en Europe (Espagne, Grèce, Calais) contre la barbarie représentée par les frontières et les politiques migratoires.

14 juillet, 14h manifestation internationale à Vintimille
#permisdesejoureuropeen #vintimillevilleouverte #droitssansfrontieres#libertesdecirculeretderester #14J

Pour info et adhésions : mobilitazione14luglio@gmail.com

Soutien total au père de Pinar Selek et à toute sa famille !

Ce 5 juillet au matin, la police turque s’est présentée au cabinet de l’avocat de Alp SELEK, le papa de Pinar, avec un mandat d’amener. Celui-ci était absent à ce moment là, il participait à une manifestation des avocats.

A Istanbul, depuis un certain temps, les avocats manifestent régulièrement pour demander la libération de leurs consœurs et confrères injustement emprisonnés.

Dans ce cadre, le papa de Pinar a plusieurs fois pris la parole publiquement et a donné des interviews. Selon toute vraisemblance, c’est ce qui lui est reproché.

Les policiers qui se sont présentés ce matin à son cabinet font partie de la brigade antiterroriste, et nous sommes, avec Pinar et sa sœur, terriblement inquiets. En effet, Alp a 88 ans, il est âgé et sa santé est fragile.

Alp n’est pas allé au commissariat. Il s’est rendu, accompagné de ses collègues, directement au palais de justice pour rencontrer le procureur.

Il a finalement été relâché par la police turque, mais un procès aura lieu. Rejoignez le comité de soutien de Pinar Selek : https://www.facebook.com/groups/245232069332954/

Alain Desgranges

Solidarité avec les familles syriennes en errance à Nice

De nombreuses associations(*) et des particuliers se sont mobilisé+es pour aider les personnes en demande d’asile qui dormaient sous des tentes sur le parking des Arboras, face au Staps, depuis plus d’un mois. De nombreuses personnes passent aussi pour leur apporter nourriture, vêtements, et choyer les enfants et les femmes enceintes.

Estrosi, le maire, a obtenu du Tribunal Administratif (par sa requête du 18/06 – verdict le 22/06) leur expulsion du camp, avec pour délai dimanche 24/06 à minuit. Les familles n’ont pu être représentées, avisées trop tardivement. La ville a argué les raisons habituelles : manque d’eau, insalubrité, etc… Alors que ces  personnes doivent absolument être hébergées comme la loi le prévoit !

Dimanche 24 au soir, les  familles ont souhaité partir d’elles mêmes dans  le délai imparti. Nous les avons aidées à rassembler leurs maigres bagages, les jeunes ont nettoyé le parking, et le groupe s’est dirigé vers un terrain le long du Var pour la nuit.

Lundi 25 vers 20h, la police, en présence de Monsieur Vinesse (sous-préfet), est arrivée sur les lieux avec 6 véhicules, et les a fait monter dans les voitures en leur disant qu’ils allaient les reloger à 80km de là.

Les familles ont été escortées par les véhicules de la police, et ces derniers se sont arrêtés et ont abandonné tous les demandeurs d’asile sur la Nationale face au Géant Casino de Villeneuve-Loubet.
Nous les avons cherché en vain, et Farid, qui les connaissait depuis leur arrivée, nous a prévenu que des personnes étaient venues les chercher en voiture, alors que d’autres, dont quelques enfants, sont rentrés à pieds.
Tout le monde s’est installé sur le parking de la Sonacotra, propriété d’ADOMA, où les résidents et des associations leur ont apporté de quoi se restaurer.
En  milieu d’après midi, des policiers ont commencé à arriver en grand nombre (plus de 50 en comptant tous les chefs). Certains étaient agressifs, une jeune policière les regardait avec haine et ne cessait de les invectiver « on va les dégager ces racailles« . Malgré mes remarques, elle à continué. Les résidents du foyer sont venus en nombre pour protéger les réfugiés, et la police a fait reculer tout le monde de façon menaçante.

Tout le monde filmait ou photographiait (ce qui est autorisé mais qui ne plait pas vraiment aux policiers). Une policière en colère voulait nous retirer le téléphone car « elle avait des enfants et ne voulait pas se retrouver sur Facekook ».
Les réfugiés se sont assis, résignés, les femmes pleuraient. Les pompiers sont venus soigner un bébé qui avait de la fièvre.
Mr Vinesse est arrivé, est resté un moment, a exposé sa version des événements du lundi soir, et s’est éclipsé emportant avec lui toutes les forces de police.

Mercredi dès 7h du matin, c’est au tour de la police municipale, puis vers 8h, Mr Estrosi, maire de Nice, de venir à la Sonacotra avec un 2ème groupe de police pour annoncer qu’il ne pouvait tolérer la présence de ces personnes sur ce terrain, et qu’il fallait qu’elles partent dans l’heure sinon elles seraient conduites à Auvare. La mairie a donné quelques bouteilles d’eau et le groupe, accompagné de Maitre Zia Oloumi, s’est dirigé vers la préfecture pour obtenir des réponses aux demandes d’hébergements. Nous les y avons rejoints.
Un RDV a été obtenu à 14h30 avec l’OFII (Office Français pour l‘Immigration et l’Intégration). L’entretien avec les familles n’a pu avoir lieu car la préfecture refusait la présence de l’avocat.

Vendredi 29 à 10h30, Maitre Oloumi a saisi Le Tribunal Administratif de Nice pour 8 référés : le préfet des Alpes-Maritimes doit être contraint à héberger les familles Syriennes. A 15h, une décision partielle est rendue par le Tribunal Administratif. Pour l’instant, 4 familles sur les 8 ont obtenu gain de cause, les réponses du TA arrivent peu à peu…

(*) AdN, Habiter la rue, MIR, Emmaüs, Médecins du Monde, Resf06, Secours Populaire…

Expo photo « Europe, ouvre-toi ! » au Tour Alternatiba, le 21 septembre.

L’expo/reportage photo AdN sur la situation des réfugiés bloqués à Vintimille, depuis juin 2015 jusqu’à maintenant.
Le reportage de France 3 qui lui fut consacré est accessible ici.
Si vous souhaitez l’exposer dans votre lieu, contactez nous.

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Prochaine expo au
Tour Alternatiba,
Béziers

21 septembre.

Lieux d’exposition précédents et à venir :

  • Festival « Au nom de la solidarité ! », Vaugneray, 9 décembre.
  • Le Tour Alternatiba, Béziers, 21 septembre.
  • Le Ti’Fest – Tourettes-Levens – 6/7/8 Juillet.
  • Vinon-Sur-Verdon, à partir du 16 juin jusqu’à mi-juillet, dans les locaux de « La Maison du partage ».
  • Mobilisation « Bienvenue » à Bordeaux, du 14 au 21 avril 2018.
  • A la Trinquette à Villefranche sur mer du 15 novembre au 17 décembre 2017.
  • Congrès  annuel du Syndicat de la Magistrature à l’ université de Nice – Campus St jean d’Angely, 24 novembre 2017.
  • Université Ensemble 06, Nice, 28-31 octobre 2017.
  • Festival « Et voi(x)(e)(s) la! », La Tour sur Tinée, 22 octobre 2017.
  • Forum Social Départemental 06, Nice, 13 octobre 2017.
  • Festival Sept-Off de la Photographie, Nice, 23 septembre – 14 octobre 2017.
  • Rencontres de Venanson, 1er octobre 2017.
  • Concert des « Motivés », Le Broc, 22 septembre 2017.
  • Festival Bugada, Villefranche-sur-mer, 22 septembre 2017.
  • Ca de Breil sur Roya 25 avril-5 mai 2017.
  • Théâtre National, Nice, 24 février-17 mars 2017.
  • Eglise Sacré-Coeur, Nice, 11 décembre 2016.
  • Café Court-Circuit, Nice, 4-18 décembre 2016.
  • Fête du Château, Nice, 25-26 juin 2016.
  • Nuit Debout, Nice, 17 juin 2016.
  • Actes, Nice, 17 juin 2016.
  • Forum Social Départemental 06, Nice, 23-27 mars 2016.
  • Projection du film « Mediterranea », Beaulieu-sur-Mer, 9 octobre 2015.
  • Projection du film « Mediterranea », Mouans Sartoux, 2 octobre 2015.

Nice : avis d’expulsion d’un campement de demandeurs d’asile

De nombreuses associations(*) se mobilisent pour aider les personnes en demande d’asile qui dorment sous des tentes sur le parking des Arboras, face au Staps, depuis plus d’un mois. De nombreuses personnes passent aussi pour leur apporter nourriture, vêtements, et choyer les enfants et les femmes enceintes.
Urgent : besoin d’interprètes en syrien ou arabe.
Nous aurons également besoin de vous tous, car le maire a obtenu (par sa requête du 18/06 – verdict le 22/06) du Tribunal Administratif leur expulsion du camp, avec pour délai dimanche 24/06 à minuit. Les familles n’ont pu être représentées, faute d’avocat. La ville a argué les raisons habituelles : manque d’eau, insalubrité, etc…
Ces personnes doivent absolument être hébergées comme la loi le prévoit !

(*) AdN, Habiter la rue, MIR, Emmaüs, Médecins du Monde, Resf06, Secours Populaire…

Collecte pour les réfugiés bloqués à Vintimille

Il y a urgence à Vintimille , depuis quelques jours beaucoup de personnes migrantes arrivent . Faites tourner l’appel à collecte . La Caritas a distribué hier 267 repas . Nous sommes allés acheter des légumes et avons apporté des vêtements et chaussures mais pas assez . Merci
https://www.facebook.com/158101790884655/posts/2110494932311988/

De nombreux migrants sont arrivés à Vintimille. Plus de 400 personnes sont hébergées dans le camp de la CRI qui a du réinstaller des tentes et quelques dizaines de personnes se cachent pour dormir dehors de peur d’être raflées par la police italienne qui les ramènent dans le sud de l’Italie où sont installés les centres d’accueil.
Nous sommes allés à la Caritas, les bénévoles servaient des petits déjeuners pendant que les cuisiniers préparaient le repas de midi. Nous sommes allés acheter des légumes, des fruits et du thé, mais il y a de gros besoins. Grand manque de vêtements à distribuer hier.
Je vous adresse la liste des besoins mise à jour et j’insiste sur la nécessité de la suivre au mieux et rappelle qu’ils sont jeunes et très maigres donc pas de grandes tailles. Merci beaucoup de ce que vous pourrez faire. N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de précisions complémentaires et faites tourner.

Merci de ne donner que ce qui est indiqué sur la liste, propre et en bon état (les bénévoles qui se chargent du tri vous remercient !).

Plusieurs associations se mobilisent pour distribuer des repas tous les jours aux réfugiés sans hébergement à Vintimille, la Caritas ayant ouvert ses cuisines pour le petit déjeuner et le repas de midi.

L’AdN participe à ces opérations humanitaires, et fait appel à votre solidarité et vous remercie soit d’apporter vos dons alimentaires (téléphonez-nous avant pour connaître le lieu), soit de nous adresser un chèque à l’ordre de AdN, 1 rue de la croix, 06300 Nice, en mentionnant au dos « don pour distribution alimentaire ».

 

 

Pride de Nuit – Nice

Dans la nuit du 28 juin 1969 ont éclaté les émeutes de Stonewall contre le raid transphobe et homophobe de la police. Ces émeutes représentent le moment symbolique d’un espoir de révolte contre un système d’oppression et de domination. Une commémoration est nécessaire, mais elle ne suffit pas face à l’ampleur des violences présentes dans notre société. Nous devons continuer à nous battre face aux violences du capitalisme, du fascisme et d’autre formes de discriminations que les personnes queers vivent de façon décuplée.

Le régime tyrannique cis-hétéro normatif manifeste sa violence dans nos vies à tous les niveaux. Dans la binarité productive du genre. Dans la psychiatrisation du parcours des personnes trans. Dans l’exploitation des personnes gays par les labos pharmaceutiques. Les exemples ne manquent pas. Nous sommes vu.e.s aujourd’hui comme une étiquette commerciale utile au profit. Alors qu’elle aliène nos corps et nos vies, la classe dominante anesthésie notre révolte en nous reconnaissant parfois quelques miettes de droit d’existence nécessaires à l’accroissement de la classe productive et à l’accumulation du capital. Elle voudrait aujourd’hui que nous singions le couple hétéro et que nous devenions à notre tour les flics de la norme pour enfin appeler ça « libération » . Pendant qu’on met à l’honneur des flics gays, des politiques gays, des patrons gays : en bas des balcons et des salons bourgeois, des LGBTQI+ subissent la précarité de l’exploitation, se suicident face aux dominations patriarcales ou meurent à nos frontières. Depuis quand la meilleure façon de se libérer est-elle d’enfiler le costume des bourreaux ?

Cette société dégoûtante, qui produit et reproduit des inégalités sociales, nourrit l’exclusion et l’idéologie de la haine. Les réfugié.e.s LGBTQI+ sont soumis.e.s au régime de la preuve et à une violence d’Etat. D’autant plus lorsque ces réfugié.e.s se retrouvent trop souvent dans l’impossibilité de demander l’asile ou périssent sur le chemin de l’exil. L’État agite le drapeau arc-en-ciel à toutes les sauces lorsqu’il est utile au renforcement de son pouvoir, mais a vite fait de sortir les armes et la répression quand il s’agit d’accueillir des exilé.e.s. N’hésitant pas même, à entamer des procédures d’exclusion de militant.e.s réfugié.e.s comme Moussa de AIDES, en danger de mort dans son pays. Le durcissement de la loi Asile et Immigration et le mépris assassin de Gérard Collomb sont le symbole de cette hypocrisie. Avec cet état des choses, la justice de classe se complaît lorsqu’elle déboute les réfugié.e.s LGBTQI+ de l’asile pour « manque de preuve » ou lorsqu’elle criminalise la solidarité. Cette situation est inacceptable !

Sous ce régime capitaliste, les travailleu.rs.ses sont exploité.e.s. Sous ce régime hétéropatriarcal, les femmes sont exploitées. Sous ce régime raciste, les passages de frontières sont condamnés. Être une femme et une prolétaire signifie être doublement exploitée, et être racisé.e est une oppression supplémentaire. D’autres situations peuvent aggraver cette oppression systémique comme la transidentité. De ce fait il est inévitable que certaines femmes exploitées se retrouvent à exercer un travail du sexe pour tenter de s’extirper d’une condition économique particulièrement difficile, d’autant plus lorsqu’elles ont une dette à s’acquitter pour avoir passé les frontières. C’est par la solidarité avec toutes les personnes minorisées que nous aurons la force de lutter contre les violences qui nous sont infligées quotidiennement.

En plus d’un Etat criminel, la droite et l’extrême droite s’emploient aujourd’hui à récupérer nos luttes afin de servir leur agenda raciste, anti-migrant.e.s et islamophobe. Aussi, l’on observe une tentation brune arc-en-ciel nous expliquer que la lutte contre l’ostracisme passe par l’exclusion d’autres catégories du corps social. Parce que nous sommes à l’antipode de la norme totalitaire, de toutes les identités et de toutes les frontières, l’homonationalisme n’est pas et ne sera jamais la condition de la libération queer. A Nice s’est installé un local fasciste non-loin du Centre LGBT et des groupuscules d’extrême-droite comme Génération Identitaire ou Nice Nationaliste se baladent dans la rue en toute impunité. Toujours à Nice, des fascistes en rangers et en Lonsdale qui s’assument néo-nazi suivent et menacent des militant-e-s en raison de leur engagement auprès des réfugié.e.s, de leur genre ou de leur orientation sexuelle. Encore à Nice, berceau de l’extrême droite, nous sommes révolté.e.s d’entendre au sein de nos luttes que nous devrions plutôt ignorer les militant.e.s fascistes comme si ça n’existait pas. Comme si ça n’était pas une menace pour nous. Combien d’agression devrons nous encore supporter ? Arrêtons de banaliser la présence fasciste : la peur doit changer de camp !

Pour toutes ces raisons, le vendredi 29 juin à 20h00 Place Garibaldi, venons manifester notre révolte le poing levé, féministes, anti-autoritaires, antifascistes, anticapitalistes, antiracistes, pour le renversement des structures de classe et du patriarcat.

Trans, pédés, gouines fièr.e.s et vénères.

Premiers soutiens : Groupe de Réflexion et d’Action Féministe, Solidaires Etudiant-e-s Nice, Roya Citoyenne, Association pour la Démocratie à Nice ( ADN ), Habitât et Citoyenneté, ATTAC 06, SUD-Solidaires 06, Les Ouvreurs, La Zonmé

Procès de Martine Landry – version longue

Mercredi 30 mai 2018. Il est déjà tard, 18h15, lorsque le procès de Martine Landry démarre. La salle n°3 du TGI de Nice est remplie d’une trentaine de personnes venues en soutien, ainsi que d’une dizaine de journalistes de la presse locale et nationale. Tout le monde est plutôt détendu pour assister à cette audience qui a déjà été renvoyée plusieurs fois. Le procès prévu le 8 janvier 2018 a été reporté au 14 février, puis au 11 avril et enfin au 30 mai suite à la grève des avocats. Lors du précédent renvoi, il était convenu que la Défense d’un côté (Me Damiano) et le Ministère Public de l’autre devaient chacun+e fournir une nouvelle pièce à verser au dossier. Ce « deal », finalement non respecté par le Ministère Public, va devenir central au moment des réquisitions. Continuer la lecture de Procès de Martine Landry – version longue

Procès de Martine Landry – premier résumé

Mise à jour : la version longue et détaillée de l’article est visible en cliquant sur ce lien.

Procès fleuve aujourd’hui, mercredi 30 mai, de 18h15 à 21h30, pour Martine Landry au TGI de Nice. Attaquée pour avoir fait passer (à pied !) deux mineurs guinéens au poste frontière de Menton – l’accusation n’a pas tenu, loin de là, au vu de l’excellente défense produite par Me Damiano et des pièces du dossier. Au final, le Ministère Public ne put faire autrement que demander la relaxe de Martine Landry. Mais ne nous y fions pas : cette clémence de façade s’est accompagnée d’une manipulation et d’une charge sans précédent à l’encontre de la défense qui a été très clairement menacée. Plus de détail dans un autre résumé plus complet à venir.

La juge a quant à elle mis le jugement en délibéré pour le 13 juillet à 13h30.

Soutien aux solidaires Yannis Youlountas et Jean-Jacques RUE.

Délibéré 24 mai 2018
Délibéré ce jour au Tribunal correctionnel de Nice. Jean-Jacques est condamné à 2 mois de prison avec sursis pour provocation à la violence et 300 euros de dommages et intérêts à verser aux 3 parties civiles, soit 900 euros. Il a été relaxé pour la diffamation. Yannis a été relaxé. L’avocat des 3 militants de Défend Europe, Maitre Pierre-Vincent Lambert, estimant la diffamation caractérisée, a annoncé qu’il ferait appel. Il était furax , n’a pas voulu répondre à mes questions. Teresa

MISE A JOUR 27 MARS:
Au final, le Parquet n’a rien requis, mais l’avocat FN des plaignants a demandé plusieurs dizaines de milliers d’euros et 4 ans de prison pour Jean-Jacques. Délibéré le 24 mai à 13h30, on y sera !

 MOBILISATION DE SOUTIEN aux solidaires par-delà les frontières Yannis Youlountas et Jean-Jacques Rue poursuivis par les identitaires de Defend Europe

Le procès aura lieu mardi 27 mars 2018 à 13h30
Tribunal correctionnel de Nice (Palais de Justice).

Venez en nombre !

Evénement facebook : https://www.facebook.com/events/1738644892845399/
Contact comité de soutien de Yannis et Jean-Jacques : yetjj@youlountas.net ou 06 18 26 84 95
Pot commun « Solidarité avec Yannis et Jean-Jacques » :
https://www.lepotcommun.fr/pot/hvfshv5n

Durant l’été 2017, une expédition raciste a tenté d’entraver le sauvetage en mer des migrants en mer Méditerranée par les ONG. Telle une milice fasciste, les principaux dirigeants identitaires européens ont affrété le navire C-Star contre les associations humanitaires et les personnes qui fuient la guerre et la misère, parmi lesquelles des enfants.
Heureusement, sur l’une et l’autre rive, des centaines de militants antiracistes et antifascistes se sont mis en réseau pour les en empêcher. Dès lors, la débâcle de l’expédition « Defend Europe » a été retentissante : première alerte en Egypte, blocage du bateau à Chypre, abandon du projet d’escale en Crète, manifestations en Sicile, nouvel abandon en Tunisie, panne au large de la Libye et, enfin, capitulation au large de Malte suivie de la fuite des chefs identitaires européens.
Quelques mois après cet échec total, Defend Europe contre-attaque en Justice pour se venger.
Les chefs identitaires allemand, français et italien de Defend Europe poursuivent Yannis Youlountas, seul membre visible du réseau antifasciste Defend Mediterranea, opposé à l’action de Defend Europe, pour « diffamation » et « injures publiques », principalement pour l’utilisation du mot « nazi » dans plusieurs communiqués tels que : « Les nazillons toujours coincés sur leur bateau », « La croisière nazie s’amuse », « Un navire d’aide aux migrants envoyé au secours des nazillons en panne » ou encore « Décidément, le bateau nazi au pavillon mongol nous fait beaucoup rire ».
Ils poursuivent également Jean-Jacques Rue, journaliste satirique et ami de Yannis, pour avoir partagé et commenté, avec beaucoup de colère, de verve et non sans humour, l’une des publications de ce dernier.
Ils leur demandent à tous les deux des sommes colossales (plusieurs dizaines de milliers d’euros chacun) non seulement dans le but de gagner beaucoup d’argent, mais aussi de mettre en grandes difficultés ces deux militants aux revenus modestes. Jean-Jacques Rue risque même jusqu’à 3 ans de prison pour un soi-disant « appel au meurtre », alors que c’est, au contraire, le fait de vouloir gêner les actions de sauvetage en mer qui est à l’évidence une mise en danger de la vie d’autrui.

Nous vous invitons à venir soutenir et rencontrer Yannis Youlountas et Jean-Jacques Rue durant trois moments de discussion, de partage, de convergence de luttes et de solidarité par-delà les frontières :
LUNDI 26 MARS À ANTIBES au cinéma Le Casino (avenue du 24 août) 18h30 Projection de Sur la route d’Exarcheia, récit d’un convoi solidaire en Utopie de Eloïse Lebourg / 19h30 Rencontre avec Yannis Youlountas et Jean-Jacques Rue / 20h30 Projection de L’Amour et la Révolution de Yannis Youlountas / 21h50 repas
MARDI 27 MARS À NICE devant le Palais de Justice
A partir de 13h00 RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN FACE A LA XENOPHOBIE
(avant et pendant le procès de Yannis et Jean-Jacques)
MARDI 27 MARS À NICE à la salle de FSGT (27, rue Smollet) Accueil et rencontre, dès la fin du procès / 19h30 Projection de Sur la route d’Exarcheia, récit d’un convoi solidaire en Utopie de Eloïse Lebourg / 20h30 débat « Construction de la solidarité par-delà les frontières », puis repas partagé et musique !
Signataires : Liste en cours, nous contacter à l’adresse courriel ci-dessous (collectifs, organisations et associations uniquement).
Comité de soutien de Yannis et Jean-Jacques, SOlidarité MIgrant.e.s Collectif 06 (Artisans du monde 06, ATTAC France, Citoyens solidaires 06, Défends Ta Citoyenneté !, FCPE, FSU 06, LDH section de Nice, Ligue des Droits de l’Homme Paca, Mouvement de la Paix, MRAP 06, Planning familial 06, RESF 06, Roya Citoyenne, Solidaires 06, Solidaires étudiant.e.s Nice, Syndicat des Avocats de France, Vallées solidaires 06), Association pour la Démocratie à Nice, CGT Educ’action 06, Habitat et Citoyenneté (06), Tous citoyens !, Navires de Sauvetage en Méditerranée PROACTIVA-OPENS ARMS, Réseau antifasciste DEFEND MEDITERRANEA, Collectif d’Action contre le C-Star Chypre, Groupe antifasciste de Crète, Action Antifasciste Marseille, Groupe Antifasciste Lyon et environs, Union Antifasciste Toulousaine, Groupe ROUVIKONAS Athènes, Collectif artistique et solidaire ANEPOS, Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire, CGA, Site antifasciste LA HORDE, Coordination permanente des médias libres, Union syndicale SOLIDAIRES, CGT Ford, CGT Carsat, CNT, Sud Santé Sociaux, Emancipation Tendance intersyndicale, Collectif Solidarité France-Grèce pour la Santé, Union Juive Française pour la Paix, France Palestine Solidarité, Food not bombs Paris, Cuisines Sociales L’AUTRE HUMAIN Grèce, CADTM France, Réseau École Buissonnière Pédagogie Freinet Grèce, Réseau cinémas Utopia, Siné Mensuel, Mediacoop, Alternatives et Autogestion, Primitivi, Paroles de Bibs 63 Images, Communication antifasciste, Groupe ELAFF 81, Berceau d’un autre monde, Collectif Albert Thomas 37, Collectif antifasciste Pays de Quimper, Action Antifasciste 04, Collectif Antifa 95, Ras le Front Rouen, GENEPI, La Cimade Figeac, Transport People and Care, Collectif Justice et Libertés, Groupe René Lochu 56, Association collégiale Taupins 44, Collectif Pour que Personne ne dorme à la Rue, RESF 48, RESF 63, Collectif AGIR, SNMD-CGT de la Cité nationale de l’Histoire de l’immigration, Collectif Migrants 83, L’Auberge des Migrants, La Maison Solidaire St-Etienne, Solidarité Migrants Wilson, Tous Migrants, Cuisine des Migrants La Chapelle, NOTARA 26 Athènes…

Nice: camp rom détruit à la veille de la rentrée scolaire.

3 mai 2018

Ce matin démantèlement d’un camp rom ou Christiane et moi nous rendions souvent pour la scolarisation des enfants et des moments de rencontres . Une famille avec 3 enfants dont 2 scolarisés va devoir s’abriter dan une voiture en attendant la réponse aux démarches de mises à l’abri que nous avons entreprises auprès de la MSD -Maison des Solidarités Départementales et qui ne sont pas sures d’aboutir .

La rentrée des classes approche et l’hébergement vient d’être refusé.

Radios Associatives PACA: Victoire de la médiation

18 fevrier 2018 : Comme beaucoup, nous appelions à signer et faire circuler la pétition pour sauver les Radios Associatives de Provence Alpes Côte d’Azur. Une décision unilatérale de la Région met les radios associatives en péril

Première victoire
18 avril 2018  : Le Préfet Michel SAPPIN, Médiateur de la Région PACA, que nous avions saisi, m’a annoncé officiellement que nous allons recevoir une lettre du président Renaud MUSELIER précisant que :
– la Convention intervenue entre la Région PACA et la FRASE demeure en vigueur jusqu’à son terme, à savoir jusqu’au 31 décembre 2018,
-le texte d’une nouvelle convention sera mis à l’étude.
La FRASE s’exprimera officiellement après réception et étude de la lettre du président MUSELIER.

Dès aujourd’hui je tiens à saluer le succès de la médiation entreprise. J’en remercie vivement le Président Renaud MUSELIER et le Préfet Michel SAPPIN qui ont voulu que le respect du Droit et du dialogue démocratique prévalent.
J’exprime la gratitude de la FRASE, des 40 radios de la Région, à toutes celles et tous ceux qui ont agi et notamment aux milliers d’auditeurs ayant signé notre pétition, d’avoir rendu possible ce succès.

Ensemble demeurons vigilants et actifs.
Bien cordialement,
Gilbert ANDRUCCIOLI Président
federation-frase@orange.fr

Rappel des faits : Depuis 2005, le Conseil Régional soutient les 40 radios associatives de SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur au moyen d’une subvention annuelle de fonctionnement, et, de manière triennale, par une aide à l’équipement.
Par un simple courrier, le 8 janvier dernier, la Région a décidé de rompre la convention qui la lie à la Fédération Régionale des Radios Associatives du Sud-Est (FRASE) jusqu’au 31 décembre 2018 avant un éventuel renouvellement.
Cette décision unilatérale met en péril non seulement le développement, mais aussi la continuité d’un service de qualité apprécié par les millions d’auditeurs de la Région.

La mutation du paysage audiovisuel: Parlons-en ! 
Pour justifier sa décision, la Région évoque « une mutation du paysage audiovisuel régional »… Quelle mutation ? En quoi concerne-t-elle les radios associatives ? Les représentants des radios font preuve de résilience… parlons-en !

la pétition

 

 

Communiqué interassociatif : Frontière italienne, faux en écritures publiques ou pas ?

Dans un communiqué du 13 avril 2018, le préfet des Alpes-Maritimes qualifie les informations diffusées par la presse internationale et française d’« allégations mensongères ». Commettre des faux en écritures publiques est un acte suffisamment grave pour que le préfet attaque en diffamation « The Observer » et tous les organes de presse qui ont relayé l’information ; nous attendons.

Le préfet regrette que les journalistes n’aient pas vérifié l’information : rappelons que le préfet ne répond jamais aux courriers, que l’accès à l’information et aux lieux de privation de liberté sont strictement interdits à la presse et aux associations de défense des droits de l’Homme.

A deux reprises, des parlementaires ont procédé, comme la loi les y autorise, à des visites surprise dans les locaux de la PAF de Menton et à chaque fois, des irrégularités très graves ont été mises en évidence ; faudra-t-il installer un bureau permanent de l’assemblée nationale à Menton ?

Que M. le préfet se rassure, avec la loi « asile immigration » actuellement en discussion au parlement, les actes illégaux qu’il tente de justifier, vont devenir tout à fait légaux : si un amendement LREM est adopté, plus de problèmes avec les journalistes et les associations ! La notion même de mineur va disparaitre aux frontières terrestres de la France. Ce serait une atteinte directe au principe supérieur de l’enfant, en contradiction avec la convention internationale relative aux droits de l’enfant.

Nice, le 18 avril 2018

Association pour la démocratie à Nice, Cimade 06, Défends ta citoyenneté, Habitat et Citoyenneté, Ligue des droits de l’Homme 06, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples 06, Roya Citoyenne, Syndicat des avocats de France 06, Tous citoyens.

La solidarité au tribunal .

LA SOLIDARITÉ EST UN DEVOIR, PAS UN DÉLIT !
Soyons nombreux et nombreuses à exprimer notre soutien aux amis accusé+es de solidarité
Martine (membre d’Amnesty International – Anafé – RESF) est injustement poursuivie pour « délit de solidarité ».
Le procès prévu le 8 janvier 2018 a été reporté au jeudi 14 février à 13h suite à une demande de complémentaire
L’audience reportée au 11 avril, est de nouveau reportée aux 30 mai 13h 30 suite à la grève des avocats.
30 mai : la procureure demande la relaxe
audience le 13 juillet à 13h30 au TGI de Nice pour le délibéré
Compte rendu d’audience  par AdN
Victoire , délibéré vendredi 13 : Martine est relaxée .

___________________________________________________________________________Cedric Herrou
lundi 16 avril 2017
Tribunal de Grande Instance de Nice à 13h00.
L’audience prévue lundi a été reportée au 22 octobre à 13H30
Le 12 juin 2017, Cédric Herrou et d’autres membres de Roya citoyenne accompagnent, comme d’habitude, 80 demandeurs d’asile en gare de Breil-sur-Roya, pour qu’ils se rendent à Nice déposer leur demande d’asile. Le préfet mobilise la police ferroviaire et les gendarmes mobiles pour empêcher les demandeurs d’asile d’accéder au train, alors qu’une instruction interne à la SNCF du 5/10/2015 permet au chef d’escale de délivrer un billet à zéro euro pour les migrants. Roya citoyenne et Cédric Herrou décident donc de les accompagner à pied pour une marche de trois jours jusqu’à Nice.Par la suite, Cédric Herrou poste un message où il utilise le conditionnel sur sa page Facebook : « Peut-être que le préfet pourrait s’inspirer des accords avec la SNCF pour le transport des juifs pour transporter les demandeurs d’asile.»Le préfet a réagi en portant plainte pour injure publique ! Voilà donc ce qu’il a de nouveau trouvé pour s’acharner sur Cédric Herrou.Rappelons que les instructions de ce préfet ont été annulées à quatre reprises par le Tribunal administratif pour « entraves graves au droit d’asile » et pour « reconductions illégales de mineurs isolés en Italie ». 

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TGI de Grasse :
Le 13 juillet 2015 , Claire  était venue avec d’autres membres de son association observer la situation des migrants en gare de Nice, en plein afflux de réfugiés. Sollicitée par un mineur puis par une jeune femme, elle avait décidé de les emmener à la gare suivante, à Antibes, pour les soustraire au contrôle policier exercé ce jour-là dans la gare de Nice. Dénoncée par un agent de la SNCF, elle avait été arrêtée, placée en garde à vue et son domicile perquisitionné.
18 décembre 2015 Claire a été  condamné  à 1 500 euros
2 décembre 2016 La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé l’amende de 1500 euros
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Mercredi 4 janvier 2017 13h30  –  Cédric Herrou
Le procureur a demandé 8 mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve, confiscation du véhicule de l’association et utilisation de son véhicule limité aux heures de travail.
Rendu du délibéré du vendredi 10 février à 8h30.
3000 euros d’amende avec sursis simple
Appel  à Aix en Provence lundi 19 juin à 13h30
L’avocat général a requis 8 mois de prison avec sursis
Arrêt de la Cour d’appel  mardi 8 août à 8h30 :
Condamné  à quatre mois de prison avec sursis. La cour d’appel des Bouches-du-Rhône  le condamne pour « aide à l’immigration clandestine ».
Un pourvoi en cassation va être déposé
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V
endredi 6 janvier 2017 8h30 : Pierre-Alain Mannoni
Relaxé, mais le Parquet a fait appel .

Appel à Aix en Provence Lundi 26 juin 2017 à13h30

3  mois de prison avec sursis ont été requis par l’avocat général «C’est un citoyen ordinaire qui ne respecte pas le texte de loi en le connaissant très bien du fait de ses activités militantes», a estimé l’avocat général dans son réquisitoire, craignant également un «risque de réitération très important».
La cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné lundi Pierre-Alain Mannoni à deux mois de prison avec sursis pour «aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d’un étranger en France.»
L’ avocate se pourvoit en cassation
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Mercredi 8 février 2017 13h30   
– Le  procès de Ben à failli être reporté. Les 4 policiers victimes n’auraient pas été avisés. Finalement c’est bon, apparemment ils ont trouvé l’avis, ils ont bien été avisés, le dossier va être plaidé aujourd’hui. Les policiers vont arriver, on attend… En fait, les policiers ne viendront pas. Le procureur demande 80 jours-amende à 10 euros.

Rendu du Délibéré  vendredi 3 mars 8h30.
Condamné à 750 euros pour  « outrage à agent dépositaire de la force publique » alors qu’il réalisait un reportage sur un groupe de 200 migrants à la frontière franco-italienne le 5 août dernier.
_____________________________________________________16 février  – 12h30   Félix  Italie :Tribunal d’Imperia
16 mars 2017  :
réquisition de la procureure du Tribunal d’Imperia – 3 ans et 4 mois de prison et 50 000 € d’amende.
Les avocates ont plaidé la relaxe avec brio .
Verdict :  jeudi 27 avril : Relaxé

Motivation écrite du collège de juges d’Imperia présidé par Donatella Aschero.
La procureure a  fait appel nous informe la presse en janvier 2018
____________________________________________________Mardi 4 avril 2017 13h30  
–   Francesca Peirotti
Le procureur a demandé 8 mois de prison avec sursis et 2 ans
d’interdiction du territoire  français.

Délibéré vendredi 19 mai à 8h30
Le tribunal s’en est tenu à une peine de 1000€, pour aide à l’entrée irrégulière sur le territoire français et détention de cannabis.
Appel lundi 4 juin 13h30 Cour d’appel D’Aix en Provence :
Condamnée à 1000 euros d’amende en première instance, Francesca a été condamnée à 6 mois de prison avec sursis et 5 ans d’interdiction du territoire des Alpes maritime en Appel. Elle va bien et est déterminée à continuer à se battre. Elle fera une déclaration elle mème aujourd’hui ou demain.
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Nice : Prévue Lundi 24 avril 201713h 30. –   Eric et Marie Rose :  Reporté
L’avocat n’ayant pas reçu le dossier, le procès est reporté à une date ultérieure pas encore fixée.
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Mardi 16 mai 2017 13h30    –   Françoise, René,  Gérard et Dan.  Le parquet a requis à leur encontre 800 euros d’amende avec sursis.

Le jugement a été mis en délibéré au 23 juin 8h30
Relaxés pour aide au séjour d’étrangers en situation irrégulière, mais condamnés à 800€ avec sursis pour aide à la circulation.
MERCREDI 15 NOVEMBRE 8H Jugement en appel à AIX

800 euros d »amende avec sursis requis
13 décembre 2017 : Ce matin à 8h à Aix le Jugement en appel de Françoise, René,  Gérard et Dan est confirmé : 800 € avec sursis.
Ils se pourvoient en cassation.
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Lundi 2 octobre 2017 13h30 TGI de Nice
Raphaël, 19 ans,convoqué devant le tribunal correctionnel de Nice pour «aide à l’entrée, au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière»
«Dimanche 25 juin 2017en soirée: Quatre personnes sont à la gare de Fontan-Saorge. Elles ont besoin d’être hébergées. Malheureusement, ce soir-là, à Saorge personne ne le pouvait. Il est impossible d’imaginer les laisser dormir dehors. Vers 22h30 Raphaël va donc les chercher. Ils lui disent qu’ils veulent rester en France.Il n’y a pas d’autre solution que de les amener chez Cédric Herrou où ils peuvent être hébergés dans des tentes. Il n’y a pas de frontière à passer. Il ne leur demande pas quelle est leur situation. C’est seulement à dix kilomètres.
Raphaël est arrêté par un barrage de gendarmes mobiles juste à la sortie de Breil. Il est menotté et amené à la gendarmerie de Breil avec ses quatre compagnons, puis placé en garde à vue jusqu’au lendemain 18h45. Il est informé qu’il est inculpé «d’aide à l’entrée, au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière.»
Réquisition du Procureur : 4 mois avec sursis


Cedric Herrou ; lundi 16 avril 2017
Tribunal de Grande Instance de Nice à 13h00.
L’audience prévue lundi a été reportée au 22 octobre à 13H30
Le 12 juin 2017, Cédric Herrou et d’autres membres de Roya citoyenne accompagnent, comme d’habitude, 80 demandeurs d’asile en gare de Breil-sur-Roya, pour qu’ils se rendent à Nice déposer leur demande d’asile. Le préfet mobilise la police ferroviaire et les gendarmes mobiles pour empêcher les demandeurs d’asile d’accéder au train, alors qu’une instruction interne à la SNCF du 5/10/2015 permet au chef d’escale de délivrer un billet à zéro euro pour les migrants. Roya citoyenne et Cédric Herrou décident donc de les accompagner à pied pour une marche de trois jours jusqu’à Nice.Par la suite, Cédric Herrou poste un message où il utilise le conditionnel sur sa page Facebook : « Peut-être que le préfet pourrait s’inspirer des accords avec la SNCF pour le transport des juifs pour transporter les demandeurs d’asile.»Le préfet a réagi en portant plainte pour injure publique ! Voilà donc ce qu’il a de nouveau trouvé pour s’acharner sur Cédric Herrou.Rappelons que les instructions de ce préfet ont été annulées à quatre reprises par le Tribunal administratif pour « entraves graves au droit d’asile » et pour « reconductions illégales de mineurs isolés en Italie ».
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Participez à la cagnotte solidaire pour faire face aux frais de justice et faites tourner !

Contrôle au faciès violent dans le TER Vintimille-Nice.

Une vidéo sur facebook montre l’évacuation violente d’une famille, dont la femme est enceinte, en gare de Menton-Garavan à la mi-février dernier. Témoignage : « Des CRS s’en sont violemment pris à un couple et à ses enfants lors d’un contrôle au faciès le 16 février en gare de Menton. La femme, enceinte, a fait un malaise et à été traînée sur le quai après que les CRS ont tenté de prendre leurs enfants pour les faire sortir du train. »

La video est visible ici pour ceux et celles possédant un compte facebook. Une autre video de contrôle au faciès est visible ici, prise le 20 juin 2015 dans le même TER. Car ce type de contrôle est systématique depuis près de 3 ans désormais.

Le mois de mars à Nice sera féministe ou ne sera pas !

Le mois de mars à Nice sera féministe ou ne sera pas !
Le 24 mars
: Projection au cinéma Mercury organisée par le Collectif Droits des Femmes 06 : « We Want Sex Equality »

Le 25 mars : La librairie Mots du Monde propose une rencontre à la Zonmé avec Pinar Selek au sujet de l’intersectionnalité

Le 30 mars : Table ronde organisée par la LDH, Habitat & Citoyenneté, le GRAF, le Planning Familial et l’Université Nice Sophia Antipolis à travers l’Observatoire des Migrations

AdN membre du Collectif Droits des Femmes 06 participe à tous ces événements et espère vous y voir nombreux·ses !!

La frontière de tous les dangers.

« Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que doit être la France, dans la façon dont nous mettons en place des moyens pour accueillir les demandeurs d’asile et ceux qui, ayant obtenu l’asile, deviennent des réfugiés », a déclaré Edouard Philippe.
Des actes, assez des paroles !

Depuis la fermeture de la frontière en juin 2015, de nombreux réfugiés ont péri en tentant de la franchir.

20 juin 2018
Un migrant d’environ 35 ans a été trouvé, sans doute mort noyé, par des passants, sur le rivage à Vintimille.

14/01/2018
Un migrant  qui pourrait être de nationalité Gambienne,  a été retrouvé matin décédé par électrocution en gare de Menton (Alpes-Maritimes), sur le toit de la locomotive d’un train en provenance de Vintimille (Italie). Les pompiers sont intervenus vers 6h00 pour prendre en charge la victime, précise le service départemental d’incendie et de secours (SDIS), Il s’était allongé au niveau de la caténaire et a subi de ce fait un arceau électrique qui l’a brûlé par électrocution, précise la police. Trois détonations avaient été entendues par les passagers et le conducteur du train peu après le départ de Vintimille (Italie), des témoins apercevant aussi des flammes, mais l’arrêt n’a été possible qu’en gare de Menton.

27/12/2017 : un jeune homme d’une vingtaine d’années, d’origine africaine, est retrouvé mort sur un talus de l’autoroute, après avoir chuté pendant son sommeil depuis la cabane abandonnée où il dormait en surplomb de l’A8 au niveau de Roquebrune-Cap-Martin.

26/08/2017 : un homme de 25 ans est retrouvé électrocuté dans le compartiment technique du train venant de Vintimille.

16/08/2017 : un homme Irakien de 36 ans, heurté par un train dans le tunnel de Peglia.

12/07/2017 : un jeune Gambien de 23 ans, heurté par un camion sur la via Aurelia entre la frontière et Vintimille. Selon des témoins, il était seul et la police a indiqué qu’il avait été reconduit en Italie par la police française il y a quelques jours.

13/06/2017 : un jeune soudanais âgé de 16 ans meurt noyé à Vintimille, dans la mer, à l’embouchure de la Roya.

23/05/2017 : Un homme sénégalais est retrouvé électrocuté dans le compartiment technique du train venant de Vintimille.

19/05/2017 : Un homme malien de 30 ans est électrocuté dans le compartiment technique du train venant de Vintimille.

19/03/2016 : un homme africain, hébergé au camp géré par la Croix Rouge Italienne, tombe du Pas de la Mort. Son corps est retrouvé le 21 mars.

17/02/2017 : un homme est électrocuté sur le toit du train venant de Vintimille. Il est retrouvé au centre de maintenance de Cannes La Bocca.

05/02/2017 : Un jeune homme nord-africain, entre 20 et 25 ans, est percuté par un train dans le tunnel de Dogana.

04/01/2017 : Mohammad Hani, Lybien de 26 ans, est percuté par un scooter à Vintimille.

23/12/2016 : un jeune algérien d’environ 25 ans est percuté par un train à Latte.

22/11/2016 : Alimonu Kingsley, Nigérian de 23 ans, se noie, emporté par la Roya.

21/10/2016 : un jeune homme est percuté par une voiture sur l’autoroute A8.

07/10/2016 : Milet, 17 ans et Erythréenne est percutée par un camion sur l’autoroute.

06/09/2016 : un jeune homme d’origine africaine chute depuis le viaduc de Ste Agnès en tentant d’échapper aux forces de l’ordre.

De nombreux autres migrants ont été blessés, parfois très gravement lors du passage de la frontière, et ont été accueillis dans des hôpitaux français et italiens.

« Nous devons être plus déterminés à intercéder auprès des puissants, dont tu es une autre victime, afin qu’ils se préoccupent de la vie humaine, des personnes pauvres, de la paix et de la justice globale et pas seulement des intérêts économiques et du bien être d’un petit nombre. » – Omélie du Père Don Rito lors des obsèques de Milet.

La prise en charge des jeunes mineurs dans le 06.

Le syndicat CGT, représentant les agents du FEAM, est alerté de plus en plus souvent par des décisions inadaptées et arbitraires de la direction de l’enfance du FEAM.
Il nous semble aujourd’hui important de dénoncer ouvertement ce fonctionnement qui a de lourdes conséquences sur la prise en charge des jeunes accueillis. Régulièrement, des jeunes sont déplacés d’une structure à une autre sans consultation des équipes concernées, sans explication ni au personnel, ni aux jeunes. Quel sens à notre travail aujourd’hui, quelle valeur le foyer de l’enfance à encore dans ses fondamentaux ???
Nous demandons aux personnels concernés, de ne plus accepter ces situations et de les dénoncer. A l’heure où le projet d’établissement devrait être réécrit, il nous semble primordial de remettre l’enfant, le jeune au centre de notre dispositif.
Nous sommes aussi confrontés aux décisions du Conseil Départemental qui met tout en œuvre pour que les jeunes mineurs isolés ne restent pas au sein de notre établissement. Nous apprenons que les jeunes en attente de voir le juge, ne sont même pas signalés aux greffes du tribunal. Il leur est demandé d’effectuer des tests osseux (très controversés par les spécialistes), leur extrait de naissance n’est pas pris en compte contrairement à la loi. Il est de notre responsabilité d’éducateur, de citoyen, d’humain de tout mettre en œuvre pour que les droits de ces jeunes soient respectés. Ils ont le droit de refuser ces tests, nous devons les en informer.
Nous demandons à notre direction de se positionner sur tous ces dysfonctionnements, et de mettre tout en œuvre pour que nous puissions ensemble retrouver le sens de notre travail, de notre éthique professionnelle.

VIDEO : Contrôle au faciès dans le train Vintimille-Nice.


Contrôle au faciès dans le train Vintimille-Nice par ADN-NICE

Samedi 20 juin 2015, sur la ligne SNCF Vintimille-Nice, la Police de l’Air et des Frontières monte dans le train à la station Menton-Garavan pour un contrôle d’identité. Seules les personnes de type africain subsaharien se voient demandé leur passeport. Alors que l’Etat Français vient d’être condamné pour cause de contrôle au faciès par la cour d’Appel de Paris, la pratique est encore de mise aux abords de la frontière franco-italienne par la police française. Être noir ne peut préjuger de la liberté et légalité de circulation dans l’espace Schengen.