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Vintimille : la décision est tombée – plus d’accueil des familles.

Sur la grille de l’église San Antonio de Vintimille, fermée désormais à l’accueil des familles.

« Le service d’accueil de l’église Sant ‘Antonio est terminé ; par cette église sont passées des milliers de personnes : hommes et femmes, mamans et papas, enfants, adolescentes et adolescents isolés.
Nous avons essayé d’aider la municipalité à vivre avec le passage des migrants qui arrivent pour passer la frontière ; nous nous excusons pour les désagréments causés au voisinage, nous avons essayé de les limiter le plus possible.
Nous remercions tous les gens qui nous ont soutenus en nous fournissant des aides en nature et en argent, le Diocèse et Caritas Italia ; des Institutions, nous n’avons reçu aucune contribution.
Nous remercions tous les bénévoles qui ont donné gratuitement leur temps et leur cœur pour créer ainsi une grande famille attentive aux besoins de nos frères migrants.
Trop de fois nous ne vous avons pas accueillis ! Pardonnez-nous pour la fermeture et l’indifférence de nos sociétés qui ont peur du changement de vie et de mentalité que votre présence requiert. Traités comme un poids, un problème, un coût, alors qu’au contraire vous êtes un don. »

Sauvons la Roya .

Alors que 2 médias français (Nice matin et France Info) se décident enfin à parler du scandale du Tunnel de Tende, voici le communiqué de Presse de REN (Roya Expansion Nature) et Sauvons la Roya, qui dénonce toutes les irrégularités de ce chantier depuis le début. A diffuser largement … Merci

Doublement du tunnel de Tende : un nouveau tube plus dangereux que l’ancien !

Le 24 mai dernier, dans le cadre d’une enquête menée par la Finanza italienne en coopération avec la France, le chantier du nouveau tunnel de Tende a été saisi. 17 personnes, parmi lesquelles le directeur des travaux de l’ANAS et le directeur technique du chantier (de l’entreprise Fincosit, chargée des travaux), ont été mises en examen pour vol aggravé et détournement de biens publics, ainsi que détention illégale d’explosifs. 9 mesures provisoires, dont 5 assignations à résidence ont déjà été prononcées et les salariés (italiens) de Fincosit ont reçu un billet aller simple pour rentrer chez eux. « Nous avons agi pour éviter une catastrophe », a déclaré la procureure de Cuneo Francesca Nanni. Et pour cause : une partie des matériaux qui auraient dû être utilisés pour la construction du nouveau tube a été détournée et revendue [1]. Il est maintenant avéré qu’un certain nombre d’ouvrages devront être refaits pour malfaçons et les travaux sont arrêtés pour au moins 5 mois.

En plus de l’arrêt du chantier, la route départementale du tunnel a été fermée pendant trois jours.

Pour le moment, la presse et les autorités italiennes semblent

En plus de l’arrêt du chantier, la route départementale du tunnel a été fermée pendant trois jours.

êtreles seules à accorder un véritable intérêt à cette situation, qui est pourtant très grave. « On dirait même que la presse et la télé ont été mises au silence », témoigne Jean N. du collectif Sauvons la Roya. Pourtant, cela fait des années que les associations [*] de la vallée de la Roya dénoncent la façon dont les travaux se déroulent sur le chantier : malfaçons, intimidations, omerta sur les informations qui devraient être pourtant publiques :

• Refus des autorités de communiquer sur les extractions d’eau sulfatée rejetée directement dans la Canelle, une des sources de la Roya, pendant 2 ans. Suite à la plainte de l’association REN devant le tribunal administratif, une station de traitement des boues a été installée, mais elle est sous-dimensionnée et les rejets en milieu naturel se poursuivent sans contrôles.
• Refus des autorités de respecter l’engagement initial de transporter les déblais d’anhydrites par le train et de nous informer sur la façon dont ils sont triés et évacués.
• Silence du procureur de la république saisi des non conformités du nouveau viaduc lequel, sans doute à cause des malfaçons de ses piliers, fait obstacle au couloir d’avalanche du vallon de la Ca.
• Refus de l’ANAS de prendre en comptes les remarques sur les visibles déformations de l’immense mur de soutènement d’un des nouveaux lacets.
• Refus du conseil départemental 06 de communiquer le diagnostic complet de la route d’accès au col de Tende, la RD6204. La CADA vient de confirmer que ce document doit nous être communiqué, or nous ne l’avons toujours pas.
• Refus des préfets successifs d’organiser une consultation locale, avec les associations et la population, pour une révision de la finalité du projet.
• Silence de la cour des comptes sollicitée par l’association REN pour une vérification des sommes en jeu.
• Obstacle de la préfecture à l’organisation de manifestations par les associations pour faire connaître les risques de ce projet surdimensionné.

Aussi nous pensons qu’il est grand temps qu’un audit technique et financier (portant sur le nouveau coût du chantier) soit engagé. La presse italienne nous informe que « des consultants et des experts judiciaires vont étudier les ouvrages pour vérifier s’ils sont conformes au projet et aux règlements. » [1] « Espérons que les autorités françaises ne restent pas aussi mutiques et absentes qu’elles le sont actuellement. Il s’agit de notre sécurité !», note Andrea du collectif Sauvons la Roya. Nous continuerons à faire appel à la justice pour contraindre l’administration française à prendre la mesure de l’aberration que constitue ce projet démesuré. Nous réclamons la plus totale transparence sur la suite des événements ! Nous nous montrerons vigilants et intransigeants !
Roya Expansion Nature (REN – www.ren.roya.org – association agréée)
Le Collectif « Sauvons la Roya » (sauvons-la-roya.org)
[*] Contact :
• Emails : associationren06@gmail.com | sauvons.la.roya@gmail.com
• Téléphone : 06 74 72 76 26 – Catherine| 06 22 44 74 28 (Andrea)

La solidarité devant les tribunaux.

LA SOLIDARITÉ EST UN DEVOIR, PAS UN DÉLIT !
Soyons nombreux et nombreuses à exprimer notre soutien aux amis accusé+es de solidarité.
RDV devant les tribunaux (dates prévues sous réserve de modifications)
henri-p1300346
TGI de Nice :  Place du Palais de justice – Vieux Nice
En cours
Mercredi 4 janvier 13h30  –  Cédric Herrou

Le procureur a demandé 8 mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve, confiscation du véhicule de l’association et utilisation de son véhicule limité aux heures de travail.
Rendu du délibéré du vendredi 10 février à 8h30.
3000 euros d’amende avec sursis simple
Appel  à Aix en Provence lundi 19 juin à 13h30
L’avocat général a requis 8 mois de prison avec sursis
Arrêt de la Cour d’appel  mardi 8 août à 8h30 :
C
ondamné  à quatre mois de prison avec sursis La cour d’appel des Bouches-du-Rhône  le condamne pour « aide à l’immigration clandestine ».
Un pourvoi en cassation va être déposé

 

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V
endredi 6 janvier 8h30 : Pierre-Alain Mannoni
Relaxé, mais le Parquet a fait appel .

Appel à Aix en Provence Lundi 26 juin à13h30

3  mois de prison avec sursis ont été requis par l’avocat général «C’est un citoyen ordinaire qui ne respecte pas le texte de loi en le connaissant très bien du fait de ses activités militantes», a estimé l’avocat général dans son réquisitoire, craignant également un «risque de réitération très important».
Délibéré le lundi 11 septembre 13h30.
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Mercredi 8 février 13h30   
– Le  procès de Ben à failli être reporté. Les 4 policiers victimes n’auraient pas été avisés. Finalement c’est bon, apparemment ils ont trouvé l’avis, ils ont bien été avisés, le dossier va être plaidé aujourd’hui. Les policiers vont arriver, on attend… En fait, les policiers ne viendront pas. Le procureur demande 80 jours-amende à 10 euros.

Rendu du Délibéré  vendredi 3 mars 8h30.
Condamné à 750 euros pour  « outrage à agent dépositaire de la force publique » alors qu’il réalisait un reportage sur un groupe de 200 migrants à la frontière franco-italienne le 5 août dernier.
_____________________________________________________16 février  – 12h30   Félix  Italie :Tribunal d’Imperia
16 mars 2017  :
réquisition de la procureure du Tribunal d’Imperia – 3 ans et 4 mois de prison et 50 000 € d’amende.
Les avocates ont plaidé la relaxe avec brio .
Verdict :  jeudi 27 avril :
Relaxé

Motivation écrite du collège de juges d’Imperia présidé par Donatella Aschero.
La procureure a jusqu’à fin septembre 2017 pour interjeter appel de cette décision.
____________________________________________________Mardi 4 avril 13h30  
–   Francesca Peirotti
Le procureur a demandé 8 mois de prison avec sursis et 2 ans
d’interdiction du territoire  français.

Délibéré vendredi 19 mai à 8h30
Le tribunal s’en est tenu à une peine de 1000€, pour aide à l’entrée irrégulière sur le territoire français et détention de cannabis.
Francesca a décidé de faire appel de cette décision – pas de date d’audience pour le moment, sans doute à la rentrée.
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Nice : Prévue Lundi 24 avril 13h 30. –   Eric et Marie Rose :  Reporté
L’avocat n’ayant pas reçu le dossier, le procès est reporté à une date ultérieure pas encore fixée.
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Mardi 16 mai 13h30    –   Françoise, René,  Gérard et Dan  Le parquet a requis à leur encontre 800 euros d’amende avec sursis.

Le jugement a été mis en délibéré au 23 juin 8h30
Relaxés pour aide au séjour d’étrangers en situation irrégulière, mais condamnés à 800€ avec sursis pour aide à la circulation.
Ils font appel.
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Lundi 2 octobre 13h30 TGI de Nice
Raphaël  interpellé  25 juin vers 23h, GAV a partir de 23h50…Relâché le lendemain  à 18h45
Sur l’infraction « aide à l’entrée etc..Art L 622-1 AL. 1 AL. 2 C Étrangers Réprimés par m article + Art. L. 622.3 C Étranger

Participez à la cagnotte solidaire pour faire face aux frais de justice et faites tourner !

La vidéosurveillance, M Estrosi et le baron Haussmann.

La vidéosurveillance, M Estrosi et le baron Haussmann

A la fin du 19ème siècle, le baron Haussmann entreprenait de créer de larges avenues dans une capitale encore entravée par un urbanisme étriqué ; il apparut très rapidement que derrière cette opération d’urbanisme se cachait aussi la volonté de faciliter la répression des mouvements sociaux en particulier grâce à une utilisation plus efficace de l’artillerie.

Lundi 24 juillet, après son arrivée en gare de Nice, un groupe de réfugiés, majoritairement originaires du Soudan, entreprend de visiter la ville ; alors qu’ils se présentent devant le jardin de la promenade du Paillon, les employés municipaux leur ferment les portes au nez, signifiant ainsi une certaine forme d’apartheid pas très étonnant dans une ville jumelée avec Le Cap aux beaux jours de l’apartheid.

Nul besoin pour la mairie de faire suivre le groupe par un mouchard : les 2000 caméras de vidéosurveillance qui ont amplement démontré leur inutilité a empêcher assassinats et rapines, ont permis de pister le groupe et de prévenir les gardiens du jardin. Un exemple très éclairant de l’utilisation haussmannienne de la vidéosurveillance comme outil de répression des mouvements de défense des droits de l’Homme et, plus largement, des mouvements sociaux.

LDH Nice