Archives de catégorie : Associations Cinéphiles

Séance CSF : Adieu Mandalay.

La  prochaine séance  de CSF sera consacrée au film de Midi Z : Adieu Mandalay (Birmanie, 2017, 1h48, vostf), et aura lieu le

Vendredi 28 Avril 2017 à 20h30

au Cinéma Mercury, 16 Place Garibaldi.

Le film sera présenté et le débat animé par Josiane Scoleri

« Attention nouveau pays : La Birmanie » un pays où le cinéma se propose de renaître.

Film inédit à Nice. Quatrième long-métrage du jeune réalisateur birman Midi Z  (34 ans) formé à Taïwan à l’Académie du film de Hou Hsa Hsien. Toujours travaillé par ses origines birmanes et la situation de son pays, le réalisateur explore de façon quasi-documentaire le quotidien de jeunes émigrés birmans à Bangkok traversée par une histoire d’amour impossible qui révèle peu à peu sa dimension tragique. C’est par la force de la mise en scène que réalisateur nous fait glisser sans rupture du monde du réel le plus terre à terre à celui des sentiments tendres ou violents qui animent les personnages. Un cinéaste à suivre, très certainement.

Toutes les infos

 

Programmateur d’un soir

Entrez au cœur de la sélection du festival en vous mettant dans la peau d’un programmateur au Court circuit café .
programateur d un soir

Sur le principe d’un ciné-club, plusieurs courts métrages qui concourent au 17° festival du court métrage de Nice seront projetés.
Un temps de débat sera organisé entre chaque film et les spectateurs seront invités à voter pour les courts métrages qu’ils souhaitent sélectionner au prochain festival.

La soirée se poursuivra autour d’un buffet dînatoire réalisé à partir de produits locaux et bio !!
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Entrée 10€/personne
Réservation auprès de Marine :
communication@nicefilmfestival.com

Le cinéma des idées… le spectre des images avec l’ÉCLAT .

Le cinéma des idées… le spectre des images
Les 13 et 14 mars 2017
en présence de Dork Zabunyanl eclatToutes sortes d’images nous parviennent du Moyen Orient semant trouble et confusion dans notre perception, selon leurs provenances souvent incertaines (sources professionnelles ou amateurs) ou les points de vue qu’elles défendent (témoignages ou propagandes). Comment les analyser, comment les appréhender ?
L’ECLAT présente deux soirées consacrées à ces nouvelles images, éclairées par une conférence de Dork Zabunyan associée à une proposition de films.

Lundi 13 mars 2017 à 18h30
Allemagne année zéro
de Roberto Rossellini (Italie, 1947, 1h18, vostf)

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, Edmund, 12 ans, parcourt les rues de Berlin en ruines à la recherche de nourriture et de menus trafics pour subvenir aux besoins de sa famille… Après Rome, ville ouverte et Paisa, Allemagne année zéro est le dernier volet de la trilogie que Rossellini consacre à la guerre (1945-47). Se concentrant sur les mécanismes moraux qui ont abouti au chaos, le récit est construit autour du regard d’un enfant confronté à une situation qui le dépasse. Selon ses « principes néoréalistes », Rossellini adopte un point de vue quasi-documentaire et filme les ruines sans enjeux psychologiques préétablis, ni comme prétexte métaphorique, il prend simplement acte du présent comme la conséquence d’une pensée désastreuse. C’est là toute la force esthétique de ce film, l’un des plus poignants sur l’après-guerre.

Mardi 14 mars 2017 à 18h30
Images manquantes et hyper-visibilité
Conférence de Dork Zabunyan
« En 1991, lors de la guerre du Golfe, Serge Daney déclarait que nous étions entrés dans l’ère des « images manquantes », comme en témoignait alors pour lui l’absence d’images de Bagdad bombardé sur les écrans de télévision. Aujourd’hui, cette hypothèse semble obsolète, tant nous avons le sentiment d’appartenir au contraire à une époque du tout-image et de l’hyper-visibilité généralisée. Qu’il s’agisse des films amateurs des soulèvements arabes, des vidéos de propagandes d’organisations non-étatiques, ou encore des images du martyre de la ville d’Alep, nous sommes pris dans un tourbillon d’images qui semblent mettre à mal le constat de Daney. Mais quels types d’images percevons-nous exactement de ces événements liés à notre histoire contemporaine ? La saturation en signes visuels et sonores ne nous fait-elle pas oublier que des images, malgré tout, nous font défaut ? »
Dork Zabunyan est professeur en cinéma à l’université Paris 8. Il collabore à différentes revues (Cahiers du Cinéma, Trafic, artpress, Critique…). Il a notamment publié L’insistance des luttes : images soulèvements contre-révolutions (De l’incidence, 2016), Les images et les mots : Décrire le cinéma (Presses Universitaires du Septentrion, 2014, avec Diane Arnaud), Les Cinémas de Gilles Deleuze (Bayard, 2011), Foucault va au cinéma (Bayard, 2011, avec Patrice Maniglier).

Mardi 14 mars 2017 à 20h30
The Uprising
de Peter Snowdon (Belgique / Angleterre, 2014, 1h18, VOSTFR)
Présenté par Dork Zabunyan

The Uprising est construit à partir d’images réalisées par des manifestants des Printemps Arabes. De ces vidéos amateurs trouvées sur Internet, Peter Snowdon construit un récit autour d’une révolution imaginaire, une manière pour lui de rendre hommage aux révolutions réelles et mieux les comprendre. Ce dispositif d’une étonnante efficacité permet à Snowdon de dépasser et de renouveler les formes fictionnelles ou documentaires habituelles.

 

« Spartacus et Cassandra » à la Cinémathèque de Nice .

Spartacus et Cassandra
A la cinémathèque de Nice
Centre Acropolis,
3 Esplanade Kennedy, 06300 Nice
Téléphone : 04 92 04 06 66

Lundi 21 novembre à 18 h
  Entrée libre

 RESF06 interviendra dans le débat pour évoquer la situation des familles Roms à Nice
cassandra

Spartacus, jeune Rrom de 13 ans, et sa soeur Cassandra, 10 ans, sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le cœur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux et leurs parents qui vivent encore dans la rue.

Ioanis Nuguet a passé trois ans auprès des Rroms de Seine-Saint-Denis. A la froide observation de leur vie, le jeune cinéaste préfère un film documentaire à « hauteur d’enfants », constitué de la somme de leurs regards, sentiments, pensées… Son cinéma direct en plans séquences s’ouvre à la fantaisie, à la musique, au Super 8, aux photos et animations, libre comme le slam de Spartacus. L’histoire de deux enfants qui, au bout de l’engrenage judiciaire, comprennent qu’à défaut de pouvoir sauver leurs parents, ils peuvent décider de se sauver eux-mêmes. Cruel dilemme pour ces petits héros dignes des frères Grimm, qui vont apprendre ce qu’il en coûte de prendre leur destin en main, et d’abandonner leurs parents au bord du chemin… Ioanis Nuguet compose avec empathie un « conte documentaire » à la fois tendre et rude, réaliste et poétique. Où dépassant la fonction de sujets-témoins de l’enfance rrom, Spartacus et Cassandra nous offrent la possibilité d’expérimenter l’absolue singularité de leur vie. Et de devenir les témoins de leur combat pour trouver une place dans ce monde qui souvent les rejette, pour rompre avec cette fatalité qui voudrait qu’ils n’aient d’autre existence que celle qu’on leur réserve, à la lisière de la société. Etre enfant, comme leur dit Camille, c’est continuer de rêver à une vie meilleure.

Infos sur le film

Cinéma des artistes

Cinéma des artistes… M. Matray & A. Walther

Jeudi 17 novembre à 19h
 L’éclat en partenariat avec La Station

cinema-des-artistesCette soirée co-organisée par L’ECLAT et La Station, en écho à l’exposition Run Run Run de la Villa Arson, présente les réalisations filmiques de Alexia Walther et Maxime Matray qui collaborent depuis 2006. Leur premier film, Twist, a reçu le Grand prix du court-métrage français, Entrevues, Belfort (France) en 2006 et le Grand prix du festival Curta cinema, Rio de Janeiro (Brésil) en 2007. Alexia Walther, née en 1974 à Genève, est diplômée en 1999 de l’ESAV, École Supérieure d’Art Visuel de Genève, en section media-mixte. Maxime Matray, né en 1973 à Paris, est plasticien et auteur, diplômé en 1995 de la Villa Arson à Nice. Il est membre historique de La Station.

Villa Arson / 20 avenue Stephen Liégeard – 06100 Nice
Tram ligne 1 – arrêt « Le Ray » / Bus ligne 4 et 7 – arrêt « Deux Avenues »
Tél. 04.97.03.01.15 / Fax : 04.97.03.01.19

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