Archives de catégorie : ACTUALITE

Fukushima – Le couvercle du soleil – au Cinéma de Beaulieu

Jeudi 25 avril à 20h30.
Le Cinéma de Beaulieu
Avenue Albert 1er, 06310 Beaulieu-sur-Mer

Débat organisé avec le concours de GREENPEACE 06, de la CANAM affiliée au réseau Sortir du nucléaire (Commission Anti Nucléaire des Alpes Maritimes) et de l’équipe de l’Atomik Tour
en tournée dans le pays.

11 mars 2011, une catastrophe naturelle devient un désastre technologique: séisme, tsunami, accident nucléaire triple sur le site de Fukushima – Daichi.
Le docu fiction nous place au cœur de l’événement mélant images d’archives, entretiens avec des personnalités et scènes de reconstitution jouées par des comédiens.
Le film a été interdit de diffusion au Japon.
Le couvercle du soleil désigne à la fois la puissance d’un réacteur nucléaire mais aussi l’alternative du Solaire
comme fondement d’un modèle énergétique renouvelable.

Cinéma de Beaulieu – Tarifs habituels

Nice : un ministère très à la droite de Dieu ?

Mise à jour du 10 avril 2019. Décidément, l’extrême-droite est dans son jardin au Forum Jorge François. Une réunion publique de Nicolas Dupont-Aignan y aura lieu cette fin de semaine, annoncée par Nice-Matin le 09/04. Peut-être aura-t-il l’occasion d’y croiser l’Evêque de Nice, qui n’a pas daigné répondre à nos courriers ? Pour rappel, Dupont-Aignan est candidat aux prochaines élections Européennes, et s’est brièvement allié avec Marine Le Pen le temps de l’entre-deux tours de la dernière présidentielle – il devait même devenir son premier ministre en cas de succès.

Article original, 4 janvier 2019 :

Une soirée chez Jorge
Le 12 octobre dernier s’est tenue à Nice une présentation du livre ‘La France interdite‘, de Laurent Obertone, dans la salle des Abbés du Forum Jorge François, faisant lui-même partie de la paroisse Saint-Ambroise (église Saint-Pierre d’Arène) à Nice. Selon la page facebook associée à la soirée : « Un livre choc, une vraie bombe pour la bien-pensance, une enquête sur un sujet tabou : LA DISPARITION D’UNE NATION ! ». Cet auteur, se présentant comme journaliste indépendant et écrivant sous un pseudonyme, vit son livre précédent (‘La France orange mécanique‘) promu activement par Marine Le Pen. Traité de blogueur raciste par Mediapart, Obertone attaque le media en 2013 mais se désiste finalement « pour raisons personnelles ». Son éditeur, Ring, publie également les bandes-dessinées de Marsault, souvent considéré à l’extrême droite, qui sera jugé en 2019 pour « provocation publique à la haine et à la violence en raison du sexe« . Cette maison d’édition fut créée à la suite de la publication du magazine « Sur le ring », dont un des buts était de « poser une bombe dans la sale ambiance humaniste ». D’après un témoignage photographique de cette présentation, on voit l’auteur faisant face à un public de dos, mais assis aux côtés de Mme Alexandra Masson-Bettati (épouse d’Olivier Bettati, ex-candidat FN). Bryan Masson (Front National Jeunes de Nice, Génération Nation 06) pose également à côté de l’auteur et son livre sur un autre cliché, avec trois autres membres de son mouvement. Cette visite niçoise intervient deux jours après une présentation donnée par Obertone à l’ISSEP (l’institut de sciences politiques ouvert par Marion Maréchal Le Pen).

Saint-Pierre s’habille en Pradal
Une fois les acteurs plus ou moins identifiés, passons au complément circonstanciel de lieu. Le Forum Jorge François est un lieu immense, occupant 1400 mètres carrés intégralement rénovés dans les sous-sols de l’église Saint Pierre d’Arène. Ouvert en décembre 2014, le Centre Culturel et Diaconie Saint-Pierre d’Arène (association déclarée en préfecture en 2012) put le financer comme suit : paroisse – 1 million € ; mairie de Nice – 1,5 millions € par subvention ; conseil général – 500.000 € par subvention. En sus, le 14/02/2013, la Ville de Nice a consenti à titre gratuit un bail pour les locaux situés rue de France, estimé à 7000 € annuels. Pour les autres associations de Nice, il faudra faire vœu de pauvreté.
Puisqu’on parle de gros sous, on voit un même nom de famille revenir plusieurs fois quand on s’intéresse aux comptes de l’association et du projet. Mme Anne Pradal (décédée en 2012) fut la première donatrice. Son époux, Alain Pradal, est actuellement l’économe paroissial. Quant à Philippe Pradal, un des fils, il est le gérant du cabinet d’expert-comptable travaillant pour la Diaconie (du moins pour l’année 2014). Il fut en outre Trésorier de l’association jusqu’en 2013, puis administrateur. En outre, il devient conseiller municipal subdélégué aux comptes publics en 2008, premier adjoint en 2013 puis, réélu en 2014, il retrouve son poste de premier adjoint au maire, notamment délégué aux finances. Enfin, il remplace brièvement C. Estrosi au poste de Maire lorsque celui-ci devient président de la région PACA. La fiche de déclaration d’intérêts qu’il transmet auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, établie en mai 2017, mentionne ces possibles conflits d’intérêts.

Du spirituel aux spiritueux
Côté spirituel, on trouve de bien curieux personnages. Le père Gil Fiorini, bien évidemment ; lui, c’est un peu le marchand que les coups de pied au cul donnés par Jésus n’ont pu chasser du Temple. Produisant son ‘pastis de Nice’, il dispose d’un site de vente en ligne et d’une grande boutique dans le centre-ville. L’homme ultra-médiatique bénit également les animaux et téléphones portables, ou n’importe quoi d’autre qui puisse faire entrer du monde dans ‘son’ église.

Messe noire pour artistes d’opérette
Mais, pour en revenir à l’objet premier de cet article, il faut également se pencher sur le cas de l’aumônier des artistes Yves-Marie Lequin, son acolyte Dominicain. Celui-ci officie la Messe des Artistes annuelle. Cette célébration est un concept que l’on doit à Adolphe Willette en 1914 : antidreyfusard durant l’affaire Dreyfus, collaborateur du journal « La libre parole illustrée » publié par le politicien antisémite Edouard Drumont, il se présente 1889_French_election_poster_for_antisemitic_candidate_Adolphe_Willetteégalement aux élections législatives de 1889 à Paris, avec une affiche qui ne laisse guère de doute (voir ci-contre). Un square parisien (au pied du Sacré Coeur) portera cependant son nom à partir de 1927, et deviendra d’ailleurs un lieu de rassemblement des catholiques intégristes de Saint Nicolas du Chardonnet chaque lundi soir de Pentecôte. Plusieurs voix s’élèvent au sein du Conseil de Quartier Montmartre (qui propose une liste de noms alternatifs pour ce square le 25 mars 2003), et un vœu est déposé le 23 juin 2003 au Conseil Municipal du 18° Arrondissement afin de débaptiser ce lieu (« La nomination du square nommé Willette posait un problème et a sûrement, pendant de nombreuses années, choqué celles et ceux qui estimaient que c’était quand même extrêmement dommageable, le mot est faible, mais je n’en trouve pas d’autres » – Mme Lepetit, Conseillère). Ce vœu est adopté à l’unanimité. Le square sera rebaptisé (résolution adoptée lors du Conseil du 1° décembre 2003) « Square Louise Michel« , le 28 février 2004.  Tous ces ‘détails’ affligeants sont malheureusement absents de la biographie qui lui est consacrée sur le site des Dominicains de Nice. Malgré nos avertissements répétés depuis 2014 (et annuels, eux aussi), relayés par une sphère artistique pourtant de plus en plus large, on y retrouve encore de trop nombreux créateurs (plasticiens et plasticiennes, danseurs et danseuses, acteurs et actrices de théâtre ou d’opérette) qui trouvent là l’occasion de se greffer un peu de lumière. Les médias locaux valent sans doute bien une messe !

Fachosphère ! Fachosphère ! Est-ce que j’ai une gueule de fachosphère ?
Quand on regarde de plus près la page web de Frère Lequin lui-même, on note également cette phrase apparaissant dans sa biographie (oui, il parle bien de lui-même à la troisième personne): « Il a travaillé dans le domaine esthétique avec Julia Kristeva, Renaud Camus, le peintre Jean-Paul Marcheschi, l’écrivain Emmanuel Carrère« . Ce sont les quatre seuls artistes cités en sus de Willette. Renaud Camus, c’est l’instigateur de la théorie ‘du grand remplacement’ chère à Marine Le Pen (qu’il a soutenue) et à tous les complotistes de la fachosphère. La rencontre entre Lequin et Renaud Camus date de 1997, lors des Devisées de Plieux, se déroulant au Château du même nom, domicile de Renaud Camus. On en trouve la trace dans son ouvrage ‘Derniers jours – Journal de 1997‘ (publié en 2002). En mars 2013, Renaud Camus fait partie des invités d’une soirée donnée par… le peintre Jean-Paul Marcheschi à laquelle étaient également conviés Alain Finkielkraut, Pierre Sautarel (créateur du site identitaire Fdesouche), Elisabeth Lévy (Causeur), Richard Millet (auteur qui considère Anders Breivik comme « tout à la fois bourreau et victime »),  Christine Tasin (Résistance Républicaine) et son mari Pierre Cassen (fondateur du site riposte laïque) (source : La Fachosphère. Comment l’extrême droite remporte la bataille d’Internet, par Dominique Albertini et David Doucet). Le Diable se cache donc peut-être dans ces quelques détails.

Postscript janvier 2019

Nous avions écrit à l’Evêque de Nice le 17/10/2018 afin qu’il nous éclaire un peu sur cette situation. Malheureusement, notre courrier est resté sans réponse. Nous lui avons donc réitéré notre demande.

Quelques lectures :
https://www.lesinrocks.com/…/ring-l%c3%a9diteur-trash-qui-…/
https://blogs.mediapart.fr/…/laurent-obertone-se-desiste-de…
https://www.arretsurimages.net/…/cyber-demasque-par-mediapa…
https://larmurerie.wordpress.com/…/la-france-orange-mecani…/
http://tantquillefaudra.org/…/…/ring-l-editeur-au-coeur-de-l
http://www.lesdominicains.com/messe-des-artistes/

http://www.yvesmarielequin.com/yves-marie-lequin/

Appel à films Super 8 et 16 mm !

Dans le cadre de l’anniversaire des légendaires studios de la Victorine, l’association Regard Indépendant vous propose une séance dont vous serez les programmateurs en ramenant votre (vos) bobine (s). Le lundi 29 avril à 20h00, la Cinémathèque de Nice nous ouvrira ses portes pour une séance exceptionnelle consacrée aux films amateurs tournés à Nice et dans les Alpes-Maritimes.

Vous possédez peut être dans vos greniers, vos placards ou vos caves, d’anciens films en super 8 ou en 16mm tournés par vous ou votre famille. Cherchez bien, il y a sûrement des délires entre amis, des films de vacances, des petites fictions, des documentaires, des créations oubliées que vous auriez plaisir à redécouvrir en projection et à faire partager. La seule condition à respecter est que ces films se déroulent à Nice ou ses environs.

Ces images font partie à leur manière de la mémoire collective et participent du patrimoine cinématographique de notre ville et de notre région. L’équipe de Regard Indépendant lance un appel pour retrouver ces films et leur permettre de vivre leur heure de gloire en salle, sur un grand écran, et devant un public enthousiaste.

Les films sélectionnés seront projetés sur la matériel de l’association et des bandes sons libres de droit vous seront proposées pour agrémenter vos images si vous n’avez pas de bande son originale.

Pour proposer un film, prenez contact avec : regardindependant@gmail.com ou au 06 23 07 83 52

La solidarité au tribunal.

LA SOLIDARITÉ EST UN DEVOIR, PAS UN DÉLIT !
Soyons nombreux et nombreuses à exprimer notre soutien aux amis accusé+es de solidarité
Pour rappel, dans sa décision du 6 juillet 2018, le Conseil Constitutionnel a consacré le principe à valeur constitutionnelle de fraternité en précisant qu’il découlait de ce principe la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national.
Le 13 juillet 2015, Claire  était venue avec d’autres membres de son association observer la situation des migrants en gare de Nice, en plein afflux de réfugiés. Sollicitée par un mineur puis par une jeune femme, elle avait décidé de les emmener à la gare suivante, à Antibes, pour les soustraire au contrôle policier exercé ce jour-là dans la gare de Nice. Dénoncée par un agent de la SNCF, elle avait été arrêtée, placée en garde à vue et son domicile perquisitionné.18 décembre 2015 : Claire est condamnée  à 1.500 euros d’amende par le TGI de Grasse.2 décembre 2016 : La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé l’amende de 1.500 euros.
Le 17 août 2016, alors qu’il transporte huit migrants érythréens dans son véhicule, Cédric Herrou est arrêté une première fois. Le Parquet n’engage pas de poursuites et invoque l’immunité  humanitaire. Le 20 octobre 2016, il est à nouveau appréhendé à Saint Dalmas de Tende pour avoir logé une cinquantaine de migrants érythréens et soudanais dans une colonie de vacances désaffectée de la SNCF. Le Mercredi 4 janvier 2017 le procureur a demandé 8 mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve, confiscation du véhicule de l’association et utilisation de son véhicule limité aux heures de travail. Lors du délibéré, il est condamné à 3000 euros d’amende avec sursis le 10 février 2017 pour avoir aidé des migrants à passer illégalement la frontière franco-italienne, mais est relaxé pour l’occupation illicite des locaux de la SNCF. Le Parquet de Nice, qui avait requis huit mois de prison avec sursis, fait alors appel et renouvelle sa demande à Aix en Provence le 19 juin 2017. Le Tribunal le suit partiellement dans son délibéré du 8 août 2017, avec la condamnation de Cédric Herrou à quatre mois de prison avec sursis pour « aide à l’immigration clandestine », à laquelle s’ajoutent 1000 euros de dommages intérêts à verser à la SNCF. L’agriculteur décide de déposer un pourvoi en cassation.
Ce calendrier judiciaire interfère largement avec les actions que Cédric continue à mener, tels les convois de migrants se rendant de Breil-sur-Roya à Nice pour y obtenir un rendez-vous afin de pouvoir déposer une demande d’asile. Ces convois sont régulièrement organisés en accord avec la Préfecture des Alpes Maritimes. Lors de l’une de ces opérations, le 24 juillet 2017, suite à un problème d’horaires d’ouverture des bureaux de pré-accueil à Nice, le convoi continue sa route vers Marseille. Le train ne dépassera pas la gare de Cannes, où Cédric Herrou est interpellé, puis à nouveau mis en examen (cette fois-ci par le Parquet de Grasse) pour « aide à l’entrée et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière », et placé sous contrôle judiciaire.
Le 12 décembre 2018, la Cour de Cassation annule le jugement en appel de Aix, et demande à ce que ce dernier soit rejugé à Lyon.
Pierre-Alain Mannoni est arrêté la nuit du 18 octobre 2016. Devant l’état de souffrance et de détresse de 3 jeunes femmes exilées d’Erythrée et qui étaient en France, il a choisi de les transporter pour les faire soigner. Jugé à Nice le 23 novembre 2016, le parquet requiert 6 mois de prison avec sursis. Le délibéré du 6 janvier 2017 le relaxe. Le Parquet ayant fait appel, 3 mois de prison avec sursis sont requis lors de l’audience du 26 juin 2017. Le 11 septembre 2017, le peine prononcée est de 2 mois de prison avec sursis. Ce dernier jugement est annulé par la Cour de Cassation le 12 décembre 2018, et l’appel doit être rejugé à Lyon.
Mercredi 8 février 2017 – 13h30 – Le  procès de Ben a failli être reporté. Les 4 policiers victimes n’auraient pas été avisés. Finalement c’est bon, apparemment ils ont trouvé l’avis, ils ont bien été avisés, le dossier va être plaidé aujourd’hui. Les policiers vont arriver, on attend… En fait, les policiers ne viendront pas. Le procureur demande 80 jours-amende à 10 euros.
Rendu du délibéré  vendredi 3 mars 8h30 : Ben est condamné à 750 euros pour « outrage à agent dépositaire de la force publique » alors qu’il réalisait un reportage sur un groupe de 200 migrants à la frontière franco-italienne le 5 août dernier.
16 février 2017 :  Félix est auditionné (Italie : Tribunal d’Imperia)
16 mars 2017 :
réquisition de la procureure du Tribunal d’Imperia : 3 ans et 4 mois de prison et 50 000 € d’amende. Les avocates ont plaidé la relaxe avec brio .
Jeudi 27 avril : Félix
est relaxé.
Motivation écrite du collège de juges d’Imperia présidé par Donatella Aschero.
La procureure a  fait appel nous informe la presse en janvier 2018.
Mardi 4 avril 2017 : Francesca Peirotti. Le procureur a demandé 8 mois de prison avec sursis et 2 ans d’interdiction du territoire  français.
Délibéré vendredi 19 mai : le tribunal s’en est tenu à une peine de 1000€, pour aide à l’entrée irrégulière sur le territoire français et détention de cannabis.
Appel lundi 4 juin à la Cour d’appel D’Aix en Provence : condamnée à 1000 euros d’amende en première instance, Francesca a été condamnée à 6 mois de prison avec sursis et 5 ans d’interdiction du territoire des Alpes Maritimes en Appel.
Eric et Marie Rose : initialement prévu le Lundi 24 avril 2017, le procès est reporté, l’avocat n’ayant pas reçu le dossier.
Mardi 16 mai 2017 : Françoise, René,  Gérard et Dan.  Le parquet a requis à leur encontre 800 euros d’amende avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré au 23 juin. : relaxés pour aide au séjour d’étrangers en situation irrégulière, mais condamnés à 800€ avec sursis pour aide à la circulation.
Mercredi 15 novembre 2017:
Jugement en appel à Aix. 800 euros d’amende avec sursis requis.
13 décembre 2017 : délibéré du jugement en appel de Françoise, René,  Gérard et Dan confirmé : 800 € avec sursis.
Ils se pourvoient en cassation.
Dimanche 25 juin 2017 en soirée : quatre personnes sont à la gare de Fontan-Saorge. Elles ont besoin d’être hébergées. Malheureusement, ce soir-là, à Saorge personne ne le pouvait. Il est impossible d’imaginer les laisser dormir dehors. Vers 22h30 Raphaël va donc les chercher. Ils lui disent qu’ils veulent rester en France. Il n’y a pas d’autre solution que de les amener chez Cédric Herrou où ils peuvent être hébergés dans des tentes. Il n’y a pas de frontière à passer. Il ne leur demande pas quelle est leur situation. C’est seulement à dix kilomètres. Raphaël est arrêté par un barrage de gendarmes mobiles, juste à la sortie de Breil. Il est menotté et amené à la gendarmerie de Breil avec ses quatre compagnons, puis placé en garde à vue jusqu’au lendemain 18h45. Il est informé qu’il est inculpé d’aide à l’entrée, au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière.Lundi 2 octobre 2017 : Raphaël, 19 ans,convoqué devant le tribunal correctionnel de Nice pour «aide à l’entrée, au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière».  Réquisition du Procureur : 4 mois avec sursis ; le Tribunal le condamne à 3 mois avec sursis.Mercredi 5 décembre 2018, procès en appel à Aix (reporté du 5 septembre 2018), délibéré le 16 janvier 2019 : peine réduite à 2 mois de prison avec sursis.
Le 18 janvier 2018, Loïc (membre de plusieurs associations, dont AdN) est arrêté, transportant un ressortissant éthiopien dans sa voiture. Relaxé le 14 mars 2018 par le TGI de Nice, il est jugé en appel à Aix le 20 mars 2019. Le 1er avril 2019 il est condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France ». Un pourvoi en cassation est annoncé.
Martine (membre d’Amnesty International – Anafé – RESF) est injustement poursuivie pour « délit de solidarité ». Le procès prévu le 8 janvier 2018 a été reporté au jeudi 14 février, puis au 11 avril et enfin au 30 mai suite à la grève des avocats.
30 mai 2018
: la procureure demande la relaxe.
Le compte rendu d’audience par AdN est disponible ici.
Victoire, délibéré vendredi 13 juillet 2018 : Martine est relaxée .
Le parquet fait appel.

Participez à la cagnotte solidaire pour faire face aux frais de justice et faites tourner !