« Dent pour dent » : regard caméra.

L’artiste Anne-Sophie Turion a proposé jeudi 23 juillet une performance autour des caméras de vidéo-surveillance installées dans la ville de Nice, dans le cadre de la manifestation Arty Party du MAMAC.

Avec la participation des membres de l’AdN, de la LDH, de Mouais et l’ANV-COP21 Nice. Des yeux géants ont ainsi déambulé en ville, se figeant devant les caméras pour un duel de regards…

La page de Anne-Sophie Turion est ici avec plus de photos.

Relaxe totale pour Martine Landry.Une victoire pour la solidarité !

COMMUNIQUÉ ET PÉTITION D’ AMNESTY FRANCE

À la veille de l’audience en appel de Martine Landry, le Parquet d’Aix-en-Provence a annoncé son désistement, venant ainsi confirmer la relaxe de notre militante.
Une victoire pour la solidarité !

C’est un véritable coup de théâtre. À moins de 24 heures de l’audience, le Parquet se désiste et marque ainsi la fin des poursuites absurdes contre Martine Landry. A 76 ans, Martine, militante d’Amnesty International France et de l’Anafé, était poursuivie injustement simplement pour avoir aidé deux enfants à la frontière franco-italienne. Elle est maintenant définitivement relaxée.

Cette décision est un grand soulagement. J’étais convaincue que j’étais dans mon droit d’aider ces enfants. Face aux violations des droits des réfugiés et migrants, j’ai fait et je ferai mon devoir de citoyenne de les aider comme je peux. Aujourd’hui, la fraternité l’a emporté. Martine Landry

Un acharnement sans fond

En se retirant, le Parquet confirme que les poursuites contre Martine n’ont pas lieu d’être. Cette décision de désistement s’imposait. L’appel de la relaxe s’apparentait à un acharnement judiciaire à l’encontre de Martine et plus généralement à l’encontre des citoyens solidaires qui agissent auprès des personnes migrantes et réfugiées.Ces personnes n’ont rien à faire devant des tribunaux.Lire aussi : Chronologie de l’engagement de Martine Landry

La solidarité doit être célébrée

En tant que défenseure des droits humains, Martine n’aurait jamais dû faire l’objet de poursuites. La décision du parquet général va dans ce sens. C’est un soulagement pour Martine et un signe d’espoir pour toutes les personnes qui défendent les droits des personnes réfugiées ou migrantes.
Cependant, certaines sont toujours poursuivies pour des actions similaires. Il faut aller plus loin et supprimer une fois pour toute le « délit de solidarité » et rendre ainsi impossible les poursuites pénales à l’encontre de personnes dont les actions ne sont motivées que par un élan de fraternité.

Protégeons les défenseurs des droits des migrants

Comme Martine, les personnes et organisations en France, qui défendent les droits des personnes exilées font l’objet de pressions de plus en plus importantes. Ensemble, exigeons qu’elles soient respectées et protégées.Signer la pétition

 Criminalisation de la solidarité : une dérive française

I Welcome