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Communiqué de presse concernant le récent féminicide à Cannes la Bocca.

Le Planning Familial des Alpes Maritimes alerte sur les violences faites aux femmes dans le département et enjoint le gouvernement à lutter activement contre les féminicides.

Nous prenons la parole à la suite de deux terribles drames survenus dans notre département.

Le 4 juin dernier, le 40féminicide a eu lieu au Cannet avec le meurtre par balle d’une femme quinquagénaire par son ex-compagnon, et ce jeudi 30 juillet à Cannes La Bocca, nous recensons le 57féminicide. C’est le meurtre d’une jeune femme de 27 ans, tuée de plusieurs coups de couteau au coeur et au thorax par son compagnon. En 2019, nous n’oublions pas non plus le meurtre de cette jeune fille de 21 ans à Cagnes-sur-Mer qui fut la 100e victime et dont le corps a été retrouvé sous des détritus. Toutes nos pensées vont vers leurs familles, nous leur présentons nos sincères condoléances.

Les victimes de féminicides sont des femmes tuées en raison de leur genre. Ces femmes sont tuées parce qu’elles sont des femmes.

Elles sont victimes du système de domination masculine et d’inégalités de genre, légitimées par notre construction sociale. Victimes d’une société perpétuant des représentations sexistes et machistes, qui relègue les femmes au rang d’objet que l’on peut posséder et détruire et que l’on doit contrôler dans leur vie privée, publique et sexuelle. Ces meurtres sont le stade ultime de l’engrenage de la violence conjugale dont les mécanismes, bien connus, peuvent être stoppés avec les moyens que nous demandons et qui ont été promis par le gouvernement.

Ces femmes, victimes de la violence de leurs compagnons ou ex-compagnons, subissent une mise à mort à la suite d’une « non-assistance à personne en danger » de la part du gouvernement. Il n’est plus rare d’entendre que les victimes ont soit porté plainte, soit qu’elles se sont enfuies et ont dû retourner dans leur domicile à cause d’un manque de moyens, quand cela n’est pas un manque d’intérêt de nos politiques, de la police et de la justice.

Aujourd’hui nous comptons nos mortes car sans cela, le gouvernement continuerait à nous laisser mourir dans le silence et l’anonymat. Nous nous adressons au gouvernement dont l’appareil policier et judiciaire signe son échec pour la protection des victimes et la prévention des violences.

Nous, le MFPF06, nous insurgeons contre l’inaction gouvernementale et ses mesurettes qui ne sont que des effets d’annonces.

Gouverné.e.s par des hommes qui protègent des hommes, voilà la situation d’aujourd’hui, et qui ressemble à celle d’hier. Or nous refusons que cette situation se poursuive demain. Nous ne voulons plus compter nos mortes.

Pour en finir avec ce triste décompte nous exigeons :

– La mise en œuvre immédiate des mesures prévues par la loi et qui sont très peu appliquées :

 L’usage des bracelets électroniques,

 L’accès facilité aux téléphones grands dangers,

 La généralisation des plaintes à l’hôpital

 L’augmentation des places d’hébergements décentes


Nous exigeons :

Des moyens financiers et humains pour les associations de terrains qui voient actuellement leurs subventions baisser,

– Pour assurer leur mission de prévention dans les écoles, collèges, lycées, universités, foyers jeunes travailleurs, foyers de l’enfance, auprès des structures accueillant des personnes en situations de handicap et des associations de quartier,

– Pour assurer leurs missions la formation des professionnels concernés : Police, Justice, Social, Éducation.

Pour arrêter ce cycle infernal nous avons besoin de vraies mesures et de vrais moyens.

Nous demandons un budget national d’un milliard d’euros réel, et non pas un milliard de promesses électorales.

Nous restons en alerte et plus déterminées que jamais et nous espérons que le gouvernement en fera de même en respectant ses promesses.

Mobilisons-nous !

Le Planning Familial 06

Co-signataires : Habitat & Citoyenneté, le MRAP06, Association pour la Démocratie à Nice.

https://www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial-des-alpes-maritimes-06/violences/cp-juilletaout-feminicide-ad06-1500

8 mars – manifestation pour la grève féministe

« On arrête toutes » le 8 mars, à l’appel du collectif droits des femmes 06, comme dans toute la France, pour lutter pour les droits des femmes.

 

RV à la Gare de Nice-Ville le 8 mars à 15h, puis nous descendrons avenue Jean Médecin avec nos revendications jusqu’à la place Masséna.

Le 8 mars, c’est la grève féministe. Le 8 mars, #OnArrêteToutes

Dans le monde entier, les femmes luttent contre la domination et l’exploitation par les forces conjuguées du capitalisme et du patriarcat… C’est ainsi qu’elles ont pu faire progresser notoirement leur condition. Mais les attaques se multiplient : nous disons haut et fort STOP !
En France, nous manifestons pour exiger le retrait de la soi-disant “réforme” des retraites. Nous refusons la dévalorisation du travail des femmes, réduites au salariat précaire et décalé, à la non-reconnaissance du travail invisible domestique quotidien et à la charge mentale qui l’accompagne.
Parce que nous sommes fortes et fières, nous voulons être celles qui brisent le silence, qui dénoncent les violences sexuelles et sexistes, ces violences que nous subissons comme si elles nous étaient «naturelles» ! Assez d’hypocrisie !
Nous refusons toute discrimination liée au genre, à l’origine, à l’orientation sexuelle ou à la tenue vestimentaire !
Nous refusons que les jeunes et les moins jeunes soient livrées à la précarité.

Ce 8 mars, le mot d’ordre international est :
                       GRÈVE FÉMINISTE

Une grève féministe, c’est quoi ?
Celle ci a commencé en 2016 en Pologne pour lutter contre une loi encore plus restrictive sur l’avortement. Elle a été reprise en Argentine en 2017 contre les violences et un mot d’ordre international de grève a été lancé. Et depuis la grève a essaimé…. En Espagne avec des millions de grévistes, en Italie, en Belgique, en Suisse …
La grève féministe, c’est montrer que si les femmes s’arrêtent, tout s’arrête. Nous avons un rôle fondamental dans la société, beaucoup de choses reposent sur nos épaules.
C’est pour cela que l’on s’appelle «OnArrêteToutes».
Nous sommes dans le travail salarié, mais aussi indépendantes. Nous nous occupons de la majeure partie du travail domestique à la maison, de l’éducation des enfants, des soins à apporter aux plus jeunes comme aux personnes âgées. Nous pouvons faire grève de tout ce travail. Mais aussi de la consommation qui nous pousse à acheter à outrance, gaspiller, dilapider les ressources de la planète en danger.
La grève féministe c’est aussi pour la défense de tous nos droits. Pour l’avortement, contre les violences. Contre le racisme et les discriminations. Pour le partage des tâches domestiques. Pour l’égalité professionnelle. Contre la précarité. Contre le capitalisme, prédateur de la planète.

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On arrête tout·es pour :
→ Exiger une égale répartition du travail domestique et de soins entre les femmes et les hommes.
→ Libérer les femmes du travail précaire et décalé auquel elles sont le plus souvent assignées : non au temps partiel imposé, oui à la Réduction du Temps de Travail !
→ Limiter le travail du dimanche aux urgences
→ Combattre les inégalités de salaires et de pensions et exiger l’égalité professionnelle.
→ Supprimer le projet de « réforme » des retraites.
→ Défendre le droit à l’avortement contre les attaques constantes dont il est l’objet
→ Exiger l’accès à la PMA remboursée pour toutes les femmes et pour tous les hommes transgenres.
→ En finir avec des modes de consommation sexistes et destructeurs de la planète.
→ Dénoncer la casse des services publics dont nous sommes les premières à faire les frais.
→ Exiger la transformation de l’hôpital public en véritable établissement de soins sans plus jamais de course au profit.
→ Dénoncer le rejet aveugle et inhumain en dehors de nos frontières des personnes exilées fuyant les guerres, la misère et le dérèglement climatique.
→ Pour exiger le milliard d’euros nécessaire à une vraie politique de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Femmes travailleuses, femmes retraitées, femmes sans emploi, femmes au foyer…, nous sommes les mal-engagées , les mal-payées, les mal-dotées …. Mais sans nous rien n’est possible !
Alors ! Chiche !

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Le 8 mars, c’est une journée de luttes !
Le 8 mars ce n’est pas la « journée de LA femme ». Ce n’est
pas la journée où on « célèbre » les femmes, où on offre
une rose. Le 8 mars est une journée de luttes. La date du 8
mars en tant que «Journée internationale des femmes» a
été décidée en 1910 lors de la la Conférence internationale
des femmes socialistes menée par la militante Clara Zetkin.
La date est adoptée en France en 1982.

C’est une journée où les féministes du monde entier se mobilisent pour rendre visibles les luttes qu’elles mènent tous les jours.

Premiers signataires : Habitat et Citoyenneté, FI06, PS06, Ensemble ! 06, Mouvement de la Paix 06, All Humans Have Rights, AFCC06, ADN, MRAP06, PCF 06, Planning Familial 06, PG 06, UD-CGT06, Tous citoyens, Centre LGBT Côte d’Azur, GRAF, les Ouvreurs, APF France Handicap 06, ATTAC06, CGT-Educaction 06, FSU 06, UNL, Solidaires 06, RESF 06…

Dimanche 8 mars 15h Gare Nice Ville !

Un petit nouveau sur la scène alternative : le journal Mouais est né !

Mouais ? Le journal que vous tiendrez bientôt entre les mains, et qui pousse devant vous son premier cri, naît d’une volonté : celle d’offrir aux Niçois.e.s un journal d’information indépendant et critique, qui sorte des sentiers battus, aille gratter là où ça démange, et faire du bruit là où le silence devient pesant. Et pour ça, Mouais a besoin de vous : en tant que journalistes mais aussi en tant que lecteur/trice.s engagé.e.s ou dubitatif/ve.s …

Mouais est distribué aussi physiquement dans les lieux habituels. Pour l’instant au Diane’s dans le Vieux Nice, aux librairies Masséna, la Briqueterie, Mots du Monde, au centre LGBT… la liste s’allonge !  Bientôt une carte vous permettra de savoir où aller pour vous procurez votre futur journal préféré avec vous, et tout.e.s ensemble. Un journal qui nous rassemble. Et pour cela, il a besoin d’aide aussi pour la distribution. Un journal-écrit-mais-pas-lu n’est pas vraiment l’ambition de Mouais. Aidons-nous à rendre ce journal  lisible et pour cela à trouver des astuces pour qu’il arrive entre les mains du plus de personnes possibles : diffusion militante, rémunération à la diffusion, vente à la criée, réseau de diffuseurs qui se répartissent des lieux de diffusion proches de chez eux, de chez elles… Imaginons un journal papier en 2019 à Nice. Un journal local, du local d’ici et d’ailleurs.
 Mouais, le journal dubitatif de Nice
Ecrivain.e du dimanche, chroniqueur.se occasionnel sur les réseaux sociaux, tendeur.se d’oreille, explorateur.se de rues parallèles, amoureux.se des gens, de leurs vies, de leurs rêves, de leur problèmes et joies quotidiens : tous et toutes, vous avez vos mots à dire, et ces mots, ou ces maux, nous voulons vous aider à les faire entendre.Nous ne pouvons plus accepter que des éditorialistes hors-sol, des prétendus « experts » en roue libre, des gratte-papier ne sachant plus que recopier les éléments de langage de la communication du gouvernement et des multinationales, privatisent pour leur compte l’espace d’expression publique –imposant leurs intérêts et leurs lois à des hordes de prolétaires de l’info, pigistes sous-payés, qui constituent aujourd’hui, ne l’oublions pas, le gros des journalistes… Et qui, eux aussi, sont les victimes d’un système médiatique figé, enkysté dans les sphères de pouvoir.
Donc : écrivez-nous. Racontez-nous vos vies. Soutenez-nous, distribuez Mouais… Soufflez sur nos braises… Celle de vos amis, de votre famille, de vos enfants, de vos voisins. Parlez-nous de vos petits ou grands tracas, ou des évènements heureux qui vous ont donné espoir.Parce que, avec vous, tout en menant des enquêtes solides, nous voulons aussi construire un journalisme du fait quotidien, qui, avec humour, assume sa subjectivité.Pour ceci, une seule adresse : contact@mouais.org !
Bonne lecture, bonne écriture, et bonne diffusion aussi…

Manifestation contre les violences faites aux femmes le 23 novembre

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A l’appel national de #NousToutes dont fait partie le Collectif Droits des Femmes, une manifestation sera organisée le 23 novembre dans toute la France. A Nice, nous nous rassemblerons à 14h30 place Masséna, pour une marche qui se terminera place du Palais de Justice, afin de clamer nos revendications : plus de moyens, plus de justice, plus d’éducation, et d’informer sur les violences faites aux femmes en France, mais également dans le monde entier.

Venez nombreux-ses !