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le GRAF : collectif féministe à Nice

       Il y a plus d’un an est né un collectif féministe à Nice : le GRAF, Groupe de Réflexions et d’Actions Féministes.

GRAF, Groupe de Réflexions et d’Actions Féministes, créé en 2017, est un collectif de personnes humaines soucieuses du vivre ensemble. Les motifs premiers qui nous réunissent découlent de la prise de conscience de l’invisibilité des problèmes spécifiques liés aux mécanismes d’oppression du système de sexe-genre.

Notre collectif est autogéré, nous ne faisons donc pas partie d’une institution même si nous sommes en collaboration avec d’autres associations locales.

Le GRAF fonctionne par la volonté de créer des liens d’entraide et de cultiver la convergence des luttes. Pour ce faire, nos deux pôles de réflexion et d’action se nourrissent mutuellement : le premier explore les pensées féministes critiques autour des théories inter-disciplinaires et le deuxième se charge d’être sur le terrain, de créer des relais et de proposer des coups de main. Nous privilégions l’éducation populaire en considérant que les savoirs et les compétences de chacun·e doivent s’enrichir mutuellement.

Nous considérons le féminisme comme un projet de société, une vision du monde. Pour cela nous nous tenons fermement à ceci : si ce qui est, pourrait être autrement, nous nous devons d’œuvrer pour faire advenir l’autrement, ensemble.

Deux espaces d’action/réflexion sont proposés à celles et ceux qui voudraient nous rejoindre : un premier qui est au cœur du groupe, pour les personnes désirant s’engager et participer au fonctionnement du GRAF ; et un deuxième qui permet d’être tenu au courant des actions et des réunions collectives. Vous pouvez nous contacter à l’adresse ci-dessous pour nous rejoindre en nous indiquant le mode d’engagement vous préférez.

La liste mail et le blog sont en cours de création et seront communiqués bientôt.

Manifestation contre les violences faites aux femmes

colldroitsfemmes

25 novembre 2015 : Journée internationale de luttes contre les violences faites aux femmes

Violences ! toujours la violence ! ÇA SUFFIT !

La violence règne partout dans le monde. Inséparable du patriarcat et du capitalisme, elle asservit la majorité de l’humanité au profit d’une minorité qui l’exerce pour mieux dominer.

Les guerres et la pauvreté, qui en sont à la fois causes et conséquences, ainsi que les régimes matrimoniaux religieux et/ou institutionnels, contribuent à placer les femmes en premières victimes de ces violences. Domination et violences masculines, ça suffit !

Les luttes menées pour éradiquer ces violences au cours du dernier siècle et de ce XXIème, ont permis d’obtenir démocratiquement des avancées en termes d’égalité des droits.

Mais on est encore loin du compte puisqu’en France en 2014 :

– Une femme meurt tous les 2,8 jours sous les coups de son conjoint.

– 121 femmes sont mortes sous les coups de leur époux, compagnon ou conjoint.

– Les homicides au sein du couple représentent 19% des homicides

– 217 000 femmes ont été victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint mais seulement 15% ont porté plainte

– 84 000 femmes ont été violées par des hommes et dans 80% des cas, les violeurs connaissent leur victime.

– Les femmes, encore aujourd’hui sont harcelées discriminées par lesbophobie, excisées, mariées de force, victimes de viols de guerre, soumises à la prostitution…

Pourtant l’avancée de certains droits tendant à éliminer la violence envers les femmes est réelle mais, dans les faits, leurs mises en pratique laissent toujours à désirer.

Ainsi :

– Le droit à l’avortement par sa dépénalisation (1975)

– La reconnaissance du viol en tant que crime (1980)

– La pénalisation du viol conjugal (1990)

– La reconnaissance du harcèlement sexuel au travail (1992) et du harcèlement moral au sein du couple (2010)

– L’égalité professionnelle

– Le principe de non-discrimination à l’emploi (2001) …

C’est la réalité d’un monde hétéro-patriarcal, exploiteur, oppresseur et faiseur de guerres.

Les femmes paient un lourd tribut à la guerre en ce qui concerne le viol et la prostitution…

Pourquoi les femmes sont-elles toujours considérées comme inférieures et devant être soumises aux hommes, comme ayant peu de valeur intellectuelle, sans consistance physique/psychique et donc désignées comme souffre-douleur ou comme objet sexuel à parer ou à cacher ? Les femmes sont toujours harcelées par leurs collègues de bureau, leur compagnon…

C’est que nos cultures patriarcales continuent à reproduire cette image dégradée et dégradante des femmes et ceci, partout dans le monde.
Nos luttes doivent donc s’attaquer de front à ces mentalités qui perdurent dans les institutions, dans la famille, à l’école, au travail, en politique, dans la culture… etc.

Notre combat doit :

– commencer dès la plus petite enfance, pour démonter les stéréotypes sexuels ancrés dans nos cultures qui déterminent et essentialisent les filles et les garçons,

– continuer dans nos associations et collectifs, syndicats et organisations politiques pour faire évoluer les mentalités en s’appuyant sur les lois existantes, en en exigeant de nouvelles plus
précises et plus contraignantes accompagnées de leurs décrets d’application.

En ce 25 novembre 2015, à l’heure où des milliers de femmes
cheminent loin de leur pays en quête d’un avenir meilleur, nous
exigeons :

– pour toutes les femmes, et particulièrement pour les exilées, le droit à l’asile et à la sécurité, l’accès à la langue, au logement, au travail, l’accès aux droits à la santé et aux soins

– des mesures renforçant la lutte contre le système prostitutionnel ainsi que l’accueil des victimes de la traite.

– la satisfaction des exigences portées par les associations féministes de lutte contre les violences, notamment en transposant obligatoirement dans le droit français les mesures de la Convention
du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite Convention d’Istanbul, ratifiée par la France en juillet 2014

– des décrets d’application qui permettent l’égalité filles/garçons dans tous les domaines de la société, éducatif, culturel, familial, associatif, politique, commercial…

Nous toutes et tous, proclamons notre unité et notre détermination
pour nous dresser, toujours et partout, contre les violences faites aux
femmes.
Nous appelons à participer à deux événements qui marqueront, à
Nice, la journée internationale de luttes contre les violences faites
aux femmes :

– Une manifestation visuelle : Samedi 21 novembre 2015 à 14 h 30
Place Masséna .

Une rencontre-débats : Mercredi 25 novembre à 19 h
Autour du film : « Et maintenant on va où ? » de Nadine Labaki
Au Court Circuit Café 4 rue Vernier (stations Tram Thiers ou Libération)

Collectif départemental des droits des femmes 06

http://cddf06.blogpost.fr/