Félix relaxé !

Beaucoup de monde venu de France et d’Italie ce jeudi 27 avril au Tribunal d’Imperia pour soutenir Félix.

Félix Croft était jugé en Italie et les réquisitions du procureur (40 mois de prison, 50.000 euros d’amende) faisaient de Félix un complice des terroristes (sic) .  La campagne menée en France contre ce réquisitoire a recueilli  plus de 20 .000  signatures. S’y ajoutent les interventions en Italie : Prise de position du président de la commission sénatoriale des droits de l’homme, question au gouvernement par les députés de la gauche , nombreuses publications dans la presse (La Republica, Il fatto quotidiano…) , alertes lancées par plusieurs associations .
Cette solidarité « au delà des frontières »  a été soulignée par  les avocates de Félix, Laura Martinelli du cabinet Vitale de Turini et Ersilia Ferrante d’Imperia , pour démontrer  la démesure des réquisitions.

On ne peut que se réjouir de la sentence. Elle constitue un point d’appui pour les actions futures.

Jean Corbucci

Séance CSF : Adieu Mandalay.

La  prochaine séance  de CSF sera consacrée au film de Midi Z : Adieu Mandalay (Birmanie, 2017, 1h48, vostf), et aura lieu le

Vendredi 28 Avril 2017 à 20h30

au Cinéma Mercury, 16 Place Garibaldi.

Le film sera présenté et le débat animé par Josiane Scoleri

« Attention nouveau pays : La Birmanie » un pays où le cinéma se propose de renaître.

Film inédit à Nice. Quatrième long-métrage du jeune réalisateur birman Midi Z  (34 ans) formé à Taïwan à l’Académie du film de Hou Hsa Hsien. Toujours travaillé par ses origines birmanes et la situation de son pays, le réalisateur explore de façon quasi-documentaire le quotidien de jeunes émigrés birmans à Bangkok traversée par une histoire d’amour impossible qui révèle peu à peu sa dimension tragique. C’est par la force de la mise en scène que réalisateur nous fait glisser sans rupture du monde du réel le plus terre à terre à celui des sentiments tendres ou violents qui animent les personnages. Un cinéaste à suivre, très certainement.

Toutes les infos

 

L’arrêté du maire de Vintimille annulé temporairement.


L’arrêté du maire de Vintimille interdisant de donner à manger aux migrants est annulé .

VILLE DE VENTIMIGLIA
Secrétariat du Maire

Protocole N. 14839 du 22/4/2017                        Arrêté N. 85

OBJET : RETRAIT de l’arrêté d’urgence et extraordinaire n° 129/2016, Protocole 28235 du 11/8/2016 ayant comme objet : « Interdiction de distribuer et/ou administrer de la nourriture et des boissons dans des zone publiques de la part de personnes non autorisées ».LE MAIRE

Rappelant l’arrêté d’urgence et extraordinaire n° 129/2016, Protocole 28235 du 11/8/2016 ayant comme objet : « Interdiction de distribuer et/ou administrer de la nourriture et des boissons dans des zone publiques de la part de personnes non autorisées » ;
Estimant que, par rapport aux conditions préalables évaluées au moment de l’adoption de l’arrêté n° 129/2016, il y a eu un changement de facto (de fait) non prévisible au moment de son adoption de telle sorte qu’il est nécessaire et urgent de réviser le susdit arrêté ;
Considérant que, à ce jour, le « Campo Roja » géré par la Croix Rouge Italienne n’est pas en mesure de d’offrir des repas à ceux qui ne sont pas déjà accueillis dans la susmentionnée structure qui est pleine depuis mercredi 19/04/2017 car le « Campo Roja » a un nombre de place temporairement limitée à 150 personnes.
Constatant que, toutefois, sur le territoire il y a des personnes dépourvues de protection et soutien alimentaire
Considérant que, par conséquent, il semble nécessaire, au moins momentanément et seulement pour des raisons à caractère humanitaire liées à la situation contingente, indépendamment d’une vérification ponctuelle des obligations hygiéniques et sanitaires des repas préparés, rappelant chacun au respect des règles fondamentales pour la préparation des aliments à administrer à des tiers, étant entendue l’invitation à toute personne concernée à passer par les circuits officiels de la Croix Rouge Italienne et/ou de la Caritas, dans les sièges présents dans le territoire urbain.
Reconnaissant que, jusqu’au rétablissement complet du « Campo Roja » – bien que proche – il semble juste d’enlever les interdictions qui empêchent l’administration bénévole de la part d’individus et d’associations agissant sur le territoire ;

Vu l’article 50, alinéa 5 du  décret législatif N° 267 du 18 aout 2000 ;
ORDONNE

–       Pour les raisons illustrées plus haut, le retrait de l’arrêté d’urgence et extraordinaire n° 129/2016, Protocole 28235 du 11/8/2016 ayant comme objet : « Interdiction de distribuer et/ou administrer de la nourriture et des boissons dans des zone publiques de la part de personnes non autorisées ».

La disposition suivante est publiée sur le tableau d’affichage municipale, transmis à la Préfecture de Imperia, au Commissariat de Police de Imperia, aux postes de la Police d’Etat, de la Gendarmerie, de la Polices des Frontières, de la Police Municipale, à l’Agence Sanitaire Locale de Imperia, à la Croix Rouge Italienne et à la Caritas.
Le Maire  Enrico IOCULANO

Ventimiglia, le 22 Avril 2017

 

 

 

Manifestation à Vintimille contre l’arrêté municipal.

RENDEZ-VOUS À VENTIMILLE
LE 30 AVRIL PROCHAIN 12 h Place de la gare

Pour la solidarité, contre l’intolérance

Donner à manger à celui qui a faim est, depuis toujours, un geste fondamental de solidarité entre des égaux. Punir cette solidarité et empêcher l’exercice de donner à manger, met en péril le principe et la valeur même de l’humanité civile.

C’est pour cette raison que le fait d’avoir incriminé, le mois de mars dernier, des bénévoles français,  dénoncés pour avoir  commis le crime – selon l’article 650 du code pénal (“inobservance  des mesures  d’autorité”) d’avoir distribué de la nourriture aux migrants, allant à l’encontre de l’interdiction prévue dans l’arrêté du 11 août 2016 du maire de Vintimille, nous indigne. Et le contexte dans lequel cette affaire prend place nous inquiète et nous indigne d’autant plus : contexte selon lequel se multiplient les ordonnances, voire les interdictions analogues, qui trouvent leur légitimation ultime dans le décret  n° 14/2017 (le décret dénommé Minniti), qui, en prétendant la suprématie “environnement urbain” à protéger, attribuent aux maires des pouvoirs énormes  qui empiètent sur la liberté des citoyens les plus vulnérables. Tout cela pendant qu’à la frontière italo-française se multiplient les procès envers les citoyens qui soutiennent la liberté de circulation des migrants, en particulier ces jours-ci les procès de Francesca Peirotti à NICE et de Félix Croft à IMPERIA.

Tout cela n’est pas la voie indiquée par la part la meilleure de l’histoire de l’humanité, et en particulier l’article 2 de la Constitution Républicaine de l’Italie, qui, outre le fait de “reconnaître et garantir les droits inviolables de l’homme”, demande explicitement à tous “d’accomplir les devoirs interrogeables de solidarité économique et sociale”.

Pour défendre ces principes, nous nous retrouverons à Vintimille, depuis l’Italie et la France, chaque personne avec sa présence et sa solidarité avec ceux qui seront là, le 30 avril prochain. Nous irons à Vintimille pour nous opposer à la criminalisation de la solidarité, qui frappe ceux qui cherche à combler les lacunes des institutions. Nous serons là pour faire révoquer l’arrêté municipal  du 11 août 2016, exiger une inversion de la politique qui inspire les décrets de loi des derniers mois sur l’immigration et la sécurité, et pour contribuer à construire une mobilisation croissante et un réseau de soutien à l’accueil et à la solidarité.