Nice : de la mondanité spirituelle.

Ouverture du Forum Jorge François
à l Église St Pierre d Arène
52 rue de La Buffa – Nice

1400m² rénovés dIMG_1817ans le sous-sol de l’église. Financement : mairie de Nice (1,5 millions), paroisse (1 million), Conseil Général 06 (300.000). Pendant ce temps-là, les SDF peuvent crever dans les rues de Nice. Et les associations d’entraide disparaissent peu à peu faute de subventions.
Le  pape Jorge François dénonce la mondanité spirituelle et ce lieu porte son nom !!

Expositions, théâtre, épicerie solidaire et restaurant au menu unique à 11€.
On nIMG_1827ous précise que ce n’est pas une soupe populaire…

IMG_1575Qui gère le lieu ? quelle est l’association support qui a bénéficié de la subvention ?

Enquête en cours… nous sommes à Nice…

IO STO CON LA SPOSA

IO STO CON LA SPOSA

Un film soutenu par AdN qui souhaite pouvoir le projeter à Nice dés que la version sous titrée sera prête

Présenté  à laIO STO CON LA SPOSA 71e Mostra de Venise ce film  documentaire palestino-italien , réalisé par le poète et critique littéraire syro-palestinien Khaled Soliman Al Nassiry, le journaliste italien Gabriele Del Grande et Antonio Augugliaro, est non seulement un acte militant audacieux, mais aussi un acte de fou de solidarité.

Suivez cette aventure sur Facebook

Hommage silencieux au jeune Magomedkhan – 11 ans

Mardi 9 décembrede 15h30 à 16h,
devant l’école Thérèse Roméo6 rue Alfred Binet, NicePrès de la gare des Chemins de Fer de Provence (tramway LIBERATION )

Un hommage silencieux sera rendu au jeune
Magomedkhan – 11 ans
pas de Magomedbanderoles
pas de prises de paroles
pas de représentants politiques
pas d’interview
merci de respecter la famille

Regroupement devant le portail de l’école puis nous irons, toujours en silence, déposer photo et fleurs  à l’entrée du parking du magasin Leader Price.

Films et photos seront possibles mais nous vous demandons de ne pas solliciter la parole des participants. Merci de votre compréhension.

C’est une initiative de citoyen-nes, associations, parents, enseignants, habitants du quartier. Les représentants politiques ne sont pas souhaités.

 

Enfant décédé : réponse du préfet des Alpes maritimes

C’était en 2010 : Souvenez vous de cette maman de 3 enfants, rescapélogoresf06100e de massacres, aidée par toutes les associations, mais à qui la PREF06 a toujours dit NON.
Epuisée, elle a « choisi » de rejoindre son mari réapparu et blessé. l’OFII avait dû se charger de son billet.
Nous aurions pu être tous en manif à l’aéroport. Nous ne l’avons pas fait. Ils ont disparu.  Depuis 2012, sans aucun moyen, certains d’entre nous accompagnent les Roms en faisant le travail de l’Administration (mise à l’abri des inondations, vaccinations, scolarisation…).« Patience, discrétion, diplomatie… » pour ne pas perturber les « efforts » de la préfecture, nous avait-on dit…Résultat : RIEN ou presque.· Tant d’autres exemples montrent que nos démarches, lettres, alertes aux politiques, suivis quotidiens ne suffisent pas à obtenir des changements de politique.
Enfant décédé à Nice:le récit d’une mère courage
·      Et aujourd’hui :
Voici le résultat de la rencontre entre la Préfecture et une délégation des militants qui accompagnent  la famille du petit Magomedkhan depuis 6 ans :
La maman obtient enfin une carte de séjour et un hébergement en CHRS pour elle et ses enfants mineurs (dont un lourdement handicapé).
Rien pour le fils aîné, jeune majeur.
C’est bien le minimum.
Décision tardive (bien cher payée par la famille !) qui, si elle avait été prise plus tôt, aurait peut-être pu éviter le drame.
Et encore, c’est présenté comme « exceptionnel » !
Et on compte sur les associations pour l’accompagnement !
Quel cynisme…

Nous redisons que cette politique de décisions au cas par cas,  prises le dos au mur, sans réelle empathie, sans vision globale, sans travail efficace d’intégration, est destructrice.
Destructrice à la fois pour les familles victimes de cette maltraitance institutionnelle et pour notre société qui s’enfonce dans les divisions, les préjugés et le repli sur elle-même.
Nous venons de le toucher du doigt de la façon la plus dramatique qui soit : la mort d’un enfant – une maman effondrée – des frères à l’avenir compromis – des camarades de classe traumatisés.

Nice : un enfant est mort jeudi 20 novembre

Nous voulons saluer la mémoire de Magomedkhan, 11 ans, mort dans un parking, jeudi soir, et témoigner notre solidarité à sa famille.
Depuis son arrivée en France en 2009, avec ses parents fuyant les persécutions et demandant un Asile qu’on leur a refusé, Magomedkhan s’est retrouvé sans ressources avec sa mère et ses 3 frères.

L’urgence était pourtant criante :
– Une mère isolée avec 4 enfants mineurs dont un enfant lourdement handicapé ;
– Cette mère disposant d’une autorisation provisoire de séjour renouvelée tous les 6 mois ;
– Des documents délivrés par la préfecture, mais sans le droit au travail ;
– Cette mère sans aucune ressources ni allocations pour l’éducation des enfants ;
– Un hébergement d’urgence de 9m2 obtenus depuis peu, après de longues procédures.

Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir demandé aux institutions concernées la carte de séjour qui aurait pu permettre à la famille de stabiliser sa situation, un hébergement dans un CHRS, le droit pour l’enfant handicapé à pouvoir bénéficier d’une aide matérielle….

C’est dans ces conditions que la famille n’a jamais pu poser ses maigres valises dans un endroit stable et sécurisant alors que l’association Habitat et Citoyenneté a alerté les services sociaux sur la nécessité impérieuse d’obtenir une place dans un centre d’hébergement et de réinsertion.

Jamais Magomedkhan n’a eu droit à un bout de chambre à lui, ni à un bureau pour faire ses devoirs, ni à des repas assurés chaque jour, encore moins à des loisirs.
Malgré cela, il a beaucoup investi dans l’école, seule institution accueillante.

Depuis ses 7 ans, le petit Magomed faisait le traducteur de toutes les démarches administratives de sa mère, de ses frères, qu’il accompagnait sa mère dans les hôpitaux, celle-ci n’ayant jamais eu le temps de se rendre à des cours de français, ne pouvant laisser seul l’enfant malade.

Magomedkhan attendait le soir que la boulangerie du quartier ferme pour rapporter le pain non vendu à la maison et cela, tout le monde le savait.
Seules les associations humanitaires et militantes ainsi que des citoyen-nes bénévoles ont apporté leur aide à cette famille, pour se nourrir, se vêtir ….

Magomedkhan, enfant lumineux et joueur en dépit de tout, comme tous les enfants, avait besoin de loisirs. Il a grandi trop vite comme la plupart des enfants dans sa situation, enfant d’étrangers fuyant des pays où leur vie ne vaut pas cher.
Ce soir-là, il était sorti retrouver des copains… pour oublier ? pour respirer? pour avoir un peu d’espace ?
Sa mère a bien essayé de le joindre au téléphone mais…
Ce n’est pas seulement une bombe aérosol qui a tué Magomedkhan, ce sont surtout les violences institutionnelles subies par sa famille en contradiction totale avec la CIDE (Convention Internationale des Droits de l’Enfant) dont nous venons de célébrer l’anniversaire.
« L’intérêt supérieur de l’enfant  » dont parle cette Convention signée par la France, ce n’était pas pour lui, ni pour ses frères, ni pour tous les petits Magomedkhan qui grandissent dans notre beau pays.

signataires :
ADN ; Amnesty International Nice ; CIMADE ; COVIAM ; Habitat&citoyenneté ; LDH Cannes ; MRAP ; RESF 06 ; Secours Catholique